MES CRITIQUES 2008
L'exercice de parler d'un spectacle est de plus en plus périlleux. J'apprends que certains programmateurs viennent lire avec intérêt cette rubrique pour avoir des avis dissonants sur tel ou tel spectacle qu'il décident de ne pas prendre après avoir lu mes réticences. Or je ne veux pas servir de filtre.
Bien sûr je ne me gêne pas avec les Cies en vogue qui ont 300 dates d'avance, comme Joël Pommerat, mais sur les artistes plus fragiles, je fais gaffe, je zappe quand vraiment rien ne m'a accroché. (JL)
DRAMUSCULES/ LA COTONNIERE. LURE 28 AVRIL 2008
C'est toujours délicat de parler d'une avant- première. On sait à quel point deux ou trois réglages suite à un premier contact avec le public peuvent transformer un spectacle.
Sophie Kordylas a bien réglé l'ensemble. Les six comédiens sont à l'unisson. Les images sont efficaces.
Les textes sont écrits comme des partitions musicales.Les comédiens sont traités dans un style marionnettes.
En sortant je me fais la reflexion suivante : mais elle dit quoi cette pièce ? Que les nazis sont méchants ?
Bien sûr je sens que la pièce voudrait nous faire rebondir sur la France d'aujourd'hui. On y pense un tout petit peu par moments. Mais ce n'est pas encore évident, car la France n'est pas nazie.
Parfois on se demande s'il ne vaut mieux pas écrire nous -mêmes ce que nous avons envie de dire, car même si l'auteur autrichien a de la notoriété, il n'est pas automatiquement aussi incisif que nous le voudrions. J'ai sans arrêt ce problème avec les auteurs.
Brecht règlait ce problème facilement, il volait les auteurs et ré écrivait à sa manière, il disait qu'il ne fallait pas se laisser intimider par les classiques.
Je pense que la pièce, une fois rôdée, va trouver un souffle plus dévastateur. Disons que je n'ai vu que la première couche, la pièce pas terminée, c'est toujours le danger des avant premières.
" il ne faut pas goûter la soupe lorsqu'elle n'est pas encore assaisonnée".
Bourg Saint Andéol. la Cascade. nouveau lieu des Nouveaux nez. le 11 avril. Paysage sous surveillance de Heiner Müller. Mise en scène Alain Simon.
Il y a une idée excellente, et qui tient bien.
Un clown dialogue avec Heiner Muller. Felix Tampon débarque avec toute sa naïveté, il est inquiet, l'autre "sérieux " lui fait peur. Oui Heiner Müller la coqueluche de tous les faux intellectuels français.
Car il y a en littérature de sacrées erreurs de casting. Ce type est illisible, quand tu saisis une phrase toutes les quatre pages qui t'accroche, tu peux être content.
Mais dès qu'on parle d'Heiner Müller, prenez l'air sérieux de vous y connaître, comme pour René Char, ou comme pour les grands vins.
Qui oserait dire que c'est nul et pas intéressant ?
Or tout le monde sait aujourd'hui que les vins qui mettent à genoux les spécialistes sont parfois frelatés, c'est arrivé à Beaune. Voilà, et dans les cercles d'intellectuels on aime hisser au pinacle des valeurs qui nous distinguent de la masse.
C'est formidable comment Tampon se moque de Müller en le décortiquant, et en fait il finit par le mettre en valeur.
Mais voilà, à un moment le clown se dit "assez de bêtises", et il nous entraîne dans un de ces tunnels qui tuent le théâtre. Adieu humour, adieu auto- dérision, on dit le texte, on montre qu'on est du monde de la littérature nous aussi les clowns,
IL y en a marre d'être complexés par les tenants du théâtre subventionné, qui nous font culpabiliser de faire rire et de plaire au public comme si faire rire c'était s'appeler Bigard ou TF1.

Alain Reynaud nous fait des gags d'anthologie, des scènes d'étonnement magnifiques devant la littérature, mais veut montrer à la fin qu'il fait partie du cénacle de ceux qui citent Heiner Müller le soir.
Moi j'assume que le théâtre c'est tout sauf de la littérature, mais cela n'empêche pas les textes bien sûr, mais à condition de leur tordre le cou.
Maintenant il faut carrément montrer les dents à ceux qui depuis 30 ans transforment le théâtre en monument d'ennui, ceux qui pendant des années coupaient allègrement les scènes de danse et de chant du Bourgeois Gentilhomme à la Comédie Française. Ceux qui croient jouer la tragédie grecque en oubliant que cela se jouait au milieu des viandes qui grillaient dans une ambiance festive.
Allez, transformez nous un tout petit peu la fin, pas grand chose, quelques respirations comiques au milieu du tunnel, et vous aurez un très grand spectacle.
A part ça, le lieu est magnifique, avec son cloître, une heure après le spectacle tout le monde était encore là à deviser. Alain Reynaud, et Claire Peysson ont de la ténacité. Quinze ans, ça leur a pris pour monter cette maison du clown. Un vrai projet de vie.
MAUSER DE HEINER MULLER. MATHIAS LANGHOFF. ENSATT. 10 AVRIL 08. LYON
J'y vais parce que Suzanne Sebo (élève scénographe) me prévient, j'y vais parce que Langhoff est pour moi un homme de théâtre juste, dont j'estime les dire et les actes. C'est un ancien collaborateur de Brecht, et je me suis dit Beno Besson est mort sans que je lui parle, et puis aussi je veux voir cette école, la seconde de France après le cons' et la tête des élèves.
Plusieurs miracles ce soir :
-J'arrive à l'heure, alors que c'est très loin de la Part Dieu, je remonte de Marseille, spécialement.
- D'une école d'acteurs, où l'individualisme et la marche forcée vers la carrière sont le pain quotidien, il réussit à former un collectif uni où l'on sert le spectacle et non soi même.
- Il fait précéder le spectacle d'un avant jeu, d'une mise en scène de l'accueil, et le spectacle est suivi d'un borsh servi par les élèves dans une espèce de tente cabaret, assez agréable, avec musique slave et slam.
Je ne vais pas encore dire à quel point Heiner Muller me semble mauvais comme auteur, il est abscond, mais Lanhghoff le rend clair, et fait comme Brecht , il ne se laisse pas intimider par le texte, qu'il triture dans tous les sens, et dont il se sert comme matériau de base.
Langhoff sort la panoplie du parfait Brechtien : jeu non psychologique, choeur parlé, agitation de pancartes, chansons distancées.
Mais attention ce n'est pas du clonage, tout est réinventé.
Il y a des danses sauvages, ça bouge sans arrêt, ça a du souffle ...
Je suspends ma respiration, je ne décroche pas une seconde.
Pas moyen de dormir, puisque le public est invité à psalmodier le choeur.Il a reçu des cahiers en conséqence.
Pour que l'on comprenne bien, les morales sont répétées sans arrêt, écrites au mur etc.
" Pour que quelque chose advienne, il faut que quelque chose parte"
"L'herbe nous devons l'arracher, afin qu'elle reste verte"
Le sujet est simple : pour faire la révolution, il faut tuer, mais celui qui tue sera tué juste après.
Je dis à Areski, tu dois compendre ça toi, ton père était au FLN ?
Question grave : est ce de l'archéologie ? Est ce du vieux théâtre ?
Personnellement je dis : c'est de ce théâtre que nous avons besoin, pas de l'autre.
Oui, mais la diversité culturelle, t'en fais quoi ? Mon cul la diversité, tout est carrément géré par une dictature du goût, Langhoff ne s'est pas laissé laminer.
NOUS NE NOUS ETIONS JAMAIS RENCONTRES
La Cité. Maison de théâtre.Marseille. 4 avril 2008
C'est une première esquisse.
Cinq jeunes : Daouda, Marion, Nicolas, Chloé, Mehdi et Belinda
Cinq comédiens s'emparent des paroles et des corps de ces jeunes : Hugues Fesneau, Karine Fourcy, Patrick Servius, Henry Valenci, Josette Lanlois.
C'est fait avec pudeur et finesse, avec gravité aussi. C'est bien fait. Le défaut pour l'instant c'est l'empilement de textes pendant 1 H 45. Or ces textes ont une tranquille beauté, mais on ne sent pas encore la colonne vertébrale.
On va me rétorquer que c'est parce que j'ai décroché par moments, mais j'ai décroché parce que ce fil rouge qui devrait me tenir en haleine n'est pas encore bien apparent.
Pour l'instant, cela fait "oratorio" c'est une sorte de musique des mots un peu lancinante. On a des jeunes à l'aube de leur vie qui vont essayer de la construire.
Le metteur en scène Michel André ne se fait pas trop de soucis, car ce qui le passionne, c'est la riche aventure que constitue ce lien qu'il entretient depuis deux ans avec ces jeunes.
Puisque c'est une esquisse, et que je suis le plus mauvais spectateur qui existe, je peux exprimer où se trouve mon insatisfaction.
a) Les personnages sont dans un espace abstrait, un no man's land, tout réalisme semble banni. C'est un style, certes mais dont l'austérité peut finir par ennuyer.
b) On aimerait savoir pourquoi ces personnages décident de faire leurs confidences au public, ou pourquoi ces gens de théâtre font leurs investigations.
c) Et puis j'aurais besoin après avoir écouté ces jeunes d'une espèce de point de vue général. ça dit quoi que je ne sache déjà ?
Le public discute longtemps sur le trottoir, c'est un petit week- end de rencontre sur le thème des écritures du réel. Il y aussi un film de Florence LLoret sur Euro Méditerranée, une esquisse de laurence Février, des lectures de P .Laupin, plein de discussions puisque Roméas le rédacteur en chef de Cassandre est un invité officiel.

Voici Daouda, le slameur et le comédien qui lui a emprunté son personnage. Daouda est venu trois fois se regarder. Il a 17 ans, il écrit des slams, il n'est pas peu fier de ce qui lui arrive.
Evidemment, Michel André n'est pas le seul à pratiquer ce théâtre issu de la parole des gens. Certains réécrivent les entretiens à laur manière comme Minyana, ou Joël Pommerat.
D'autres développent les gestuelles et tricotent les entretiens comme la Jacquerie, qui a fait quasiment 6 spectacles basés sur la parole des habitants.
Dominique Ferré est allé retrouver les ouvrières de Lip, et Charles Piaget. Fornier réinterprétait avec brio Piaget. Des dizaines de compagnies ont joué les entretiens de la "Misère du Monde " de Bourdieu.
Lajara ou la compagnie "Gravitation" font carrément jouer les gens eux mêmes,
Le théâtre s'était tellement éloigné de la réalité quotidienne, que ce retour à la case départ et naturelle du théâtre est passé comme innovation.
Le problème, c'est que certaines compagnies ont fait de ce style de théâtre un fond de commerce, un procédé. "je collecte les paroles et rejoue les habitants de votre ville" est il écrit dans les dossiers de promotion.
HODJA
Choeurs de babiole pour un manipulateur singulier
mise en scène Ilka Madache. Cie les singuliers
avec Vincent Berhault.
25 mars 08 Maison des Métallos Paris
Pourquoi j'y vais ? Ilka a un regard de braise, je sens tout un monde enfoui en elle. Je ne me trompe pas, elle ne se gêne pas pour passer plein de messages. D'abord elle se fiche des goûts à la mode, sa compagnie s'appelle "les singuliers". Sur scène tout un fatras. Et le spectacle est organisé comme le désordre de nos esprits. On dirait une chambre de gosses.
Donc ça parle d'un personnage populaire Hodja , une espèce de philosophe populaire. Et c'est un jongleur qui va nous raconter qui est Hodja. Il a un bon personnage, avec des côtés Darry Cowl, peu à peu il est Hodja. Il se contorsionne, manipule des balles et plein d'objets. Il se perd dans son propre décor, nous perd, nous retrouve. Parle le turc, le français, l'anglais. On ne perçoit pas la construction, ça divague. D'un seul coup on perd le fil, il accroche ses propres photos à un fil tout en jouant pour une caméra.
Là franchement, on se demande ce qui se passe. Est ce que c'est Hodja le sujet ou le narcissime de l'acteur ? Je ne sais plus s'il parle toujours d'Hodja. C'est bizarre. Cela ne se raccroche à rien de connu. On est dans l'absurde. Tout le théâtre est devenu tellement aseptisé que devant un objet si peu indentifiable, on se met à avoir de l'anxiété. Mais bien sûr, c'est une rue d'Istambul, le grand bazar. ça parle de la vie qui existe encore dans ces villes d'orient ! Ouf me voilà rassuré.
je pense que c'est un spectacle qui mérite une longue décantation. Ilka est de la famille de Marjorie, la famille du TROP. Tout afflue en elle, elle n'arrive plus à ranger, et ça dérange.
Mais justement , est ce que nous ne sommes pas toujours en train de dire que le théâtre doit déranger ?
CAF. COMEDIE
AMERE FAMILIALE
8 MARS. AUDINCOURT. 3 ORANGES
Par le théâtre du Coin
d'après des textes de Joël Pommerat
Mise en scène : Sophie Bolle Reddat
avec Stéphanie Armanetti, Muriel Bréa, Marc Buliard, Anne Laure Droz Vincent, Pierre Girin, Françoise Kurtz, Christophe Payen
J'ai déjà vu une fois du Pommerat par sa propre compagnie aux Bouffes du Nord. voir critiques 2007
Là c'est sans prétention. On entend bien les textes, ils sont dits sincèrement, on est acrroché à ces histoires de famille, on sent que c'est du vécu, et cela renvoie bien au mal vivre du monde qui nous entoure.
Les intermèdes sont un peu nunuches.
L'après spectacle est agréable. Les lumières chaleureuses.
Le théatre du coin existe sur Montbéliard depuis une quinzaine d'années. Animée jadis par Jocelyne Ricci qui venait de chez Bigel.Cette dernière a rendu son tablier pour faire professeur d'école.
Le Coin reçoit une petite subvention de 1500 €. A toujours pratiqué un théâtre exigeant et a son petit public.
WOMEN 68 MEME PAS MORT
15 février Lavoir Moderne
Nadège Prugnard (mise en écriture et texte)
Interprètes du spectacle : Jean-Louis Debard
Pierre-Marius Court
Bruno Boussagol
Création lumière : Bruno Boussagol
Autre(s) distribution(s) : Conception et réalisation Bruno Boussagol
Look Marie Caup
Boussagol a commandé la pièce à Nadège Prugnard.
La compagnie Brut de béton est de Clermond Ferrand. Le sujet, c'est Mai 68, mais Nadège n'y était pas- trop jeune- alors Boussagol l'a alimenté de ses souvenirs.
3 comédiens grossièrement déguisés en femmes de 72 ans se souviennent de 68
Le texte est débité comme un impétueux torrent, c'est du verbe en rafale, des salves d'éjaculation verbales. Je trouve ça beaucoup mieux que le concert de Slam fadasse auquel j'ai assité la semaine dernière. L'écriture est hargneuse.
Ce qui est important c'est cette santé, cette rebellion qui souffle encore dans le corps de ces 3 femmes. parfois le verbe laisse place à des chansons, et on se dit "Mais ils chantent bien" , ce qui est rarement le cas pour des comédiens.
Pas de place pour la nostalgie, le texte raconte 68 par le souffle, c'est épique au sens brechtien du terme.
A la toute fin, Jean Louis debard, l'un des 3 chante Léonard Cohen, et c'est d'un seul coup toute la mélancolie et la poséie de cette époque qui envahit la salle.
Bien sûr, la Drac a coupé les robinets de cette compagnie trop atypique, cet oratario est en même temps un appel au secours. Bruno espère que la commémoration du quarantième anniversaire de 68 le sauvera du naufrage.
5 février. Slam et souffle
Palot. Montbéliard
Fred Nevchehirlian. Istavan Busa
Cent personnes. debout.
Istavan parle très vite en hongrois, c'est impressionnant. Nevchehirlian a fait beaucoup de stages dans le pays de Montbéliard. de nombreux collègiens sont présents.
je reste froid , j'aime trop les textes forts pour rentrer là dedans.Les textes me paraissent relever du niveau des ateliers d'écriture. C'est dommage, bien sûr le slam c'est de l'oralité. Mais tout même
Tout le monde est ravi
A Midsummer Night'dream
Footsbarn
26Janvier/ Cartoucherie.
Franchement jubilatoire. Deux heures tambour battant. C'est en anglais, mais surtout ça joue...Les masques sont splendides et lmes acteurs aussi.
Paddy Hayter dans Lysander est vraiment à hurler de rire et Demetrius aussi, (Vincent gracieux je pense).
Le chapiteau est plein.
le spectacle est une reprise complète d'il ya 17 ans, où il avait été joué 400 fois.
J'admire l'entreprise, les camions le chapiteau, la vie en caravane.
Du vrai sacerdoce.
mais à chaque fois je me dis ça, quand le théâtre fait du théâtre, avec la tradition ludique, avec du jeu, du rythme, de la simplicité c'est splendide.
mais bien sûr ce n'est pas la tasse de thé des conseillers théâtre qui ont diminué il y a deux ans de 30% cette équipe.
13 janvier 2008 A la Cigale
Looking for Mr Castang
Edouard Baer et sa troupe
Les places sont à 32 et 64 €.
Tout le monde veut voir ça.
Tous les ingrédients y sont, on sait que l'on ne va pas s'ennuyer. 14 comédiens endiablés dans une revue menée par Edouard Baer.
Le grand Fred Toush a la bonne idée de m'inviter. Aubaine.
Baer est tristounet, à peine drôle, en service mimimum. Pour ne pas faire grand Mezzé, il a lié différents numéros par une trame insipide, un fil rouge assez mou, l'histoire de l'acteur convoqué à Hollywood.
Heureusement les comédiens sont là et assurent, mais avec leur meneur totalement plombé, on reste avec un âcre goût dans la bouche.
Fred Toush tient la route, Arnaud Aymard (Paco) fait des recherches bizarroïdes entre le chien et le pygmée, et une fille manie le fouet à merveille. Il y a quelques beaux tableaux d'ensemble qui iront bien aux folies bergères où ils vont continuer de jouer.
Mais il restera pour moi le souvenir d'une mayonnaise qui n'a pas pris.
N'empêche que le public fait cinq rappels, et que la boîte de Production Corrida s'en sortira.
13 janvier 2008. A L'ECHANGEUR DE BAGNOLET
EX ONOMACHINA
Régis Hebette
C'est l'expansion du lieu qui est fêté en ce grand jour. Du monde, de la ferveur, une vraie équipe qui se bagarre et qui existe appuyée par une soixantaine d'amateurs.
Une petite phrase dans le programme "toute idée claire est une idée morte" . Antonin Artaud.
Moi qui suis pour l'accessibilité, et aller du compliqué au simple, j'attends de voir.
En fait c'est compliqué mais clair. 3 personnages doivent trouver les bons mots pour annoncer l'ouverture du lieu, et il y a un traitement assez cohérent de la langue. Evidemment on pense à Michaux et Gherazim Luca, mais c'est porté par des vrais personnages qui donnent toute l'humanité du texte trituré et cassé.
Pascal Bernier, Sylvain Dumont et Majida Ghomari sont vraiment excellents.
Au niveau esthétique il y a une touche Hirshorn que j'adore. (Aller vers le moins bien)
