Marie-Cécile Casier Besançon
«Comme un nid »
Née à Remiremont en 1980, Marie-Cécile Casier est nouvellement diplômée de l’Ecole des Beaux-Arts de Besançon, avec les félicitations du jury (DNSEP- juin 2003). Pique et fil et trame, trame, trame a fait partie d’une exposition collective au 19, Centre régional d’art contemporain de Montbéliard en janvier 2004 et d’une exposition personnelle à l’espace culturel Le Laboratoire à Vesoul en mars-avril 2004. Je travaille sur la relation intérieur/extérieur de notre apparence, en cela « est-ce que nos apparences reflètent ce que nous sommes à l’intérieur ? ». C’est alors que je suis amenée à m’interroger sur les archétypes et les personnages qui nous constituent tous, car symboliques. L’univers dans lequel j’évolue se nourrit des mythes, des contes et des légendes. Ce qui m’intéresse, c’est tendre à retrouver les personnages clés de notre inconscient. Le travail est alors entre deux mondes (enfance/âge adulte, vie/mort). C’est un voyage au milieu des figures fantomatiques matérialisées sous forme de mues, de « vêtements », de croquis, de trames…
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« Tous tournent autour » « La danse des sabots »
Le credo des Bains-Douches ? Au long des trois derniers siècles, le mouvement industriel a élaboré toute une stratégie pour bâtir une définition du travail et de son non-rapport à la vie. Par la division du travail, sa surveillance, les avantages matériels, l’école, mais aussi par le remplacement du travail à la tâche par le travail à l’heure, par la mécanisation des processus qui conduisaient à une discipline nouvelle, la révolution industrielle a plié l’homme à son ordre. Devant les dramatiques conséquences humaines et sociales de cet ordre, il ne nous reste plus qu’à reprendre notre temps. Le bordel des Bains-Douches ? Une mine en friche. Une montagne de possibles. Détournement, obligation de concevoir avec des bouts de ficelle, en l’état de ses capacités, deviennent les ferments d’une autre approche du travail, de son apprentissage. Savoirs anciens, technologies de pointe trouvent ici une conjugaison qui doit tout à l’imaginaire. Le processus des Bains-Douches ? Une recherche de l’acte unique, qui seul encourage à trouver en soi le meilleur, à se perfectionner, avec le sentiment, même bien imparfait — les pièges de l’idéologie dominante poussent trop souvent à croire qu’on peut profiter d’une telle ouverture — que c’est soi-même qu’on reconstruit, en toute indépendance, dans un temps personnel reconquis, unifiant travail et existence.

Sous cette oeuvre en préparation, une superbe 607, revue et corrigée par Moussa Tigherstine et Nourredinne.
Daniel Depoutot Strasbourg
La voiture-fantôme
Daniel Depoutot est né à Constantine. Il a suivi des études d'arts plastiques à l'université des sciences humaines de Strasbourg. C’est à Strasbourg qu’il travaille. Il fabrique des machines, bricole des automates, mamaille des trucs en vrac, soude sur le dos, conçoit une horloge astronomique, dessine avec les ombres, forge des armes, embrasse une carrière théâtrale, descend dans l'arène habillé en gladiateur quand nécessité fait loi... Ses bientôt 20 ans de galères l'auront conduit à exhiber son travail à Barcelone, Paris, Montbéliard, Berlin, Kinshasa, Schiltigheim, Bâle, Anvers, Amsterdam, sur un porte-hélicoptères roumain, dans les douves d'un château fort, dans des prisons, des chapiteaux, des salles de bal, on en passe et des meilleures...

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Daniel Beuret devant l'artomobile "Propre en ordre".
Ecrevis est un lieu d’expérimentation, d’échange et de création autour du thème général des arts visuels. Il est dirigé par Daniel Beuret, graphiste de formation. Mesure d’insertion reconnue par le Service des Arts et Métiers du Travail (SAMT) de la République et Canton du Jura (Suisse), l’atelier accueille des personnes issues d’horizons différents : rentiers de l’assurance invalidité, chômeurs, chômeurs ayant épuisé leurs indemnités, personnes bénéficiaires de l’Aide Sociale, personnes dépendantes de l’alcool ou de toxicomanies. A travers une démarche créatrice, Ecrevis permet aux personnes accueillies de s’épanouir, de renforcer la confiance en elles, de vivre leur marginalité en participant à la vie de la communauté et d’envisager par la suite une activité professionnelle plus spécifique. _____________________________________
Eddy Ekete Kinshasa (République démocratique du Congo)
Générik Vapeur Marseille
L’automobile : objet du culte
Le théâtre de rue comme un transport en commun.

dessins de Karine de Barbarin.
Etre porte-parole par la pratique du théâtre de rue, d'une qualité de vivre, en être contagieux. La musique, les bruits du cœur les cris de la ville. La mélodie socio-poétique comme métronome. Export-import d'émotions de couleurs, de matières, acteurs à cœur, le sujet : l'humain, la vie, les rêves, l'actualité. Greffe de quotidien sur un art qui à l'air d'en vouloir au sens. Le théâtre est à la rue ? obligé de faire le trottoir, si on lui refuse de chausser la ville dans son entier. La ville en décor naturel, le paysage comme performance plastique, le public, en un déambulatoire, est invité à un corps à corps avec son époque, bruyante, agitée, virtuelle, violente, rapide, bavarde, quantique, sournoise, politique. Des marées noires, aux pages blanches d'identités inconnues, sans papier sans livret, le théâtre de rue scande des territoires à partager par la poésie insolente d'images insolites. La rue est la pince-monseigneur des territoires de l’art. En 18 années d’histoire, Générik Vapeur a créé, entre autres : Café-gazoil, Bivouac (1988), La Petite Reine (1992), TAXI (1997),"En roue libre" ( Champs Elysées, réveillon 2000). _____________________________________
Olivier Godat
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Goobi Marseille

Flower « Air » Power
Eric Meyer
Ver luisant Le thème récurrent dans le travail d’Eric Meyer, le véhicule – avion, camion, bagnole, locomotive, aérotrain, et même la chaussure- s’alimente de l’iconographie archéo-technologique et de l’emploi de matériaux divers mais plutôt ferreux. Show-room permanent, salons internationaux… Demandez le catalogue. Les images d’Eric Meyer, ce sont les B.D. de Buck Danny , Tanguy et Laverdure (voilà pour les références anciennes), puis l’esthétique des prototypes d’avions de l’immédiat après-guerre, époque du culte de l’aluminium où formes oblongues et brillance célébraient une modernité aérodynamique que l’on retrouvait jusque dans la cuisine des gens bien. (aspirateurs, presse-agrumes…) Sublimé par l’emploi et la trituration de vieux vélos et rebuts de casses automobiles, l’objet voiture est travaillé par Eric Meyer avec la jubilation de la caricature, du détournement, de l’assemblage, renvoyant le tout à des formes défuntes où l’esthétique industrielle d’alors, mais certes vue avec les yeux d’aujourd’hui, avait sa poésie. _____________________________________
Panxo Montbéliard
Miautaure Lulucifer (artomobile en prestation)
Fred Parison Nancy

La voiture des animaux
Louis Perrin Mulhouse Mobil-Mobil (artomobile en prestation)
Mylène Peyreton Autrey-les-Gray Taxi brousse

Jean Racamier Vézénobres

Ferme ta porte
Olivier Rouet L’Isle-sur-le-Doubs

Le Bistrocar
Tricyclique Dol Besançon Le voyageur gastéropode
TRICYCLIQUE Dol : de Tri -. Préfixe, du lat. tri- « trois », 2°- [tri]. n.m. ( a tri «d’une manière choisie, excellente », 1280). Action de trier ; de Tricycle-[trisikl (')]. n.m.( 1834- de Tri et Cycle ). Cycle à trois roues ; de Cyclique [siklik]. adj. (1578, de cycle), 2°- qui se reproduit selon un cycle ; mais aussi de Trycyclique : premier neuroleptique (anti-dépresseur) inventé par Delay et Deniker dans les années cinquante. De Dol [d É l]. n.m. (1248; lat. dolus « ruse ») : Manœuvre frauduleuse destinée à tromper quelqu'un.

La compagnie Tricyclique Dol est née en 2001 de l’association de trois constructeurs-bricoleurs bisontins : Guillaume Debaudreuil, Ben Farey et Laurent Mesnier. Elle associe les désirs et les talents de trois bâtisseurs d’insolite qui inventent, forment et sculptent. Ils ont en commun leur sensibilité à la matière, un goût prononcé pour la création d’engins insolites et la nécessité de matérialiser des univers imaginaires. Les trois fondateurs de la Compagnie Tricyclique Dol ont travaillé à la construction de décors, d’accessoires, de machines et d’effets spéciaux ; à l’écriture et à la réalisation de feux d’artifices ; à la scénographie, à des interventions et à la mise en place d’événements, pour différentes compagnies, manifestations ou films. Entre autres chantiers, la compagnie créée Le Manège à JiPé en 2002 et Cheminement-s en 2003. _____________________________________
Cécily de Villepoix, Fred Gest, Diana Jaramillo et Jean-Michel Sittler. Paris-Bogota
La poulator en construction


Deux moitiés de 405 soudées par l'arrière. L'artomobile d'Alièze en préparation le 22 mars. Passionnés d’automobiles, motivés par l’idée de faire voyager leur petit village dans la Franche-Comté, de le faire connaître et de participer à une première expérience exceptionnelle, réjouis par la pensée de voir leur village envahi par des milliers de Franc-Comtois… ils ont dit oui à la Caravane passe en A !

Avec la voiture, ils revisitent l'histoire du village : la place prépondérante des chemins de fer et le rôle actuel de l’industrie métallurgique.
Les habitants d’Amblans-et-Velotte (70)

Rassemblé par le biais de l’association Entr’act, principal élan d’activité du village d’Amblans (animation de village, fêtes, vide grenier, Feux de St Jean, Quilles, voyage culturel, voyage d’attraction pour les enfants, repas pour les anciens), le groupe aime : animer, rire, amuser, distraire et détendre le public. Pour préparer la Caravane passe en A, l’esprit est rural et campagnard.
Après avoir retenu une idée, les élèves ont mis en œuvre leur savoir-faire pour concrétiser le projet dans les ateliers : l’artomobile est nommée « Sueurs froides ».