PARI PASSU

on prépare des interventions du 22 au 25 juin à la demande de 2R2C , un projet initié par Maud le Floch.

Au début cela devait être un Kapouchnik, mais l'absence de lieu et le peu d'habitants parlant français nous fait opter pour une autre piste.

Premières impressions après première visite du quartier

 

RETOUR  SUR MA VISITE DU 25 AVRIL  AU QUARTIER VENITIE,  VILLE D’ESTE

EN VUE DE PREPARER UN KAPOUCHNIK

14 H 30- 18 H 30

Merci à Morgane Le Gallic, Chargée de mission, Maud Le Floc’h chef de projet, Pétra Marjuc, architecte, et Aude Heydacker, agent de développement local de m’avoir initié au Pari Passu et à la Tabula rosa

J’avais quitté Villars les Blamont à 8 H 30, il faisait doux, l’herbe était très verte, les Montbéliardes sont heureuses d’être enfin dehors, l ‘hiver a été dur.  Le  « Pierre François »  a un regain d’activité, il est forestier. Par dizaines, les gens d’ici s’installent des chaudières au bois, je lui fais un signe de la main quand je le croise.

Je descends vers la gare  qui est à 18 km, j’aime voir le Doubs qui est assez haut et qui joue au torrent de montagne.

Dans le train , je rencontre toujours quelqu’un.  Un comédien, qui enseigne à St Denis, mais je ne sais plus son nom, il  a fait sa thèse sur le théâtre « dada »   il me parle de l’organisation maffieuse du théâtre en France, et il serait prêt à  organiser des commandos dans les scènes subventionnées , pour dénoncer le « prêt à mâcher »  en plein milieu des spectacles pour abonnés.

Il y a aussi juste à côté de moi, Duclos, l’ancien président de l’union d es commerçants montbéliardais, on dit ensemble du mal de Cornec, l’ancien secrétaire général de la Mairie   qui nous en a fait baver.

 A 14 H 30 , je suis prêt au plongeon, j’attends à l’Arche 13 , porte d’Ivry.

Le problème que j’ai dans la tête . Comment faire un Kapouchnik ?

On va de square en restaurant, en escaliers d’immeuble, on chemine. Tout semble à l’abandon.

Je dis à Pétra qui vient de Slovénie, tu ne dois pas être dépaysée.

C’est sale, c’est triste, c’est affligeant.

Pourtant il y a de la vie, du monde, du bruit.

On cherche le lieu du Kapouchnik.

Dans un bar ? dans un local à poubelle ? dans un jardin ?

Ce quartier de 12 000 habitants n’aurait aucune salle de convivialité ? de rencontre ? 

Un temple boudhhiste est caché au fond d’un souterrain.  On dit que derrière cette porte il y a une salle syndicale.  Pour douze personnes, nous dit le gardien.

J’ai perdu tout sens d’orientation.

Maud a une démarche chaloupante, elle me semble sereine, je me décompose.

Je ne sens pas du tout un Kapouchnik ici.

Je scrute tous ces visages aux yeux bridés. Jamais ils ne viendront, sauf si c’est joué par leur propre communauté.

On m’explique le projet sous toutes ses coutures. Je reconnais les obsessions de Maud.

Que des artistes par leur vision décalée du monde apportent des idées aux aménageurs urbains.

Pour moi, tout paraît simple. Refaire les espaces publics, hygiéniser et inventer un lieu de rencontre, ni théâtre, ni Mjc, justement travailler un nouveau concept de lieu de croisement. 

Là, il y a un joli petit jardin dans une école. Jouer là ? Mais quoi ?

J’ai trop donné dans les expériences de quartier ratées et parachutées.  Là, je ne sens aucun désir des gens de nous accueillir ou de faire quelque chose avec nous.

Je n’avais pas compris que c’était  un style « contrat de ville ».

Notre expérience du Neuhof à Strasbourg a été désastreuse. Les GPRU passent leur temps à nier les associations locales, et leur superposent  des projets d’artistes basées sur la mémoire ou la photographie.

L’implantation. Si nous arrivons à intervenir chez nous, c’est parce que nous y habitons depuis 15 ans, nous sommes intégrés, nous avons de la légitimité. Mais toutes nos fêtes ou opérations réussies macèrent et se préparent sur au moins trois ans.

Là on aura deux jours d’immersion.

A Calais, on passe par une scène nationale extrêmement implantée qui fait l’interface, et on pénètre très facilement au cœur de la population, mais on a monté  tout ça en quatre ans. 

Aude, l’agent de développement local dit n’avoir jamais réussi à rentrer dans un appartement.

On court gravement à l’échec.

Depuis longtemps nous affirmons qu’il ne faut pas travailler  sur la chair du quartier, pour ne pas accentuer le ghetto, mais justement attirer les habitants à l’extérieur pour créer de la mixité.

Marc Etc, lui, c’est jouable, ses baraques vont provoquer de la curiosité.

Je dois faire une contre -proposition.

Ce que l’on a fait à Montreuil  il y a vingt ans. « avec une infinie tendresse ».  On collectait  des gestes, mais c’était un  vieux quartier appelé à disparaître. Cela avait du sens.

C’est quoi le problème ici ?

C’est une enclave chinoise, impénétrable, il y aurait des centaines de sans- papier, des entreprises illicites dans les appartements, des salles de jeux, une maffia, bref une zone de  non droit.  

Les statistiques font apparaître 20% d’étrangers. Mais cela ne tient pas compte de ceux ayant obtenu la nationalité française. En fait au vu des boîtes à lettres, ils sont à 95% asiatique.

Je veux m’adresser à une femme, elle ne parle pas un mot de français.

Décidément, ma première conclusion, c’est qu’un Kapouchnik n’a aucun sens ici.

On pourrait faire une soirée cabaret, mêlant des attractions chinoises, et quelques sketches sur le quartier vu par des étrangers (nous)  mais il faudrait un lieu sympathique. Et puis, il y a beaucoup de choses dont on ne pourrait pas parler pour ne pas trop choquer les sensibilités.

On pourrait imaginer une agence de voyage proposant un voyage en Chine pour 10 euros.

Un guide chinois ferait visiter le quartier à un groupe de touristes, filmant et photographiant, collectant des souvenirs, voulant nouer des amitiés et se faire inviter à dîner et dormir dans une famille. Cela pourrait être drôle.  Ensuite on organiserait une sorte de soirée diapos de tous les souvenirs engrangés, mais surtout pour les élus, les décideurs, les responsables du GPRU.  Les potentialités de pénétrabilité nous semblent pourtant faibles, mais il y aurait le défi, on verrait jusqu’où on pourrait aller. Et si la communauté est impénétrable, il y aurait des conclusions à en tirer. 

Tenant compte de l’invraisemblable vie commerciale, on pourrait monter un petit marché décalé. Nous aurions tous des stands à moitié dingues.

          -Le vendeur de cornets de fumée.  On fait ça avec du carboglace.

-Le vendeur de chansons polaroïd.  Il fait instantanément une chanson sur vous, à partir de votre  prénom.

- stand de philtres amoureux. Boissons calculées pour procurer le bonheur.

Etc. nous avons de multiples petits métiers  totalement idiots, insulteur, fumeur à votre place, essayeur  de cercueils.

 Et on en inventerait des nouveaux liés à l’environnement local.

Faut voir si ça prendrait.

 Je ne vais pas poursuivre. Ce qu’il faut, c’est faire une nouvelle visite avec Hervée, une espèce de contre expertise, ensuite  travailler les idées avec notre Brigade, et reformuler un projet.

Voilà ma conclusion du 27 avril.

J’espère garder votre confiance encore quelques jours,  car l’exercice est difficile.

Jacques Livchine

 

LE PROJET proposé le 2 juin 2006

On progresse doucement, maturation oblige.

Ce qu’on a découvert : nous vivons en France et nous côtoyons 1 million d’asiatiques avec lesquels nous n’avons aucun contact, ils sont repliés et nous les ignorons tranquillement, mais on a senti qu’ils en souffraient. Donc une troupe de théâtre tend pendant quatre jours la perche du dialogue.

On s’achemine vers une série de petits stands décalés, qui seront une tentative de dialogue. Nous n’attendons pas de résultats spectaculaires, mais juste de quoi intriguer les passants. Pour l’instant nous n’en sommes qu’aux lignes génériques.

1) – Le distributeur d’argent. Une simple table avec des pièces de monnaie  1, 2, 5  et 10 centimes d’euro.Si vous avez un projet de rénovation de votre logement, ou un projet pour le quartier. Je vous aide immédiatement.  La distribution est gratuite, mais un seul projet par personne.  Tableau savant avec les aides selon le plan de dépenses.

2)  3 pour 50 euros. 4 pour 150.  Réduction immédiate : 20% Je brade, je liquide.  Moins cher !

C’est un stand qui expose toutes les formules alléchantes commerciales, sauf qu’il n’y a rien à vendre.

3)  Vends secret de famille

Une table avec des enveloppes. Une femme mélancolique derrière.10 euros le secret.

4) Les miroirs. Des gens assis  se regardent mais une phrase est écrite. Tentative de dialogue.   Faut qu’on se parle

Pourquoi vous passez sans me voir 

Qu’est ce qu’elle a ma gueule ?A développer. 

5) Le Yi ling. Le livre des changements.

Une femme  française veut se faire expliquer les idéogrammes chinois et le principe de ce système  qui a 4000 ans.

6)  Comment gagner de l’argent sans travailler. Le secret est dans l’enveloppe. 10 centimes . 

7)  « Si tu l’attrapes, il est à toi ». Jeu d’argent interdit. On fait ça à la sauvette.  On joue, mais la mise est gratuite.

8) Une femme enceinte (pour de vrai) déambule avec une pancarte : 80 euros pour assister à mon accouchement.

9) Le triple caddie   (sous réserve qu’on y arrive )

La famille a fait ses courses pour le mois, et a  donc superposé, 3 caddies les uns sur les autres. 

10) Les chaises longues poétiques.Gratuit, détente assurée. Un comédien vous  fait un message verbal de 10 secondes. Mots doux dans l’oreille.

11- Hommes sandwiches mais avec phrases non publicitaires

« IL est difficile de mettre un peu d’absolu dans la mare aux grenouilles » Picasso

« On vit peu, mais on meurt longtemps »

12-  La vitrine 

On jouerait dedans des scènes de la vie quotidienne en France. Style « apprenez à connaître vos voisins français ».

13 – Chienne à vendre.  (castrée, vaccinée, langue française uniquement)

Comme le propriétaire l’aime beaucoup, il la vend très chère.

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C’est le début de notre panoplie. Mais là, c’est jouable pour nous.  Je ne vous donne que des échantillons, car au cours des quatre jours , on évoluera selon les réactions.

Techniquement, le seul problème, c’est qu’il nous faut un espace où se poser, se réunir, ranger nos affaires, bricoler etc.

Là voilà notre vieille cafétéria notre futur QG prêté par la chef du centre : Nadège et sécurisée par Sadrak , un sympathique pompier.

On  serait un certain nombre d’acteurs tout de même. Car il faudra  de la simultaneité.

Dès qu’on a le lieu, on serait autonome.    On aurait besoin de tables et de chaises .

Rédigé le 2 juin 2006


Réunion du 6 juin aux Olympiades

 

Avant on va découvrir la vieille cafétéria qui sera notre qg, vue du hall ça donne ça

 

puis on rencontre dans la rue Gisèle Benita qui habite la tour Capri, bénévole qui en veut, elle distribue les tracts pour la fête de quartier. Elle a les clefs du conseil syndical, qui pourrait servir de loçge.

 

 

Ensuite la réunion

Maud le Floch pilote.

Petite, minuscule salle de réunion aux Olympiades.

Maud est à l'aise, ouf. Tour de table, on oublie vite qui s'est présenté.

je dis : présentons- nous les uns les autres comme à la télé cela permet du "speech élévator", on fait des superlatifs, on met en valeur la personne.

 

ce que j'ai réussi à noter :

 

Sonia mairie, equipe tabula, severine 2r2c

freydefond

pacte de paris

polymorph architectes

eric offredo elu

olivier roquin chef de projet

maria eugenia Mignot chef de projet -cabinet du maire

chef de projet urbain

 

maud présente le projet

15 juin conseil de quartier

remy bovis

jean francois pelissier : élu

line et li phang personnes relais, pas là, et noms très importants

 

Le projet de Maud "ensemble d'un même pas " soit Pari Passu est complexe, mais cela me plait.

la mairie porte son quartier chinois comme un boulet , le fait que l'on puisse pas vraiment construire avec eux, c'est ça qui gêne le maire. Etre là, sans être là.

2R2C qui a l'autorisation de faire ses expériences dans le quartier , mais qui n'a pas de compte à rendre à la mairie, Maria Eugénia Mignot du cabinet diu maire s'en plaint.

 

Les jeunes architectes Polymorph qui bâtissent par là dessus un conte imaginaire.

les artistes largués, ils ne comprennent pas bien à quoi ils servent.

le Maire adjoint pense : cela ne peut pas être pire. On verra bien.

Freydefont : il vient faire une enquête par là dessus.

Rajoute deux vidéastes. obligé. La juene cahrége de mission Morane Le gallic.

Rémy Bovis, le sauveur de Delanoe, assez dans son élement, montant au filet dès que l politique veut le mettre en difficulté.

T'as encore l'homme chargé d'un super audit que tout le monde attend depuis 4 ans, le chef de projet de rénovation du quartier Olivier Rocquin, qui a l'oeil noir.

 

et les deux permanents du développement culturel qui sont absents, tiens tiens pourquoi donc.

 

 

 

 

 

 

Le texte qui nous annonce :

 

Si vous êtes témoin vendredi et samedi de scènes surprenantes et inhabituelles dans votre quartier, nous vous demandons de bien vouloir le signaler à  « la boutique des évènements surprenants »  qui saura y donner bonne suite.

En effet,  des indiscrétions nous font penser que vendredi   le 23 juin et samedi  24 juin entre 10 H et 17 H 30  des individus  pourraient bien de tenter de déstabiliser la vie des clients du centre commercial.

Ayez l’œil bien ouvert, ces individus ne sont pas dangereux, mais peuvent créer des perturbations dans les esprits. 

La meilleure façon de résister sera de regarder tout ça avec humour, de regarder la vie en farce.

 

Jeudi 22 juin. Bigre on s'installe

 

Une brigade dite de plasticiens (Ares, Pancho, Samy, Julie) transforme un vrai lieu à l'abandon en boutique des évènements surpenants.

 

Hervée a enfin retrouvé sa chatte dans les dédales de l'arrière boutique.

On fait une sorte de prise de température avec nos "rouges"

 

La brigade a appris à dire bonjour et au revoir en chinois.

 

regarde l'air ravi de cette femme. Mais ravie ! Oui, toujours le même phénomène. L'intervention crue, directe sur les gens qui ne sont pas du public, ils ne sont pas là pour ça.

D'énormes rumeurs circulent dans toute la galerie marchande.

Beaucoup de sourires émouvants.

 

Le texte qui nous annonce :

 

Si vous êtes témoin vendredi et samedi de scènes surprenantes et inhabituelles dans votre quartier, nous vous demandons de bien vouloir le signaler à  « la boutique des évènements surprenants »  qui saura y donner bonne suite.

En effet,  des indiscrétions nous font penser que vendredi   le 23 juin et samedi  24 juin entre 10 H et 17 H 30  des individus  pourraient bien de tenter de déstabiliser la vie des clients du centre commercial.

Ayez l’œil bien ouvert, ces individus ne sont pas dangereux, mais peuvent créer des perturbations dans les esprits. 

La meilleure façon de résister sera de regarder tout ça avec humour, de regarder la vie en farce.

 

Jeudi 22 juin. Bigre, on s'installe

 

Une brigade dite de plasticiens (Ares, Pancho, Samy, Julie) transforme un vrai lieu à l'abandon en boutique des évènements surpenants.

 

Hervée a enfin retrouvé sa chatte dans les dédales de l'arrière boutique.

On fait une sorte de prise de température avec nos "rouges"

 

La brigade a appris à dire bonjour et au revoir en chinois.

 

regarde l'air ravi de cette femme. Mais ravie ! Oui, toujours le même phénomène. L'intervention crue, directe sur les gens qui ne sont pas du public, ils ne sont pas là pour ça.

D'énormes rumeurs circulent dans toute la galerie marchande.

Beaucoup de sourires émouvants.

 

 

Vendredi 23 juin

 

Sur papier, cela s'imposait, le regard des pauvres, des réfugiés.

Mais c'est vrai que c'est violent. Trop violent, mais comment faire rire ?

Les réactions sont gentilles, des gens proposent leurs services, d'autres apportent du pain, par contre les commerçants de la galerie ne rient pas du tout. Ils parlent de profanation du lieu.

mais bien sûr les supermarchés sont des cathédrales interdites aux pauvres.

 

Les gardiens des tours affolés se sentant envahis appellent la police, qui sera très contente de savoir que ce n'était que du théâtre.

L'après midi on décide d'être plus soft, mais notre espace de liberté diminue

 

On nous fait savoir gentiment que ce n'est pas ça qu'ils attendent de nous, alors qu'ils ne sont même pas les commanditaires, mais ils sont chez eux.

Le double -caddie ne fait pas rire du tout. (à part les caissières). On nous l'interdit pour raison de sécurité.

Dernière performance de la journée.

 

 

SAMEDI 24 juin

On aura fait en tout 16 évènements surprenants

 

EVENEMENTS SURPRENANTS

 

Suite à quelques remarques de la direction, nous décidons de faire le tour de la galerie marchande.

"nous sommes le théâtre, êtes vous gênés, voulez vous que l'on continue "?

Tous les avis concordent, il faut continuer, très bien etc. sauf le maroquinier, qui lui se plaint , n'est pas content, trouve tout choquant, et est allé porter ses griefs à la direction.

Moi qui faisais déjà mille théories sur la dictature du commerce...

 

On lance 4 mariées perdues

 

 

On a déjà souvent décliné le thème de la mariée perdue, mais jamais dans une galerie marchande.

 

Thème fabuleux, la "mariée perdue" attire toujours la sympathie. Tout le monde commente, un grand bruissement envahit la galerie. Les vigiles font de la pédagogie " Madame, une mariée perdue, bon ça passe, mais 4 !il y a un truc".

Une commerçante sort de sa boutique : "j'ai beau être prévenue, cela fait tout de même peur".

On lâche les garçons qui nous font des numéros physiques extrêmes, ils courent à toute vitesse, remontent les escalators à l'envers. Une vraie folie s'empare de la galerie.

les rencontres se font acrobatiques, les gens applaudissent ici ou là.

 

et puis on s'amuse avec toutes les intrigues possibles, dont évidemment le couple à 3, les garçons sont épuisés.

 

 

Génial s'exclament certains. Quant au commerçant de sandwiches grecs, il offre le gros sandwich à Pancho, m'offre une salade de fruits et dit à Gaetan : "Monsieur, je savais que tout était faux, on m'avait prévenu, eh bien malgré tout j'ai cru que c'était vrai".

Pour moi c'est une phrase hyper-importante, cette relation faux/ vrai.

Je tente un nouveau métier "le donneur d'argent", le philanthrope. Prometteur. Un chinois m'aide beaucoup, car il demande aux gens de se méfier sous pretexte que personne ne donne de l''argent comme ça sans arrière pensée. "Attendez la seconde partie, dit -il au petit cercle qui s'est formé.

 

 

Naël, vidéaste et Rémy Bovis de 2R2C. Une bien belle collaboration avec eux ainsi qu'avec Maud le Floch, sans oublier l'incomparable Morgane le Gallic qui s'est dépatouillé de mille problèmes délicats.

On termine par deux tabula rosa... un jeu autour d'un plan du quartier, où on laisse l'imaginaire délirer, et des architectes pourraient en tirer quelque chose.

 

Comment évaluer ces journées ?

Moi j'aime bien jouer sur la peau même de la ville, à cru, là on a les gens, leurs formidables reflexions , leur vie, leur drôlerie, les personnages du quartier, Anna Cheval, aux yeux pétillants, le Francesco Garonne qui dit qu'il est fasciste.

Ces halls de supermarché sont -ils les derniers lieux de rencontre de la ville ?

 

Tous ces regards étonnés, stupéfaits, les gens qui se demandent...j'aime bien ça.

 

A quoi ça sert ? A court terme on ne peut pas le dire, c'est un lent massage.

Oui, à quoi ça sert ? Les gens veulent savoir . Sommes nous les espaces verts de la pensée ? Des dérideurs, des dérangeurs publics. A quoi ça sert, ce qui ne sert à rien ?

 

Trop tôt. Tous ces gens là sont en manque de contacts, de rires, de spectacles vivants. Le vieux fasciste italien qui était démocrate avant 1981, nous explique sa vie, de l'appartement, il va au bureau de tabac où il joue, puis revient à l'appartement, c'est sa vie. Il se nourrrit de lieux communs qu'il prend à la télévision, ne parle jamais à personne. Là il est allé déversé un peu de haine sur Pari Passu et sur nous, mais on sent bien qu'il faudrait fort peu de choses pour que sa haine s'inverse. Eh bien, cela ne servirait qu'à faire bouger cet homme au demeurant très sympathique, cela serait déjà très important.

 

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SAMEDI 24 juin

On aura fait en tout 16 évènements surprenants

 

EVENEMENTS SURPRENANTS

 

Suite à quelques remarques de la direction, nous décidons de faire le tour de la galerie marchande.

"nous sommes le théâtre, êtes vous gênés, voulez vous que l'on continue "?

Tous les avis concordent, il faut continuer, très bien etc. sauf le maroquinier, qui lui se plaint , n'est pas content, trouve tout choquant, et est allé porter ses griefs à la direction.

Moi qui faisais déjà mille théories sur la dictature du commerce...

 

On lance 4 mariées perdues

 

 

On a déjà souvent décliné le thème de la mariée perdue, mais jamais dans une galerie marchande.

 

Thème fabuleux, la "mariée perdue" attire toujours la sympathie. Tout le monde commente, un grand bruissement envahit la galerie. Les vigiles font de la pédagogie " Madame, une mariée perdue, bon ça passe, mais 4 !il y a un truc".

Une commerçante sort de sa boutique : "j'ai beau être prévenue, cela fait tout de même peur".

On lâche les garçons qui nous font des numéros physiques extrêmes, ils courent à toute vitesse, remontent les escalators à l'envers. Une vraie folie s'empare de la galerie.

les rencontres se font acrobatiques, les gens applaudissent ici ou là.

 

et puis on s'amuse avec toutes les intrigues possibles, dont évidemment le couple à 3, les garçons sont épuisés.

 

 

Génial s'exclament certains. Quant au commerçant de sandwiches grecs, il offre le gros sandwich à Pancho, m'offre une salade de fruits et dit à Gaetan : "Monsieur, je savais que tout était faux, on m'avait prévenu, eh bien malgré tout j'ai cru que c'était vrai".

Pour moi c'est une phrase hyper-importante, cette relation faux/ vrai.

Je tente un nouveau métier "le donneur d'argent", le philanthrope. Prometteur. Un chinois m'aide beaucoup, car il demande aux gens de se méfier sous pretexte que personne ne donne de l''argent comme ça sans arrière pensée. "Attendez la seconde partie, dit -il au petit cercle qui s'est formé.

 

 

Naël, vidéaste et Rémy Bovis de 2R2C. Une bien belle collaboration avec eux ainsi qu'avec Maud le Floch, sans oublier l'incomparable Morgane le Gallic qui s'est dépatouillé de mille problèmes délicats.

On termine par deux tabula rosa... un jeu autour d'un plan du quartier, où on laisse l'imaginaire délirer, et des architectes pourraient en tirer quelque chose.

 

Comment évaluer ces journées ?

Moi j'aime bien jouer sur la peau même de la ville, à cru, là on a les gens, leurs formidables reflexions , leur vie, leur drôlerie, les personnages du quartier, Anna Cheval, aux yeux pétillants, le Francesco Garonne qui dit qu'il est fasciste.

Ces halls de supermarché sont -ils les derniers lieux de rencontre de la ville ?

 

Tous ces regards étonnés, stupéfaits, les gens qui se demandent...j'aime bien ça.

 

A quoi ça sert ? A court terme on ne peut pas le dire, c'est un lent massage.

Oui, à quoi ça sert ? Les gens veulent savoir . Sommes nous les espaces verts de la pensée ? Des dérideurs, des dérangeurs publics. A quoi ça sert, ce qui ne sert à rien ?

 

Trop tôt. Tous ces gens là sont en manque de contacts, de rires, de spectacles vivants. Le vieux fasciste italien qui était démocrate avant 1981, nous explique sa vie, de l'appartement, il va au bureau de tabac où il joue, puis revient à l'appartement, c'est sa vie. Il se nourrrit de lieux communs qu'il prend à la télévision, ne parle jamais à personne. Là il est allé déversé un peu de haine sur Pari Passu et sur nous, mais on sent bien qu'il faudrait fort peu de choses pour que sa haine s'inverse. Eh bien, cela ne servirait qu'à faire bouger cet homme au demeurant très sympathique, cela serait déjà très important.

 

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