Le théâtre de l'Unité, c'est toujours autre chose !

 

L'Unité a un répertoire foisonnant, dans la rue ou à l'intérieur, mais surtout une capacité d'adaptation et d'invention que l'on ne trouve nulle part ailleurs.

L'Unité c'est aussi un style, une forme d'humour et une relation au public toujours décoiffante.

L'Unité aime l'adversité, et est capable d'une rage, d'une énergie incroyables pour secouer, déstabiliser, faire vibrer le public.

Ce qui intéresse l'Unité ce n'est pas de plaire à tout prix, mais c'est de toucher en profondeur, au moins une personne par an qui s'en va chez elle toute retournée.

 

La fête perdue il y a très longtemps

Nous ne voulons pas oublier qu'il y a deux mille cinq cents ans, le théâtre est né en plein milieu d'une fête, où justement était mis à l'honneur Dionysos, dieu de l'ivresse. Nous sommes toujours à la recherche de cette fête débridée, désordonnée, où un homme, Thespis monte sur un charriot et clame des stances qu'il venait d'écrire. premier acteur du monde nous dit-on.

La démocratisation

Le mot est vraiment laid pour désigner ce qui nous paraît un des facteurs essentiels de la représentation. Le théâtre ne s'adresse pas qu'aux spécialistes, aux experts, à un public éclairé. Le théâtre s'adresse aussi à des personnes qui n'ont aucun code, aucune culture théâtrale, aucun outil de décryptage et même l'une des grandes forces de l'écriture théâtrale c'est ce pouvoir de parler à des gens totalement illétrés dire des choses assez compliquées de façon toute simple. Or ce n'est pas tant le public qui a besoin de nous, que nous qui avons besoin d'un public mélangé pour que prenne la mayonnaise théâtrale. Nous tâchons justement sans arrêt de nous mettre en position de jeu, hors des circuits officiels, dans des lieux déclassés, dans la brousse, dans le rural, tout en pestant bien sûr de jouer trop peu dans les lieux officiels de légitimation. Il ne s'agit pas de stigmatiser les connaisseurs en théâtre, nous en avons besoin, mais aussi besoin d'un autre public. Bref, cela ne nous gêne pas de jouer à l'Opéra bastille une semaine, et la semaine suivante de jouer pour les élèves du Collège de Bethoncourt.

Autre chose

On n'achète pas l'Unité, l'Unité ne se vend pas. Nous collaborons, nous cherchons ensemble, aimons inventer avec les villes, leurs théâtres, leurs centres culturels, leurs fêtes des opérations ancrées, sous tendues par le désir d'élargir le public, d'enrichir les représentations par des Brigades qui sillonnent la ville un peu partout, des étonnements qui strient le quotidien, des repas, des rencontres dans tous les sens

Voir dans les griffonneries les grands moments de Calais ou de Strasbourg.

 

 

 

 

 

 

 

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