juillet 2003
La fin d'Avignon
Les rumeurs vont bon train en Avignon. Celle de l’annulation circulait depuis une semaine.
Nous étions tous en position de bras de fer.
On disait au Ministre : « bouge, ou on fait tout sauter. »
Moi je me disais : il ne laissera pas Avignon sauter.
A 13 H, 10 juillet
Rue Guillaume Puy , la nouvelle sort d’un café .
France Info confirme.
Annulation
La scène est d’une incroyable beauté, la tristesse descend sur Avignon,
Comme un nuage de brouillard,
Il fait très chaud,
Ambiance de deuil.
Les intermittents font leurs évanouissements , mais cela n’a plus de sens.
Les visages sont fermés rue de la république.
Le choc est énorme.
Incroyable
Avignon annulé.
Nous mangeons ensemble, tout l’Unité, pour décider quelque chose.
Hervée a la larme à l’œil,
Pour tout ça, nos deux ans d’effort pour sortir Terezin de l’ombre,
Pour la fête que c’était de jouer longtemps, pour l’espoir , les rencontres, tout tombe.
` 
Toutes les équipes grèvistes vont coller leurs affiches sur le palais des papes.
On a acheté tous les journaux,
Le Figaro parle du manque de courage des intermittents.
Hervée appelle la journaliste « Armelle, tu ne peux pas dire que nous manquons de courage, et elle de répondre : je t’emmerde.
Dans la rue , nous refusons violemment les tracts des troupes qui jouent.
On a tous une vingtaine d’appels de gens qui veulent savoir.
C’est comme si la terre avait tremblé. ou l’assassinat de Kennedy.,
On a l’impression que quelqu’un est mort.
La méthode Sarkozy :
C’est la première fois que je sens que je vis dans un pays fasciste.
BFA dit : c’est la fin d’une époque.
« tu pars ou tu restes, il faut te décider, moi je n’en peux plus » (Michaux)
Les corps, oui c’était une rébellion des corps, l’expression d’un malaise qui durait depuis des années.
Et pendant ce temps là, on entend au loin Jack Lang qui brûle de rentrer en lice, et il se fait jeter.
19 H. Je repars dans les AG continuelles qui se perdent dans les détails procéduriers.
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On dit qu'il y aurait environ une centaine de compagnies grévistes sur 565.
L'ambiance se tend entre les deux groupes.
Les non grévistes à part des exceptions, sont les compagnies amateurs et le café- théâtre ou les étrangers.
Les grévistes refusent les tracts de ceux qui jouent.

Jubilatoire, notre première barricade ! Mais la police n'a même pas daigné nous attaquer.
Les grévistes ont une haute idée de leur grève, ce sont vraiment les authentiques et les purs, ils détestent les compromissions et les arrangements. Leur détermination est invraisemblable.
Le Big Bang est gréviste à 100% ainsi que l'espace Pasteur, Benedetto joue à 19H des canevas sur l'intermittence, au Colibri ils tentent un marathon de débats et de lectures qui s'appelle "on tiendra jusqu'au bout" je crois.
Quand parfois, l'envie de jouer me démange, elle me passe vite en parlant à ceux qui jouent.
Mais certains non grévistes sont pour le mouvement et veulent participer aux actions, ce qui énerve encore plus les autres.
Vive les vieux. Avec Mnouchkine et Gélas.
Les AG sont surréalistes, avec des coordinateurs venus de Paris qui veulent s'articuler sur les coordinations locales, et ne discutent quasiment que des problèmes d'organisation. Je numérote les AG qui préparent d'autres AG avec référents, et discussions procédurières interminables.
L'Unité fait des actions.
Aujourd'hui sur l'idée d'un spectateur solidaire, nous nous sommes écrasés sur le mur du palais des papes après 30 mètres de course et cela jusqu'à épuisement avec 36 °C, ça le faisait.Nous étions une cinquantaine. Le mur est encore maculé de sang. Les slogans : Toujours vivant et Chirac que fais tu dans ta cachette ? sors donc !
action du Mur. La presse résume cette intervention. "ils ont lancé des légumes contre les murs". Quelle manipulation des âmes.
Demain matin on défile à 5 H du matin "les intermittents sont réveillés". Et Lundi 14 juillet, on fait une intervention très rapide contre l'absolutisme, on a besoin de monde. Cela durera à peine dix minutes. C'est sans risque, quoiqu'un peu illicite.
RV à 11 H devant la poste d'Avignon, en face de la gare. Le contenu vous sera dévoilé, attention aux RG, mais on connaît leur tête maintenant.
Dernière rumeur persistante pour Lundi. Le protocole serait tout simplement annulé pour anti -constitutionnalité ! J'ai tellement envie d'y croire. Mais cela sent le canular.
Action rue de la république, Six intermittents pendus.
Et le Off sans le In ? C'est encore beaucoup de monde tout de même.
Ceux qui jouent sont presque tous pleins, comme ils se sentent coupables ils versent la recette à un fonds de soutien.
IL y a des directeurs de théâtre Les parkings sont pleins, les restos aussi , bon c'est le week- end, mais la maire d'Avignon a décidé de faire cracher Raffarin, alors que les commerçants font une perte très minime à vue de nez.
Quant à l'histoire de la CGT, c'est vraiment fou l'intox de la Télé. La CGT était dure aux accords, mais personne ne l'a jamais mise en cause. IL y a quasiment 000,0001 syndiqués ou adeptes de Jean Voirin, sauf que contrairement à 68, personne ne joue la division.
Nous sommes tous assez grands, je m'endors , je ne relis pas On attend le 14 juillet pour les nouveaux éléments.
victoire, nous fermons les quatorze portes de la ville d'Avignon, pendant 507 secondes.
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Avignon. 16 juillet 03
Le climat est abassourdissant.
Cela fuse de tous côtés, et cela fond.
Ceux qui discutent des états généraux de la culture, ceux qui discutent à la chartreuse, Ceux qui discutent dans la rue.
Nous avons voulu commencer nos représentations après 7 jours de grève.
Car l’utilité de ne pas jouer ne paraissait plus évidente.
Nous avons balancé la grosse grenade, annulation du IN, plus de cent troupes du off en grève.
Aillagon ne fronce pas les sourcils, le pauvre, il est déjà mort à la politique et va rejoindre Devaquet, Savary etc
mais le président de la république parle de nous, ce qui est une première… Un président qui parle de création !
Maintenant selon nous, il faut porter la contestation et la pression ailleurs et autrement, mais nous ne prétendons pas être des foudres de stratégie.
Annuler les festivals n’est plus une arme. Ce qui était événement est devenu routine.
Respirer, jouer, réfléchir.
Hier, côté compagnie, nous avons voulu stopper la grève. Nous voulions jouer, nous l’avons voté… 3 Voix contre, 1 abstention, 10 voix pour.
Une autre forme de résistance selon nous.
C’était sans compter avec les compagnies grévistes, folles furieuses contre nous.
Explications passionnées, hystériques,des larmes dans tous les camps,
des menaces de mort.
L’Unité n’a pas le droit !
Nous avions envie continuer nos actions dans la ville et pour les continuer, et garder les comédiens, il nous fallait jouer.
Nous n’apprécions pas la désertion des groupes grévistes.
Nous multiplions les actions, nous avons initié la barricade, le mur ensanglanté du palais, la horde nocturne,les pendus, 507 secondes contre l'absolutisme (Fermeture des 14 portes d'Avignon).
Aujourd’hui encore, nous ferons une petite frappe chirurgicale devant la chambre du commerce à 17 H et une autre frappe pour achever un débat à sa demande.
Hier vingt camions de compagnies partantes ont traversé Avignon, pour bien montrer que le festival était foutu et mort.
Moi je trouve que c’est de la désertion, mais il est vrai que la vie d’un gréviste en Avignon est dure, et que l’image du Off quand t’es plus dedans est assez dégradante.
L’image de cet exode était triste, car 400 compagnies continuent.
Ainsi donc nous sommes restés dans le camp des grévistes, geste héroïque ?
Mais à voir l’atmosphère aujourd’hui nous avons peut être bien fait.
Beaucoup de lieux qui jouent restent vides, car les spectateurs font la grève, seul le café -théâtre semble remplir avec un public de cadres moyens qui aiment la gaudriole.
Majoritairement le Off n’est plus un festival d’art, d'ailleurs on ne parle plus de théâtre en Avignon, la célèbre phrase "t'as vu un truc bien " a disparu des conversations.
le Off est un prolongement de la téloche.
Le cancer est là et avance.
La crise est aigüe.
Comment l’arrêter , Quelle chimio ?
Il faut repenser tout ça.
Je demande que l’on en profite , que l’on se mette autour d’une table pour rêver un nouveau festival.
Mais tout le monde gesticule avec de grands gestes, prend des pauses style bas relief de l’arc de triomphe, dit qu’il faut faire quelque chose,
mais le concret fait horriblement peur. Fait nouveau ; le public s'énerve et crie. "Vous nous avez oublié, méfiez vous, nous ne serons plus jamais de simples consommateurs". Bel avertissement.
Je dis toujours que la culture c’est de l’ordre du végétal, ne va pas demander à une plante de se presser.
Alors les idées chemineront doucement.
Le malaise s’amplifie
Jean Marc Adolphe, de Mouvement, dans un débat réclame la démission dès la rentrée de tous les directeurs d’institution, CDN, Scènes nationales, maisons de la culture.
Protestations dans l’assemblée.
Et pourtant, c’est parti, rien ne pourra plus être comme avant.
L’ancien régime des Institutions hiérarchisées, bastilles de l’absolutisme artistique doit mourir, et laisser la place à des lieux artistiques bruyants, vivants, contradictoires, ouverts jour et nuit, désordonnés, sales.
Terminées les programmations sans imagination pour abonnés endormis.
On doit réparer un système qui a fait son temps.
Les barons, marquis, comtes, et comtesses qui tiennent les manettes des établissements n’ont plus lieu d’exister, ils doivent laisser la place à ce mouvement puissant.
Ils ont été les complices objectifs de ce protocole d’accord, combien de fois n’ont ils pas déclaré les uns et les autres qu’il y avait trop de compagnies, de comédiens, de spectacles médiocres.
Pourquoi ce silence énorme des Dracs ? ils vont tous être limogés d’ici quelques jours, ils pourraient montrer qu’ils ne sont pas totalement soumis.
Les tuyauteries fuient, les odeurs de consanguinité sont nauséabondes.
Le raz le bol est extrême, une violence trop désordonnée est en train de jaillir.
Nous nous sommes trop retenus si longtemps.
Maintenant il s'agit de déconstruire le régime qui nous étouffe, celui qui nous empêche de jouer, nous coupe du public, des populations, tous ces lieux bien pourvus, magnifiquement dotés, mais qui ne jouissent d’aucun rayonnement tant ils sont enfermés dans leur frilosité depuis des lustres.
Plus de pétition, plus de déclarations gentillettes, le mouvement est un torrent en colère que personne ne peut plus empêcher, le ministre va tomber comme un fruit mûr, il faut se tenir prêt.
Tous les artistes excédés, les compagnies lasses d’être « rembarrées « vont s’installer en douceur dans toutes les institutions de leurs régions respectives.
Et là, on va reconstruire tranquillement une nouvelle vie culturelle, avec le public, avec les gens, avec les jeunes, dans un foisonnement extrême, dans la diversité, dans la générosité, dans la qualité.
L’argent public sera utilisé pour les populations dans leur entier, pas pour une minuscule fraction de la société.
Début juillet, j’avais demandé la place de ministre de la culture. Mais je n’avais pas de programme hormis le protocole honni.
Là je sens un peu plus la chose.
Mon problème c’est l’habit, Faut il vraiment que m’achète un Ted Lapidus ? Est ce que ma chienne, Pina, pourra m’accompagner dans mes déplacements ?
Que fera t-on des anciens directeurs d’établissements ?
On leur fera goûter le charme des 507 H, ils verront à quel point c’est cool d’être intermittent à 13 € par jour. On leur confiera des missions de temps en temps ; s’ils n’ont pas assez d’heures, ils viendront nous en racheter, on ne sera pas cruels jusqu’à les jeter au RMA.
On vit enfin une époque formidable.
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Le Grand Dilemme
14 raisons de jouer
1. C’est un besoin impérieux, ce n’est pas un travail,mais une passion.
2. La pièce que je joue évoque le thème, vivre courbé ? vivre à genoux ? ou vivre debout ? C’est un peu le sujet du débat.
3. Le poète n’a pas le droit de grève. Est ce que le plantes se suicident ?
4. En ne jouant pas je me punis moi-même et je suicide mon existence.
5. Il y a Muguette qui vient le premier jour, elle vient pour nous, quelle déception cela serait pour elle.
6. Souvent la pièce raconte plus de choses qu’une poignée de comédiens expliquant leurs 507 H.
7. Cela ne sert à rien de ne pas jouer, ce gouvernement est en désamour avec ses artistes, il souhaite ardemment notre disparition. Nous ferions son jeu.
8. Jesse Owens a couru à Berlin en 1936, c’est Hitler qui a dû sortir pour ne pas lui remettre sa médaille d’or. Nous sommes à Raffarin ce que Jesse Owens était à Hitler.
9. Tu es plus militant en jouant qu’en te taisant.
10. Le Medef me rappelle mon père. A qui cela sert un métier qui ne rapporte pas ? disait- il.Nous sommes une injure à la logique de marché, nous devrions mourir et disparaître. Jouer c’est affirmer sa vitalité.
11. Economiquement si nous ne jouons pas, nous tuons le théâtre de l’Unité. Tous les frais sont déjà payés, jouer c’est se donner une chance de rejouer ailleurs.
12. Pour moi Terezin, c’est vraiment une pièce- cri, un éloge de la vie, et j’admire ces gens qui dans le camp ont continué de jouer comme un défi aux nazis. Je jouerai dans la tourmente.
13. Humainement, être descendu en Avignon avec décor et bagages et ne pas affronter le public, c’est un coup à se déclencher un cancer, j’ai déjà mal à mon corps à cette idée.
14. J’ai décidé de ne rien décider, c’est la décision qui va me prendre
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1 Quatorze raisons de ne pas jouer
1. Je ne veux pas faire partie des jaunes
2. Pendant l’occupation, les théâtres n’ont pas trop résisté, il n’y a pas de quoi être fier.
3. C’est le moment où jamais de prouver que j’aurais été un résistant.
4. En étant IN et OFF réunis à ne pas jouer, nous fabriquons l’événement du siècle. Avignon, ville morte… ce serait un spectacle en soi.
5. Nous montrons qu’avec notre précarité, nous sommes capables de jeter par terre non seulement la Ville d’Avignon, mais tout le Comtat Venaissin.
6. Tous les progrès sociaux de l’humanité ont toujours été arrachés par la violence , ce n’est pas en courbant l’échine que l’on avance.
7. Nous devons montrer l’exemple aux jeunes, d’une résistance sans précédent à un gouvernement qui se prend pour le Front National.
8. Ne pas jouer, c’est se tuer, donc je serai enfin un héros de la résistance théâtrale des années 2003. Mort sur le Front, contre le Front.
9. Aujourd’hui, faire de l’art, c’est faire de l’image pour les médias, seule une mauvaise image pourra écorner le gouvernement. Là il va en prendre un sacré coup.
10. C’est beau de voir enfin le peuple des artistes bien droit, bien en colère. Nous sortons d’une léthargie de plus de 20 ans.
11. Ne pas jouer, c’est jouer. Le spectacle sera permanent. Le 14 juillet , nous attaquerons le palais des papes, pour en faire le lieu d’un forum permanent.
12. Il faut savoir faire reposer la machine. Arrêter Avignon, c’est faire une formidable pause pour réfléchir.
13. La grève des acteurs de Prague avait provoqué la révolution de velours.
14. Etre artiste c’est faire des choses inattendues et pas évidentes.
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De ces deux solutions nous avons choisi la troisième, nous battre avec des images artistiques.
Ce nous avons appellé la CAMIF ( Comité Artistique Militant pour des Images Fortes ).
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Mel du 9 juillet 2003
J'ai dû rêver,
L'insurrection théâtrale n'a pas eu lieu en Avignon hier comme prévue
Nous allons être 100 compagnies en grève contre 500 qui jouent.
Heureusement le IN répare notre honneur bafoué.
Moi je vous le dis : "soit la grève est belle forte symbolique artistique"
Soit je joue ...
Soit on ferme Avignon, c'est le blocus, un comité de salut public occupe la
mairie, et le courrier arrive par pigeons voyageurs.
Soit je joue
Soit chaque compagnie du Off fabrique sa barricade, cela en ferait 600, et
cela désorganiserait bien la circulation
Soit je joue.
Soit la commission artistique créée des images fortes soit je joue
Je crois qu'il faut passer la ligne jaune,
Frôler l'illicite,
Sinon on perd son temps, et on ne s'amuse même pas.
Les tomates sont grosses en Provence, mais n'ont pas trop de goût. A force
de les calibrer, elles perdent leur âme.
Le théâtre c'est ça aussi
Jacques Livchine
Mel du 13 juillet
On dit qu'il y aurait environ une centaine de compagnies grévistes sur 565.
L'ambiance se tend entre les deux groupes.
Les non grévistes à part des exceptions, sont les compagnies amateurs et le
café- théâtre ou les étrangers.
Les grévistes refusent les tracts de ceux qui jouent.
Les grévistes ont une haute idée de leur grève, ce sont vraiment les
authentiques et les purs, ils détestent les compromissions et les
arrangements.
Leur détermination est invraisemblable.
Le Big Bang est gréviste à 100% ainsi que l'espace Pasteur, Benedetto joue à
19H des canevas sur l'intermittence, au Colibri ils tentent un marathon de
débats et de lectures qui s'appelle "on tiendra jusqu'au bout" je crois.
Quand parfois, l'envie de jouer me démange, elle me passe vite en leur
parlant.
Mais certains non grévistes sont pour le mouvement et veulent participer aux
actions, ce qui énerve encore plus les autres.
Les AG sont surréalistes, avec des coordinateurs venus de Paris qui veulent
s'articuler sur les coordinations locales, et ne discutent quasiment que des
problèmes d'organisation. Je numérote les AG qui préparent d'autres AG avec
référents, et discussions procédurières interminables.
L'Unité fait des actions.
Aujourd'hui sur l'idée d'un spectateur solidaire, nous nous sommes écrasés
sur le mur du palais des papes après 30 mètres de course et cela jusqu'à
épuisement avec 36 °C, ça le faisait.Nous étions une cinquantaine.
Le mur est encore maculé de sang.
Les slogans : Toujours vivant et Chirac que fais tu dans ta cachette ? sors
donc !
Demain matin on défile à 5 H du matin "les intermittents sont réveillés".
Et Lundi 14 juillet, on fait une intervention très rapide contre
l'absolutisme, on a besoin de monde.
Cela durera à peine dix minutes. C'est sans risque, quoiqu'un peu illicite.
RV à 11 H devant la poste d'Avignon, en face de la gare. Le contenu vous
sera dévoilé, attention aux RG, mais on connaît leur tête maintenant.
Dernière rumeur persistante pour Lundi.
Le protocole serait tout simplement annulé pour anti -constitutionnalité !
J'ai tellement envie d'y croire. Mais cela sent le canular.
Et le Off sans le In ?
C'est encore beaucoup de monde tout de même.
Ceux qui jouent sont presque tous pleins, comme ils se sentent coupables ils
versent la recette à un fonds de soutien.
IL y a des directeurs de théâtre
Les parkings sont pleins, les restos aussi , bon c'est le week- end, mais la
maire d'Avignon a décidé de faire cracher Raffarin, alors que les
commerçants font une perte très minime à vue de nez.
Quant à l'histoire de la CGT, c'est vraiment fou l'intox de la Télé.
La CGT était dure aux accords, mais personne ne l'a jamais mise en cause.
IL y a quasiment 000,0001 syndiqués ou adeptes de Jean Voirin, sauf que
contrairement à 68, personne ne joue la division.
Nous sommes tous assez grands, je m'endors , je ne relis pas
On attend le 14 juillet pour les nouveaux éléments.
Jacques Livchine