Qu’est ce que vous changeriez, vous ?

Francophonies, Limoges. 26 sept 03

La crise du régime de l’assurance- chômage des intermittents a ouvert une brèche dans tout le système culturel actuel. Tout le monde semble d’accord sur l’idée de changer.
Mais changer quoi ? Inventez les décisions les plus urgentes à prendre.

26 septembre 03 aux francophonies de Limoges

69 réponses. On pense toute de suite changer le gouvernement, changer l’école, changer notre regard sur les autres, se changer soi –même. La valeur clé qui court en filigrane de réponse en réponse, c’est la solidarité. On trouvera cependant des réponses quand aux idées de financement et de taxations diverses pour que vivent les intermittents, hormis l’armée qui provoque toujours un tollé. La culture plutôt qu’un porte avion, des projecteurs pas des canons ,
« Moins de généraux, plus de générales »
1

Je changerais si je le pouvais la mentalité des personnes qui ont entrepris de mettre des bâtons dans les roues des intermittents. Mon idée : montrer à tout le monde que les intermittents sont indispensables (peut –être en faisant découvrir au monde entier le Théâtre de l'unité). Courage, ne baissez pas les bras.

2

Après une bonne journée de travail, quand j’ai bien transpiré, je prends une douche et je me change, slip , chaussettes, surtout chaussettes, après, quel soulagement, je me sens propre. Après une bonne douche, changeons de gouvernement, de ministre et autres puanteurs qui nous environnent et font que nous ne nous sentons pas propres.

3

Que tous les lieux de diffusion du SUD aient le soutien de tous les éléphants du NORD.

4

C’est très simple. J’ai 32 ans, je me souviens de mon enfance à l’école primaire, je m’aperçois que l’on ne m’a jamais parlé de culture, d’art de théâtre, de théâtre de rue. Alors comment changer une société en perdition comme la France ? Changons tous les programmes scolaires. lundi mardi merc jeudi vend samedi 8H 12H Théâtre Culture générale Sortie dans Jeu Français 14H Histoire De l’art libre Un Festival de Maths 16 H libre National Ou international L’acteur

5

Donner une place à la culture dès le primaire

6

Changer le gouvernement

7

Changer notre façon de penser

8

Instaurer un budget de créativité. L’art n’a pas de prix mais un coût. Il y a de grosses fortunes dans notre pays. Qu’elles y participent.

9

Subventionner les petites troupes, pas les projets tape-à l’œil.

10

Changer la tendance au fatalisme. Quand on veut, on peut et on doit changer les choses à partir du moment où le mot solidarité a encore un sens.

11

a) Arroser tous les lieux sauvages, lieux de vie, de proximité, leur donner une chance d’exister.
b) Revaloriser les créations dites de deuxième catégorie. Théâtres de village, pièces d’arbre de Noël. Théâtre pour 3 ème âge.
c) Oter du pouvoir aux directeurs et aux programmateurs, les changer par des collectifs de cinq personnes. Démolir le régime castique du théâtre.
d) Soutenir les lieux de musiques actuelles.
e) Désenfler Paris, qu’un intermittent puisse vivre en région.

12

Il faut donner la parole à ceux qui savent, pas ceux qui font semblant.

13

Mais pourquoi il y a toujours les mêmes têtes au théâtre ?

14

En dehors de leur travail, les artistes devraient être rémunérés en tant que stagiaires en perpétuelle formation, don en perpétuelle progression.

15

Les décisions les plus urgentes à prendre sont de l’ordre de la proximité.

16

Ce qu’il faut absolument faire, c’est prendre en considération la valeur immense des intermittents.

17

Il faut selon ma propre expérience existentielle retrouver le sens de l’amour filial, maintenant perdu en redonnant la confiance à travers la capacité d’agir à tous ceux et à toutes celles qui sont traversés par l’énergie créatrice en encourageant l’esprit d’initiative et en lui attribuant les budgets nécessaires comme nous le faisons pour l’industrie et les gros projets économiques. L’action culturelle aussi multiple soit -elle doit être considérée comme une possibilité permanente de rendre l’homme plus humain et plus proche de la justice constante et durable.

18

Si l’on arrivait enfin à aller une fois par semaine au théâtre, une fois au cinéma, une fois au concert, et encore d’autres fois en librairies et en bibliothèques, alors peut-être les conditions des artistes n’auraient pas besoin de calculs savants.

19

Stop aux directeurs, ils copinent, auto gestion comme dans les collèges anglais. Obligation pour les compagnies de jouer dans des lieux dits non -culturels. Contrainte pour les artistes de participer à des réunions collectives apolitiques. Tarifs des spectacles au prix réel.

20

Il faut changer le mode d’accueil et de circulation des œuvres. Actuellement le système favorise la diffusion de produits formatés. Il existe un très grand nombre de lieux en France qui travaille sur un public d’abonnés et sur des valeurs sûres. Il faudrait que tous ces lieux s’ouvrent d’avantage, que chaque institution, chaque théâtre de ville, chaque friche industrielle accueille plus largement les compagnies. Il faudrait que le système d’aide du ministère de la culture ne soit plus exclusivement lié à la création, mais qu’il s’organise pour la diffusion. Il faudrait que l’on s’inspire du système belge qui favorise les tournées. Il faudrait laisser aux spectacles un temps de maturation, un spectacle joué moins de 15 fois n’arrive pas à exister vraiment. Il faudrait aussi réduire les dépenses des institutions en personnel administratif, que le fonctionnement soit pris en charge par les villes, pour que le budget de l’Etat se porte véritablement sur le budget artistique.

21

Faut donner moins de pognon aux militaires et plus aux petits écoliers.

22

Il faut ouvrir les lieux de création et de diffusion. Les programmations se ressemblent trop, les réseaux sont trop fermés et les directeurs ne savent pas prendre des risques et s’affranchir du politique.

23

Je changerais la répartition des subventions des lieux laissant plus de place aux troupes nouvelles. Je demanderais aux directeurs de salle d’arrêter de penser Qu’ils ont trouvé le nouveau Shakespeare, et de moins pousser leur poulain . Je demanderais un nettoyage radical des boîtes de prod, TV, vidéo, qu’elles paient les gens à l’année.

24

Changer les relations public-artiste. Plus de dialogue et d’ouverture dans les 2 sens. Ça c’est la solution raisonnable. Brûlez les lieux habituels où officient les professionnels de la culture, abattre tous les inutiles = intermédiaires qui décident pour tous. C’est plus radical mais je reste persuadée que « du passé , il faut faire table rase ».

25

Il faut placer des intermittents au gouvernement, on serait moins dans la merde.

26

Le nerf de la guerre, c’est trouver l’argent : -Taxer les spots publicitaires à la télé. -taxer les émissions TV, les films sur leurs bénéfices. -taxer les échanges boursiers. Quand il y aura de l’argent à distribuer, on trouvera la manière de le faire.

27

Changer nos esprits étriqués ! Changer nos vies bien rangées ! Changer nos avis bien préparés ! Changer notre moi pour notre nous ! Changer nos émois pour être enfin nous !

28

je changerai la répartition des budgets ministériels, je donnerai priorité à l’éducation et à la culture plutôt qu’à l’armée. Responsabilisons les citoyens !

29

Prélèvement d’une taxe à mettre dans les caisses d’un vrai nouveau statut d’artiste. On taxerait

 

Ce serait comment un établissement artistique rêvé par vous ?

De ces 3 formes de culture, culture populaire, culture de masse, culture savante, quelle est celle qu’il faut absolument défendre ? ou celle qu’il faudrait impérativement abattre ? `

Qu’est ce qui manque à la Franche-Comté sur le plan culturel ?

Est ce que les gens qui font le succès de Star Academy se trompent ?

Quelles seraient selon vous les valeurs fondamentales à mettre en avant lors d'une refondation de la vie culturelle ?