PREPARATION D'UN SPECTACLE MEDIEVAL AVEC l'ECOLE DE CHAILLOT. 2004

Chaillot , théâtre National ?

Ariel le directeur

Chaillot est un lieu mythique, et pourtant, il garde un côté légèrement abandonné et sous exploité. Nous répondons à une commande de l'école de théâtre de ce théâtre National.

Le grand hall face à la Tour Eiffel est notre fumoir préféré.

 

Philippe du Vignal dirige cette école, ses bras droits s'appellent Olivier Chevalier et Christine Le Pen. Il a une armada de profs dont Michel Lopez, Isabelle Rattier, Yannick Iatrides, Jean Claude Durant, et des intervenants tous azimuts, Pierre Vial, Hans Peter Cloos, José Plya, Dominique Hervieu, Madeleine Marion.

 

Calendrier de mise au point du spectacle

De plus, le spectacle est une commande du Centre Européen d'Art et de civilisation médiévale, d'où une recherche constante pour savoir comment aborder cette époque qui ne nous est familière que par des clichés.

Parlons de ces jeunes acteurs

Alexandre Jazédé

Wassila Ikhétéah

Marine Dusehu

Ils sont neuf en tout. Jeunes, c'est sûr. Leurs désirs ?

Celui de se prouver à eux -mêmes qu'ils sont des acteurs, donc ils attendent de la consécration, de leurs profs, de leurs pairs, d'inconnus. Traînent aussi sans doute des désirs inavoués, d'argent, de cinéma, de vie facile, mais c'est méchant ce que je dis. Ils aiment jouer avant toute chose, et ont l'énergie du jeu, c'est ça qui compte.

Ils sont très marqués par une expérience vécue avec Michel Lopez, le Gouffre, ils ont pour la plupart joué aussi le Suicidé d'Erdman

Avec Hans Peter Cloos ils ont joué Tatouage de Déa Loher, et Monsieur Kolpert de David Giselmann, ils s'en sortaient,

Mais rentrer dans cette profession aujourd'hui n'est pas une mince affaire. Le 20 juillet, il seront jetés dans le métier, comme on dit.

Ils vont être obligés de choisir leur créneau : carrière individuelle ? Cinéma ? Téléfilms ? Pubs ? Compagnies ?

Je suis content de ne pas être à leur place.

 

Mathias Bensa et David Furlong. On vient de récupérer dans les vestiaires de Chaillot du matériel.

 

Adeline Tahar en guerrière ...

Nous appliquons notre vieil adage : pour trouver, il faut se perdre...

 

Le pitch comme on dit de nos jours

Sur la route de Compostelle, Madame Seclin, a monté comme chaque année son stand qui s'adresse spécialement aux pèlerins- fouillis d'objets historiques, armes, etc.

Pour elle, chaque objet a une âme, qui exhale cette merveilleuse époque,remplie d'une spiritualité absolue, qu'on aimerait bien retrouver de nos jours dans notre monde hyper matérialiste.

Madame Seclin, est entourée de ses enfants, neveux et nièces, qui l'aident à faire des tableaux vivants, qu'elle propose pour des soirées paroissiales, baptêmes etc.

Mais voilà, en défendant bec et ongles le beau moyen -âge,quelques problèmes non maîtrisés peuvent surgir...

 

On fait des images qui renvoient au tympan de Conques. Là c'est Jésus montrant d'une main le paradis et de l'autre l'enfer. Ces trois magnifiques robes blanches italiennes évoquant le paradis sont mises à prix à 300 euros ou 500 euros les 3 .

Donc on se fabrique des tableaux, souvent en s'aidant des peintures d'époque.

Le calice sera mis en vente à 120 euros.

Philippe du Vignal appelle d'urgence ce 5 juillet

- les sataniques, le titre est refusé par l'administration de l'abbaye des prémontrés !

Magnifique, dis-je , alors que le tympan représente l'enfer sous toutes ces formes, nous n'aurions pas le droit de l'évoquer.

Contre proposition d' Hervée :" le beau moyen- âge".

Je pense que ce titre là passera.

Discussion tout l'après midi. Vaudrait mieux que le groupe soit un groupe de neveux et de nièces de madame Seclin.

Delphine Branger fait des propositions autour de l'amour courtois. On avance, mine de rien.

David Furlong a envie que les rapports seigneurs- vassaux soient visibles dans le groupe présenté.

séance du 6 juillet 2004

 

enfin on a le titre

et le sous-titre

 

On se fabrique un catalogue de tableaux vivants ou de tableaux animés

L'ambiance est assez lâche. Cela fait peur que personne n'ait peur. Hervée de Lafond trouve que cela avance.

Je lui rappelle combien de déconvenues nous avons eues lorsque l'ambiance de répétitions était bonne.

Mathias Bensa a une décontraction et un flegme hors pair.

Voici Adeline Tahar, assez mystérieuse, parlant peu, mais elle a de la maturité.

un nouveau tableau. Les classes populaires, l'épouillage.

 

Les accessoires s'en vont ce jeudi 8 juillet par transporteur à Conques. Donc nous allons bricoler les textes et les chants, les deux jours qui nous restent à Paris. Dimanche nous prenons la route pour certains , le train pour d'autres, pour Conques.

635 kms.

8 juillet

Mini -crise. Tout allait si bien.

Jacques a peur que cela soit un peu plat, et pas assez neuf ce que l'on a fait. Hervée pense que dans un lieu sacré, notre vision du moyen âge sera déjà trop subversive. Discussions. Mathias propose d'arriver à cheval, d'autres voudraient vivre en médiéval tout le séjour de Conques. Hervée se renferme , elle n'aime pas ce genre d'idées. David parle de faire un spectacle plus éclaté. On s'enlise. Adeline ne dit mot, mais elle est contre. Il faut débarrasser la salle de la régie haute de tout son fatras. Le grand hall est condamné par le défilé de mode Valentino. Finalement le transporteur n'est pas arrivé. Olivier fait une feuille de route. Wassila arrive à 16 H 30, Delphine est absente mais excusée. Dur de s'y mettre. Alors on ne s'y met pas. On annule même la répétition du Vendredi pour que chacun continue ses lectures, car ce qu'il nous faut ce sont des acteurs connaissant un peu l'époque qu'ils représentent. Alexandre nous fait son tableau du moyen -âge qu'il ne connaît qu'à travers les films. Ambiance morose.

12 Juillet 2004

il y a des cahots.

Hervée est grippée, moi j'ai mal au pied, je boîte légèrement.

Nous sommes à Conques. Nous habitons dans une carte postale.

Mais les moines font de Conques un lieu extraordinaire, car ils sont là, on les croise, ils sont gais, ils discutent avec nous, ils ont des tenues blanches immaculées, on surprend leurs prières. D'autres viennent de marcher une semaine depuis le Puy. Côté théâtre, nous avons avancé , au niveau de l'espace, mais il nous manque encore pas mal de données.

Les relations se tendent, car le retard des jeunes acteurs est insultant. Ils nous font attendre une demi heure, alors qu'ils sont logés à 3 minutes de l' abbaye, ils ne semblent pas très passionnés. Hervée commence à émettre des ondes hostiles.

La crise couve. Pour ce qui est de la pièce, il faut échapper au Puy du Fou, pourquoi ? C'est qu'en fait, le Puy du Fou occupe toute l'esthétique du Moyen âge.

Mais on a intérêt à rester dans le cliché, car raconter les Croisés qui se nourrissent des arabes, eh oui il y a eu des festins anthropophages, miam miam, oui ces faits datant de 900 ans nourrissent en même temps la haine ethnique contemporaine, est ce possible et judicieux de faire affleurer ces insanités dans ce cadre admirable, pour des pèlerins qui rêvent d'amour courtois.

13 juillet 2004

Il fait meilleur. Un pale soleil éclaire les collines.Au programme l'amour courtois. Mathias court d'une fille à l'autre une échelle à la main pour rejoindre les belles.

On nous signale que les entrées au trésor de Ste Foy ont diminué hier à cause de l' animation permanente qui règne devant le portail d' entrée. L'animation, c'est évidemment les répétitions.

Bizarre cette envie, ce désir, que le théâtre ne serve qu'à l'augmentation du chiffre d'affaires des commerçants. Ensuite on travaille des phrases personnelles pour la fin.

16 H 25 .

L'accident

On termine un filage-esquisse, et à la scène dite des croisés, où les croisés se figent sur un pan de mur haut de trois mètres, mais de 80 cm de large. Faustine Tournan s'envole, et fait une chute de trois mètres. Tombe à plat ventre sur les pavés. Consternation. Effroi.

Nous sommes effarés, le corps gît au pied du rempart comme sans vie. Un mince filet de sang coule de sa bouche. Même Hervée hésite uin moment à s'approcher, moi je suis liquéfié, les pires images défilent à toute vitesse dans ma tête, surtout tous les accidents de cirque suivis de paralysie.

Très vite, on l'entoure. On appelle les pompiers. Le musée, l'office du tourisme, la mairie, la gendarmerie, tout le monde arrive pour nous aider. Des médecins- touristes se penchent sur Faustine et nous annoncent très vite que la colonne vertébrale ne semble pas être touchée.

Le groupe est en état de choc.

19 H 30 . Du Vignal appelle du CHU de Decazeville , diagnostic =tassement de vertèbres. Le miracle.

Nous parlons à Faustine, qui ne se souvient pas du comment ça c'est passé. Hervée pense qu'elle était prise d'ivresse dans le jeu, qu'elle s'est élancée ne s'est même pas vue tomber ce qui l'aurait sauvé c'est la chute en pleine décontraction comme un chat, et l'armure qui l'a protégée.

On n'a pas fini d'en parler. Ce qui est certain c'est que courir et s'arrêter net est un exercice élémentaire de théâtre, et donc il s'est passé dans la tête de Justine quelque chose de bizarre.

14 juillet

Nous sommes en état de choc, mais le théâtre c'est comme ça, il faut continuer.

Faustine reste à l'hôpital, elle attend un corset. On ne sait pas si elle pourra jouer.

Maintenant il faut fixer le synopsis et introduire quelques bouts de texte. Les jeunes acteurs répètent en fin d'après midi, sans aucune énergie. on ne ne peut pas leur en vouloir.

L'ambiance de la ville pour un non croyant est obsédante, étouffante.

On va tous voir un spectacle de scouts qui se joue dans le cloître, la vie d'une sainte : Jeanne Marie. cela procure un intense malaise. Il faut dire que c'est un spectacle d'évangélisation, mais les sous- produits de l'évangile sont indigestes.

15 juillet

Hourrah, on croit avoir trouvé la fin. Mathias à son habitude superlative s'exclame, c'est génial !
Il fait 29 °C.

Le texte de la fin est dit par Marine, en voici la teneur

Nous sommes le bien,  ils sont le mal

1099, dans l’enfer de Maara
livrés à l’épouvante, à la faim et à la soif,
les croisés ont cédé à la tentation interdite entre toutes.
Après avoir tué plus de 100 000 musulmans,
Ils se mirent à faire bouillir les cadavres adultes
dans des marmites.
Ils fixaient les enfants sur des broches et les dévoraient grillés.
Jamais les musulmans n’oublièrent
ce cannibalisme des occidentaux.
les Francs seront invariablement décrits par les chroniqueurs arabes
comme des anthropophages.
Un peu plus tard
Godefroy de Bouillon et son frère Eustache de Boulogne,
sainte croix sur leur poitrail guerrier
pénètrent dans la mosquée El Aqsa de Jérusalem suivis de leur armée.
Un tel carnage ils font,
qu’ils barbotent dans le sang jusqu’aux chevilles.


Seigneur qui prêchez la croisade,
Souffrez que moi je m’en abstienne,
Je veux avec mes voisins  juifs et arabes
co-exister,  me réjouir, et vivre à l’aise. 

et un petit rebond d'Ophélia, qui est turque contrairement aux apparences et Mathias qui est indo-Africain, sur le conflit Orient Occident dont les racines remontent il y a neuf cents ans.

A 20 H 30 on fait un filage.

vingt à trente personnes y assistent ravies.

Durée 30 Minutes.

Mathias trouve ça assez génial.

Tout le monde a senti un côté trop brouillon. Jacques qui a tout vu met une assez mauvaise note 6/20.

Pollution sonore, pollution visuelle, absence quasi constante de mystère théâtral.

Ce qu'il y a de positif c'est qu'enfin tout le monde JOUE. Le ludisme est retrouvé.

Négatif : les images de Chaillot sont invisibles. Nous avons la prétention de jouer grand, alors il faut tout agrandir.

Le conflit /Marchande/jeunes acteurs ne passe pas
Hervée n'a pas envie de jouer la marchande.

On ne force pas un comédien.Les jeunes n'ont pas envie de jouer une vision sophistiquée du moyen âge, ils aiment les clichés cinéma, et Puy du fou, c'est plus fort qu'eux, la totale emprise du ciné et de la BD. Alex est obligé de parler cliché : Holà Manant.

Que faut- il faire ? Brider tout le monde... ou gérer l'étincelle de ce conflit.

sorcières sur le bûcher

 

Vendredi 16 juillet 2004

Première du "bel et beau moyen-âge"

 

Vraiment, le théâtre ressemble aux matches de coupe d'Europe quant à l'incertitude du résultat.

Va t-on gagner ? gagner pour nous ce serait de s'auto-évaluer à plus de 10 sur 20.

Gagner ce serait que le mélange de tous les apports de chacun devienne une pate sans grumeaux. Gagner c'est être capable de gérer l'énergie, jusqu'à la fin, gagner c'est parvenir à cet espèce de rayonnement du corps qui fait que les corps, les voix , les images des acteu captent l'attention.

19 H . Tympan. avant- jeu. Le frère Alexandre a la voix claire, une certaine aisance, eh bien ça prend . Il y a une trentaine de personnes venues tout spécialement. Cela joue bien selon moi, magré une machine un peu froide dans la première scène, celle de l'appropriation du cloitre par les acteurs. Le piège marche à fond. Imagerie religieuse mystique suivie de folie, alternance mysticisme-hystérie et cette conclusion sur le conflit Orient Occident qui élargit bien le débat.

On donne 11/20 ou 12/20 à la première séance , mais la seconde baisse, on est en dessous de la moyenne.

petite manche introduite habilement par Frère jacques Livchine : 200 euros en deux fois. Les jeunes sont hyperexcités...

 

séances du 17 juillet.

température idéale. Quand on dit qu'il y a un peu de monde, on parle de 80 à 100 personnes par séance. C'est gratuit et tutti quanti, j'ai toujours la thèse pessimiste.

Du théâtre dans un lieu magique, pièce courte, gratuite. Des gens assis à trente mètres du cloître n'ayant rien d'autre à faire

ne viendront pas, car le théâtre a la réputation de ne secréter que de l'ennui.

Nous obtenons une note entre 12 et 13. C'est surtout la folie qui est un peu sage. On décolle tout juste. On ne va pas dire : ils sont contents les gens. On pourrait dire : ils sont surpris les gens. On joue devant les gens et les gens sont déstabilisés.

Les codes du théâtre ne sont pas respectés comme d'habitude, ils n'arrivent pas à saisir le style jeu qui passe sans arrêt du satanique au mystique.

Petite liste des scènes pour s'y reconnaître :

 

  1. Devant le tympan, les chevaliers font un numéro avec frère Alexandre
  2. Appropriation du cloître pour jouer
  3. La dame du centre européen prête les costumes , mais réclame les codes de bonne conduite.
  4. Adoubement
  5. Meurtre du frère Alexandre puis enterrement bâclé
  6. Suivant les conseils de Madame Seclin, image de mort entouré.
  7. Frère Alexandre voit une belle, cela dégénère
  8. Sarabande ou danse macabre
  9. le tympan vivant
  10. Le seigneur Bensa et les femmes
  11. L'amour courtois
  12. Les gens du peuple et les poux
  13. Le départ des croisés
  14. Les stances de Marine
  15. Rebond d'Ophélia et de David
  16. annonce d'hervée
  17. Salut et exhortation à l'encouragement.

Donc 45 minutes depuis le tympan. Ph.du Vignal trouve l'adoubement trop long...

 

Moi ce qui me plait c'est le va- et -vient entre le beau et le laid, le mysticisme, le blasphème, le religieux, le profane, ce qui renvoie bien à la division en 2 du tympan.

18 juillet 2004

Cela décolle, on touche le 14/20 à la première des séances. Du jeu, du répondant, le public nous porte.

A la seconde représentation , il pleut, nous réinventons les placements. Moins de monde. 12/20. 400 euros de manche ! sur les deux.

petite marche dans la campagne

 

Dernier jour, dernière fois, déjà conclure Manque d'énergie de la première séance. Ensuite cela va mieux. Mais L'accouchement n'a pas été si facile. On a suivi longtemps des pistes qui ne convenaient pas à Hervée ou aux acteurs.

Des préparations de Chaillot, on n'a gardé que fort peu de choses. L'esprit général a été trouvé sur place.

 

On a assuré. On aurait peut être dû pousser un peu plus loin.On a attendu la huitième et dernière pour dire une dernière phrase, on aurait dû oser avant :

Adeline : A cette époque j'aurais dû porter la rouelle jaune

Marine : A dix huit ans je voulais rentrer dans les ordres, maintenant je fais du théâtre

Hervée : J'ai fait le pélérinage de Irun à Saint Jacques (300km) j'ai fait à pied aussi le pélérinage Beyrouth-Jérusalem, c'est là que j'ai perdu la foi.

Mathias : un cheval, le moyen âge c'est un cheval, j'aurais voulu un cheval

Alexandre : 22 ans, j'ai rencontré un moine de Denver aux Etats Unis.Michaël Pow, on a beaucoup parlé ensemble, et il m'a dit " tu peux montrer le chaos tant que tu veux au théâtre, mais à un moment ou un autre tu dois faire apparaître un soupirail de lumière".

Quand on fait une pièce, les retentissements en nous sont longs à se faire.

Les photos de jean Couturier rendent un peu la poésie qui se dégageait. (Jean Couturier est un chirurgien spécialisé dans le théâtre de l'Unité , il a écrit un diplôme, et il suit de très près les créations de Philippe Genty.)

Les spectateurs sont pris par la main pour écouter une poésie d'époque

une vue de dos : Delphine et Wassila au paradis

L'inquisition, marche vers le bûcher

Les croisés s'écroulent contre le mur

Adeline Tahar au final

 

Ce jour du 20 juillet 2004, voci ce que je me dis :

Nous avons fait "un sans- son-sanslumière"

Dans un lieu précis, nous parlons de la ville où nous sommes, ce théâtre là n'est pas exportable comme le voudrait David Furlong. Il était fabriqué pour le cloître de Conques et uniquement pour lui.

Par contre le concept, lui peut être réadapté ailleurs.

Dans le style, dans la forme, nous tentons de détruire les clichés, mais ce qui m'a plu , c'est à quel point nous avons montré que le monde moderne est en germe au Moyen-âge.

La croisade de Bush contre le mal, et celle de Ben Laden contre les hérétiques ont vraiment leurs sources, il ya neuf cents ans.

La règle du jeu était contraignante. Neuf comédiens non sélectionnés, le cloître de Conques, et le moyen-âge comme sujet. Les contraintes sont une forme de liberté.

 

Fini !