GOURMANDISIAQUE

ex QQlinaire.

Nouvelle création. gourmandise et sexe.

L'élaboration sous forme de crashes tests.

première mouture du texte élaboré au lieu noir de Sète

Dernière mouture du texte. Amiens. fév 08


Un RV chez les experts en haute gourmandise à Plaisir. LENOTRE 30 avril 2008

Nous déjeunons avec un MOF (Meilleur ouvrier de France). Il nous conseille 2 recettes de son invention. Les queues de langoustine à la polenta réglissée et le magret aux carottes mélangées avec du pain d'épices.

 

 

 

LILLE. Maison folie Moulins. 1er avril 2008. crash test N° 11

 

Les maisons folies datent de Lille 2004, c'est un concept de Didier Fusillier.Rudement jolie et bien restaurée, nous sommes dans une ancienne brasserie.

Le directeur s'appelle jean baptiste Haquette. Sympathique. nous logeons dans un loft sur le lieu même de la maison folie. Pratique. il y a même un ascenseur.

Le spectacle est proposé à 3 €, et depuis 3 jours nous mémorisons le texte.

 

Nous jouons à l'intérieur pour des raisons de commodité et de climat. La première conclusion sûre et certaine, c'est que ce spectacle ne vaut rien à l'intérieur.

Nous ne savons pas encore assez le texte, mais nous avons fait une conduite cuisine qui n'est pas trop mal. il ya une quarantaine de personnes parmi lesquelles Patricia Kapusta ( la femme de Defaque) et Thérèse Berger (région).

Notre prestation n'est pas des meilleures.

C'est un moment difficile de la création mais qui n'est pas encore jubilatoire ni fou. Nous n'arrivons pas encore à jouer. Nous souffrons.

Hervée culpabilise de présenter ce brouillon à du public qui se croit à un vrai spectacle.

Début de la construction de notre boutique ambulante, par les Bains douches. Scénographie Claude Acquart. 30 mars 08

 

25 avril. ça avance. livraison le 10 mai 2008

 

 

 

 

 

 

 

 

 

AMIENS. LE HANGAR. FABRIQUE DES ARTS DE LA RUE. RESIDENCE DU lundi 28 janvier au samedi 2 février 2008

Au n° 443 de la Rue saint Maurice, à Amiens, on trouve les ateliers municipaux.

"Fête dans la Ville" offre aux compagnies un spatieux lieu de résidence, un immense hangar.

A l'étage, des bureaux bien chauffés, la Wifi, tables, chaises. Au rez de chaussée, une cuisine équipée, sauf en plat à mettre au four.

On arrive à 10 H , on repart à 22 H, cinq jours de suite. Franchement, des conditions idéales.

Philippe Macret est aux petits soins.

Nous sommes 3 : Hervée de Lafond, Valérie Moureaux et moi Jacques Livchine, castré par ces femmes qui veulent le pouvoir, le plaisir etc.

On écrit, on écrit, on lit, encore et encore de nouveaux ouvrages sur les relations sexualité/cuisine.

A force de parler de libido, et de jouissance gustative, on finit par être totalement frigide.

Crash test au centre ville. Il fait très froid, 1°C. C'est dur, mais on voit poindre le spectacle. Le crash test est laborieux, on a trop de texte, on ne le sait pas, on lit. On a rajouté une recette aux truffes, on synchronise mal cuisine et texte.

L'écriture est pratiquement terminée. Maintenant il nous faut la baraque foraine, le par coeur, que l'on puisse mettre en scène et jouer.

 

Crash test N° 10 : il fait 1°C, mais il ne neige pas. Les gens sont frigorifiés. Nous sommes lents et laborieux.

l'apothéose, la libido d'Odile est à son apogée.

Le casse -tête du chargement. Hervée a voulu prendre sa 406, parce que 628 kms de Boxer, ça épuise.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

AUDINCOURT SALON DES VINS 2 décembre 2007

Crash test N° 9

 

Pathétique.

Personne, pas d'ambiance. Anthipathie partout. Mais c'est un contrat, il faut jouer. Tu commences, il n'y a personne, tu parles, les gens ne se retournent pas.

Finalement autour de Mélanie des sandales d'empédocle, 3 , 4 personnes se rassemblent et écoutent en souriant.

Apprentissage du cunilingus sur mangue

 

Nous ramons, nous ramons.

Et pourtant peu à peu, ça prend, vers la fin.

La libido de nos deux barons monte, et monte.

Catherine Fornal, Odile, nous fait une belle fin, elle enduit de chocolat Sylvain, s'installe sur lui et le lèche en poussant des petits cris amoureux.

 

Ils passent carrément sur la table, c'est sauvage, c'est primitif, c'est de la libido incontrôlée.

Valérie nous hurle quelques cris de plaisir en faisant monter sa chantilly.

 

Pendant ce temps, je m'occupe avec mon accordéon de cette Caroline d'Audincourt les grands bois.

Donc nous avons une action multiple avec 3 points d'orgasme.

Odile court après son partenaire dans les travées en hurlant.

Quelques applaudissements des 5 personnes ayant suivi cette affaire et rangement pendant deux heures.

 


 

DIJON LE JOUR LE PLUS BON. 1er Décembre.

C'est une fête organisée par la Cie 26 000 couverts qui occupe une caserne rue du 26 ème dragon à Dijon.

29 artistes ou compagnies peuvent s'exprimer comme elles en ont envie à condition que cela ne soit pas un spectacle en exploitation.

Le thème est l'hiver.

Alors il y a plein d'idées. Ce qu'il y a surtout ce sont des gens qui ont tous un point commun : ils aiment 26 000. Par extension, ils aiment les amis de 26000.

Nous décidons donc de continuer notre chantier sur cuisine et érotisme mais en libre improvisation sur le thème suivant :

Nous sommes 2 , Valérie et moi. (Hervée inaugure le nouvel abattoir de Calais, le Channel).

Il s'agit de tenir quatre heures.

 

Scénario très classique. On invite 3 célibataires à goûter notre cuisine excitante, et l'idée c'est qu'il terminent le réveillon par une magistrale masturbation.

 

Voilà nos impétrants à libido zéro. Le bonnet rouge on l'appellera MOINS2.

Au centre, Dominique, à droite, Marie. Annie prépare entre autres des coquilles Saint Jacques sur fondant de poireaux à hurler de plaisir.

Et c'est ce qui va se passer.

Le fait de jouer longtemps, nous met en forme.

Les compagnies ont besoin d'expérimenter, et là, le public, amical nous porte magnifiquement.

A part ça : on s'est fait voler à Marseille, nos costumes, mais aussi nos réchauds, tout le matin on court dans Dijon racheter du matériel. merci le président qui devait régler le pb de la sécurité.

 


 

 

MARCHE DE SETE Samedi 24 novembre 2007

Crash test n° 8

Résidence Lieu noir.

On a décidé d'écrire, il y a tout un dosage à respecter entre les mots crus, les envolées lyriques, les explications didactiques. On n'a pas le temps de tout apprendre, on joue texte posé sur la table.

Larderet et Josy ont invité quelques amis. C'est le principe de la mayonnaise, ils vont faire liant. Quelques ménagères viennent regarder. On finit par avoir un petit cercle. C'est limite, mais ça passe. Pas de plainte.

ça avance. On n'a pas terminé l'écriture.

Une petite idée du texte sachant bien qu'une pièce belle à la lecture dit Dario Fo est toujours mauvaise.

 

 

Samedi 10 novembre sur le marché de Cugnaux

N°7

 

Il fait assez frais malgré un bon soleil. On commence vers 10 H 30. les gens n'ont pas assez faim. Là encore, le cercle ne se fait pas, les gens restent deux minutes, ont peur de goûter. Vers 11 H 30 il y a un peu plus de jeunes qui s'amusent. Une paire de personnes regarde de bout en bout, et trouve ça très drôle et se régale manifestement.

Mais voilà que quelqu'un prévient jacques au téléphone, c'est le directeur des affaires culturelles de la mairie : "arrêtez immédiatement c'est un ordre, les gens se plaignent ils sont choqués". Camille Lanos de l'Usine de Tournefeuille qui nous accompagne, doit régler le problème. Bon, une plainte, on rencontre le Maire, pas trop fâché, l'adjoint à la culture dit qu'il n'avait pas compris que c'était sur la nourriture aphrodisiaque, s'il l'avait su, il n'aurait pas donné son aval.

Odile, très chauffée par les mets aphrodisiaques court d'homme en homme sur le marché.

On a encore tout improvisé. Maintenant nous sommes prêts à tout écrire. Nous terminons épuisés. Grosse régie, rangement vaisselle etc et puis on s'est levés trop tôt.

 

 

Vendredi 9 novembre . Crash test n°6

Tournefeuille. supermarché Champion

 

On a décidé de faire le crash test dans un supermarché. Hall glacé. Peu de monde. On teste encore un nouveau scénario, celui d'un sociologue et d'une cuisinière, préparant ensemble un traité de cuisine érotique et qui décident de tester leurs recettes.

 

Hervée est en baronne. Elle joue une habitante de base. On doit d'abord essayer les recettes sur elle. Un habitant du non de Francis la rejoint. On joue dix minutes écrites dont un dérapage d'Annie.

Résultat très net. Il faudra tout écrire, pour régler les dosages entre le langage très cru d'Annie qui n'a poas peur de parler des vulves et des verges, et du sociologue, Jacques, qui replace tout dans l'histoire et la connaissance.

On fait le test du cunnilingus sur une mange, assez drôle.

La clientèle du supermarché regarde de loin cinq à dix minutes, nous ne créons pas de rassemblement.

 

 


 

 

Jeudi 8 novembre. Crash test N° 5

Usine de Tournefeuille (31)

Depuis Lundi, nous lisons, nous lisons, nous apprenons, nous discutons, nous sommes dedans 24 H sur 24.

L'endroit est assez stimulant. Une sorte de grande coopérative de la rue, où une dizaine de groupes se mettent ensemble : le Phun, La Machine de Delarozière, les Thérèzes, etc excellente cusine. Compétence. Nous aimrions bien leur rendre ce qu'ils nous offrent. Cela ne va pas être le cas.

On fait ça à l'intérieur devant une douzaine de résidents de l'Usine. On tente la table du test, c'est l'objet de notre recherche . On assied deux grands témoins.

Ce sera Jean Damien et Mathilde. Ils ne savent pas s'ils doivent réagir ou non, donc décident de rester neutres et insensibles à nos avances culinaires.

45 minutes où nous tournons à vide. les impros sont des serpillères sans eau. Il reste l'écorce, mais la sève du début, l'enivrement s'en sont allés. Douloureux.

mais il faut passer par là. Sauf que c'est toujours la honte de couler devant d'autres pros

Voilà un peu comme on imaginerait le dispositif public, des gens attablés contre notre stand ou notre camion, on ne sait pas encore.

Là c'est une photo que vient de Jema el fna, la fameuse place de Marrakech.

Le grave problème qui me titille, c'est : et le théâtre là dedans , il est où ?

14 octobre 2007 . Crash test N° 4. Audincourt

On a essayé de ranger les questions.

Les gens croient vraiment qu'Annie tient le restaurant "la cuisine coquine " à Paris.

Je fais une petite introduction sur les endmorphines, et la nécessité de prendre du plaisir dans une société où toute prise de plaisir est de plus en plus suspecte.

Quatorze questions à Annie

 

Le but du test, c'est le langage cru. Est il possible de le pratiquer en pleine rue sans provoquer des réactions hostiles. Cela marche, ce n'est pas vulgaire.

je ne voudrais pas que l'on ressemble à ces radios libres où on parle Q sans aucune distance et qui me gênent.

Le maire d'Audincourt est de nouveau là, ça lui plaît vraiment.

Le principal c'est que nous avons du pain sur la planche avant de rendre tout ça théatral.

 


 

 

 

13 octobre 2007 . Crash test N° 3.Audincourt

On introduit un nouveau personnage, l'archétype de l'habitante.

Evidemment, on est en pleine improvisation recherche. On sait juste que c'est une piste juste.

On fait une prestation très brouillonne, on n'assume ni le technique, ni le parler. Nous savons juste que ça intéresse. On a lu tellement de bouquins pas digérés qu'on avance dans le brouillard./

 

 

Toujours le problème de la fin.

 

 

Le magret et la mousse au chocolat ont fait leur effet.

 

La maire d'Audincourt qui assiste à toute la séance ne cesse de me dire "C'est tout à fait remarquable". Comme quoi....

 


 

 

8 septembre. Marseille

essai N° 2 à 1 H du matin au cours de la Nuit la plus pire

Incroyable. Tout le monde croit au restaurant d'Annie à Paris : "la cuisine coquine d'Annie". Les gens réclament sa carte. Je commence par un discours sur la cuisine expérimentale accessible à tous. "Elitaire pour tous". Il ne faut plus subventionner les théâtres, mais les restaurants, et que sur présentation de leur fiche de paie, et contre 10 € les gens modestes puissent goûter notre grande cuisine artistique et culturelle.

Annie part de l'appétit, la faim, qui peut être aussi appétit sexuel, et la voilà qui se lance sans aucune vulgarité, sur les techniques du baiser sur la bouche, sur la taille des verges, le nombre de calories contenues dans une éjaculation, sa libido personnelle etc. le tout en cuisinant ses magrets, ça fonctionne. On termine par l'attaque d'une femme du public sur un homme. On y croit. on doit encore développer sur d'autres sujets. On avance lentement.


 

 

31 août . premier crash test performance sur le thème de la cuisine coquine.

Pontarlier Chateau de Joux. festival "ça se joue au château"

 

Présents : Jacques Livchine, Valérie Moureaux, Natalia Volkovinski, Max Bouvard, Aurelien Pergolési, et Ados Ndombasi, stagiaire de la République démocratique du Congo.

 

 

Une idée qui nous trotte dans la tête depuis un bout de temps.

L'allliance théâtre et cuisine.

Je m'équipe chez Duthilleul aux halles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Valérie Moureaux sera Annie , celle qui tient un restaurant de cuisine coquine à Paris. Nous faisons un premier essai à Pontarlier pour un festival de musique"ça se joue au château".

On a acheté de la petite porcelaine à Paris chez Samie, avenue du général leclerc

On décide de traiter la cuisine sensuelle, la cuisine des préalables à l'amour.

 

Valerie décide de préparer un plat "gourmandisiaque" à partir d'ingrédients naturels supposés être stimulants , lit de céleri, magret de canard, épices diverses.

 

Après les oeufs à la russe, c'est la dégustation de mousse au chocolat qui commence, il s'agit de savoir si ça fait de l'effet.

Sur une femme présente , l'effet est violent. Fin de notre premier crash test.

 


 

GOURMANDISIAQUE. TEXTE D'AMIENS

Gourmandisiaque Amiens  

2 février 2008

Ouverture

Annie : Ainsi vous vous posez des ribambelles de question

Professeur : Qui sont-ils

Annie : que font-ils

Professeur : que cuisinent-ils

Annie : d’où viennent-ils

Professeur : que veulent-ils

Annie : que vendent-ils

Professeur : que nous demandent-ils

Annie :Ainsi je vous le dis, nous vous posez trop de questions

Professeur : vous ne les posez pas à voix haute car vous êtes des gens fort bien élevés

Annie : Mais nous les entendons clairement elles font un boucan d’enfer

Professeur :en vérité je vous le dis, ne parlez pas tous à la fois, laisser nous le temps de vous répondre

Annie : la première réponse est non catégoriquement non

Professeur ; la deuxième réponse est oui, catégoriquement oui

Annie : la troisième réponse est  non, catégoriquement non

Méditation première- Appétit naturel, appétit de luxe 

Mes chers amis,  mon maître à penser Brillat-savarin avait coutume de dire, qu’il y avait d’un côté l’appétit naturel.

Annie : Oui,  c’est quand on a faim quand on a envie de manger, c’est donc de l’ordre du besoin

Professeur :     Oui, Annie mais il existe un autre appétit, l’appétit de luxe qui est de l’ordre du désir.

Annie : vous voulez dire, le plaisir de la table,  avec toute une mise en scène, le plaisir de la table qui peut se terminer sous la table

Professeur :  Annie , je vous interdis d’être triviale, je voudrais que nous expliquions à nos amis ce qu’est la jouissance gustative, le vitalisme gourmandisiaque, la gastronomie transcendantale, la sensation de bien être, la  montée  de l’indice du plaisir,

Annie : comme vous le dîtes si bien, professeur, nous allons discourir sur le sixième sens, le génésique, l’amour physique,  et donc le plaisir amoureux stimulé par la vertu aphrodisiaque de certains aliments.

¨

Professeur :  Oui mes amis, on vous a enseigné la vue, l’ouie l’odorat, le toucher, le goût, mais comme le dit si bien Brillat-savarin, il existe ce sixième sens. Le génésique qui entraîne les sexes l’un vers l’autre, et bien sûr le génésique met en jeu tous les sens.

Annie : bien entendu, dans l’acte d’amour, on regarde, on écoute, on sent, on touche, on déguste, 

Professeur ;  Annie, quel  est l’aliment qui nous pousse le plus rapidement à l’amour.

Annie : le diamant de la cuisine, celui qui pousse irrésistiblement  les êtres humains à se rejoindre. Je vous en ferai la surprise tout à l’heure. Vous verrez à quel point la femme deviendra tendre et l’homme fort aimable. Tuber Mélanosporum

 

Professeur :  Mais avant que nous vous révélions le secret de notre présence ici, faisons une première expérience jubilatoire.

Nous allons vous proposer une des plantes les plus aphrodisiaques, ramenée par Marco Polo sous 4 formes

Annie : sous 4 formes, 3 formes solides, une forme liquide

Professeur :   issue d’une plante vivace tropicale herbacée couverte d'écailles

C’est le gingembre….

Vous sentez actuellement les  quarante molécules anti-oxydantes de notre plante qui attaquent  vos radicaux libres  .

Annie : attention, vous allez maintenant goûter à l’élixir liquide. Vos muqueuses buccales se dilatent très légèrement et vous commencez à percevoir la raison de notre présence ici.

 Professeur

L’action vasodilatatrice agit sur les organes de votre  bas-ventre,   . 

Annie : la première réponse est non catégoriquement non, nous ne sommes pas des charlatans, nous ne cherchons pas à vous vendre tout  et n’importe quoi

Professeur : la seconde réponse est oui, catégoriquement oui, nous allons prendre soin de votre libido, c’est-à-dire de votre désir et si possible la faire évoluer

Annie : La troisième réponse est non, catégoriquement non. Il n’y aura pas de circulation d’argent entre nous, nous ne vendons pas, nous voulons vous convaincre.  

ensemble

 J’épluche j’épluche J’épluche

 

Je rape je rape je rape

 

Je mouille je mouille je mouille

 

Ça macère ça macère ça macère

 

Je filtre je filtre je filtre

 

Et je déguste  

professeur

MEDITATION SECONDE

DE LA PERFORMANCE TURGESCENTE

Annie:

Cela fait cinq mille ans que l’homme cherche dans les plantes de la nature

De quoi accroître ses performances

Professeur

Toutes les plantes, il les a goûtées

Certaines sont bonnes pour l’endurance

D’autres éveillent le désir

Annie

  Quatre siècles avant Jésus christ,

Il y avait en Grèce une déesse de l’amour, nommée

Aphrodite  , fille de Zeus, les Romains l’ont appelé Vénus,

Professeur

Elle était  née de l’ écume…

Elle était belle et séduisante,

Elle   eut beaucoup d’amants,

Hermès et Dionysos notamment

Ses enfants, tout le monde les connaît de nos jours, Eros, Hermaphrodite

Priape et Hymen

Annie :

 En résumé, professeur, je vais traduire pour les mal entendants,

Cinq mille ans que l’homme cherche à avoir une bonne trique,

A bien bander, à avoir un sexe bien raide bien solide,  un braquemart digne de ce  nom

Alors il s’est mis à ingurgiter des potions,   telles  celles que je viens de vous servir  celle qu’on appelle l’élixir du seigneur Casanova.

annie

MEDITATION TROISIEME : DU CHOIX  DES COBAYES

Annie :nous allons choisir dans le panel de la population ici représentée, deux bouches gourmandes innocentes et curieuses qui nous permettront de mener à bien notre expérimentation

Professeur : oui, Annie, car les allégations de la pensée méritent vérification in corpore sane

Annie :  vous avez bien raison, car il s’agit bien ici de vérifier si une passerelle existe entre ma cuisine gourmandisiaque  et l’état de désir amoureux.  Rien n’est plus proche en effet  de la pulsion orale que   la pulsion  sexuelle. Rien n’est plus semblable à la muqueuse buccale que la muqueuse génitale.

Professeur : nous aimerions que s’avancent  irrésistiblement attirés par  leur appétit sensuel, deux bouches, l’une  de sexe féminin que judicieusement nous appellerons  grand F  , une autre de sexe masculin que  judicieusement nous appellerons  grand M .

  Elle choisit deux personnes qui n’ont pas bu l’elixir

Professeur : vous arrive t-il de prendre du plaisir, Odile ?

Odile :  je ne sais pas  , vous savez je travaille

Annie :votre travail vous donne t-il du plaisir

Odile :oui, j’aime que cela soit propre, bien récuré

Professeur : vous avez bien un homme dans votre vie ?

Odile :  il  y a longtemps

Annie : Et l’orgasme ?

Odile : Euh enfin c’est-à-dire

Professeur  :  êtes-vous prête à découvrir les richesses sensuelles de la femme ?

Odile :je suis quelqu’un de modeste. Je n’ai pas l’habitude de péter  plus haut que mon cul

Annie : le professeur et moi -même allons vous conduire à l’extase…

professeur

MEDITATION QUATRIEME : DE L’AVANTAGE DE PRENDRE DES MESURES

Professeur : par amour pour la science à laquelle on peut bien voir que je ne suis pas étranger, je vais consigner maintenant des observations que je vais faire avec beaucoup de soin. 

Annie :  En effet  Professeur, il est temps de prendre les mesures de leur libido  afin que nous pussions vérifier scientifiquement sur nos cobayes, la montée du désir à partir des mets ingérés.

 Professeur : Nous sommes bien d’accord Annie que nos deux cobayes sont à jeun, ils n’ont pas encore ingéré l’élixir de Casanova afin que nous partions de zéro.

Nous allons mesurer le taux de libido selon cinq paramètres

Température corporelle

 

Mydriase

Rubescence

Les émissions de phéromones

Intumescence pour la femme

Turgescence

Annie :  Nous pouvons constater que la courbe libidinale des 2 cobayes est archi-plate

Pour faire monter la libido, nous avons préparé un protocole en 4 paliers, une espèce de menu ascensionnel

Premier palier :L’élixir du seigneur Casanova

Second palier : Les coquilles amoureuses au diamant noir

Troisième palier : le  canard sutra et son fondu de légumes

Quatrième palier : Mousse divine de chocolat au cœur de cardamome

Annie dit que les amis ici présents pourront goûter les excédents.  On sert élixir aux cobayes.

Professeur :  Je rappelle que nos deux cobayes sont actuellement à libido zéro. Ma chère Annie  je dois vous avouer que les observations que je fais depuis 30 ans sur le désir amoureux m’ont amené à m’interroger  sur un  phénomène fort curieux  dont nous ferons la constatation dans quelques minutes.

L’intumescence se cache, la turgescence se montre, telle est la différence fondamentale entre vous et moi. 

L’afflux du sang  dans la verge du mâle est aussi visible que l’étoile du berger dans un ciel étoilé, tandis que chez la femelle…

 

Annie :

Si vous voulez parler de l’érection, je trouve que c’est un peu trop facile parce que vous les hommes, vous vous croyez supérieur parce que vous en avez dans le slip, mais nous aussi les femmes, nous montons en érection, notre vulve, notre clitoris se gorge de sang, notre vagin s’ouvre et nous mouillons pour vous recevoir.

Messieurs,  cela fait 5000 ans que vous êtes incapables de nous faire jouir, de nous conduire à la jouissance, nous nous emmerdons au lit, nous poussons des cris pour vous faire plaisir,  mais le fait est que la plupart du temps nous nous emmerdons.

Professeur :  Annie, vous êtes en train de sortir de vos gonds, de déraper, mais je crois que vous faites fausse route,  vous ne savez pas à qui vous vous adressez. Si en 1982, j’ai été décoré à Los Angeles du trophée de la Braguette d’or, ce n’est pas sans raison, et je vous demanderai dorénavant un peu de discernement.

Annie

MEDITATION CINQUIEME

DE L’INTERET D’AVOIR UNE MANGUE OU UNE HUITRE A LA MAISON

Annie : Je ne  doute pas que vous soyez braguette d’or, professeur une décoration qui cache bien son machisme. Je ne doute pas non  plus que  vous soyez  fort compétent comme le sont tous les hommes pour prendre votre plaisir.

Mais alors  comment expliquez vous que lorsque nous nous masturbons, 95% des fois nous atteignons l’orgasme, alors qu ‘avec vous,  c’est une fois sur trois et je suis généreuse.  Et savez -vous que nous sommes multi orgasmiques, oui Odile,  et que nous pouvons enchaîner douze orgasmes à la suite., Mais pour arriver à cette sphère transcendante, la femme doit être préparée avec beaucoup de précautions.

Il faut prendre son temps, ne pas bâcler les préliminaires. Les coquilles amoureuses au diamant noir que je suis en train de préparer sont une forme de préliminaire

Le cunnilingus par exemple, ………Dis moi, prenez vous bien du temps pour faire un cunnilingus à votre partenaire, et vous Odile, savez-vous comment est faite votre vulve, l’avez-vous déjà regardée ?

Odile : mais non je ne peux pas la voir, je ne suis pas assez souple, je ne suis pas une acrobate. Je n’ai pas fait l’école du cirque.

professeur : vous pourriez la regarder dans un miroir, mais pour vous aider, voici une huître qui reproduit assez bien l’aspect de votre vulve, Odile, regardez et n’ayez pas peur de jouer avec, comme vous devriez le faire avec la vôtre.  C’est tout de même incroyable, vous confiez votre sexe à  un homme comme s’il ne vous appartenait pas.

Annie

De votre côté ………, voici une mangue, très semblable elle aussi à une vulve de femme, à la fois douce et ferme, juteuse et parfumée, prenez là à pleines mains et montrez-  moi ce que vous savez faire.

(Il essaye)  c’est n’importe quoi.

Embrassez-la très doucement, presque imperceptiblement. . Les femmes aiment être excitées longuement, beaucoup plus que les hommes...

Caressez la fente avec la pointe de votre langue puis commencez à écarter ses lèvres, toujours du bout de la langue, sans appuyer trop fort.

 Professeur

Odile,   n’ayez pas peur, mettez les doigts, on dirait que vous vous êtes jamais masturbé

Odile :  On m’a toujours dit que c’était sale

Annie :

Pas du tout, c’est très bien de se masturber, comme  dit le vieil adage connais toi-même, ainsi  vous découvrez ce qui vous procure du  plaisir et   vous l’indiquez à votre prochain fiancé 

Professeur : quand vous serez chez vous, vous pourrez pousser plus loin l’exploration et   tenter de découvrir votre point G, Ernest Graffenberg vous le connaissez, c’est lui qui a découvert le mythique point G, vous chercherez donc sur la paroi intérieure de votre vagin 4 ou 5 centimètres au -dessus de la vulve

Odile : c’est très bizarre, pas très ragoûtant.

Annie : il faut dire aussi que votre huître est sèche, c’est mieux quand ça donne du jus que ça mouille. On va vous en donner une autre.

Odile

C’est pas la peine, celle -là elle a une odeur vraiment

Professeur : Comment osez vous dire cela ? Un fouillis de vapeur monte de votre delta, énervant les narines , horripilant l’échine. Le vent passé sur la criée porte l’odeur étincelante des daurades bleues et les relents des varechs égouttés,

Annie

 Et vous aussi ……….. Allez-y,  mettez-y de l’ardeur... Régalez vous de cyprine, cette mouillure vaginale,   enivrez vous  des effluves roux des fauves impatients en leurs barreaux d’acier, mêlées aux suaves fumées des feux de bois  qu’infusent les brouillards d’automne .

Odile : Excusez- moi, mais ça me choque, j’ai été éduquée dans la religion catholique, et je ne peux pas entendre ça, ma mère serait là, elle serait scandalisée, je trouve ça dégoûtant.

Professeur 

 

Vous avez sur votre tête le poids de  4000 ans de religion qui n’ont eu cesse de   faire  passer le  plaisir de la femme   comme un pêché.

Odile : Oui, mais moi, je suis pas habituée. C’est pas convenable. Ça me choque

Annie

4000 ans de négation de l’orgasme et de  mépris des organes féminins. Tout est fait pour  que vous passiez pour frigide, alors que votre sensualité est deux fois et demie plus importante que celle de l’homme. Nous les femmes,  ne sommes jamais frigides, nous sommes  souvent  in-satis -faites.

 

prof

MEDITATION SIXIEME   SUR LE DIAMANT NOIR DE LA CUISINE

Professeur

 Nous avons évoqué le sixième sens le  génésique, ce qui rapproche les êtres, vous êtes déjà sous l’effet de l’élixir du seigneur Casanova, mais maintenant, silence s’il vous plaît, mes chers  amis, vous allez goûter à nos coquilles amoureuses au diamant noir. Nous allons passer le second palier.

Les coquilles au diamant noir sont alors servies

Annie

Quel est ce diamant noir ?  C’est un petit tubercule, très rare que l’on trouve enfoui au pied des chênes, la Truffe, tuber melanosporum

Buvons à la truffe noire

Et ne soyons point ingrats

Elle assure la victoire dans les plus

Charmants combats

Professeur :

C’est là que l’alchimie va faire son travail. Vos bouches sont de merveilleux instruments de plaisir. Cavités tapissées de muqueuses où les terminaisons nerveuses n’existent que pour être stimulées.

Annie

La bouche est comme le sexe féminin, elle s’ouvre sur le monde par le biais de lèvres, qui lorsqu’elles le veulent bien laissent pénétrer l’étranger, elle  secrète un liquide pour favoriser l’accueil de l’aliment ou de la verge afin d’ engendrer des voluptés à chaque fois renouvelées.



Odile

Vous parlez  depuis tout à l’heure de plaisir et de velouté, mais du temps de mon doudou, ça allait vite, hop hop hop et flouf !

Annie

Vous aviez donc à faire à un éjaculateur précoce, et vous savez pourquoi

Odile

Non

Annie

Parce que votre doudou était resté à l’état primitif, où l’homme était en danger de mort pendant le coït, risquant d’être attaqués par des ours et des félins au moment le plus délicat, il était donc programmé pour  éjaculer en  21  coulissages, c’est-à-dire 21 secondes, la femelle d’alors était programmée pour avoir de multiples partenaires avant d’être sûre d’être fécondée, donc elle était programmée pour une durée plus longue.C’est encore valable de nos jours, l’homme est rapide, la femme est lente. Tout va trop vite, et je connais un pays en Europe, dont le président est un homme pressé, il fait tout trop vite, il bâcle tout, il mange des pizzas, il  ne boit pas d’alcool, il ne comprend pas que le plaisir a besoin de temps.

Professeur : En tant que braguette d’or, Los Angeles 1982, je ne vous cacherai pas que ce n’est pas mon cas. Je connais toutes les subtilités du plaisir féminin, moi. Je sais faire durer le plaisir, j’ai dompté ma nature primitive

Odile : vous avez de la chance parce que moi avec mon doudou c’était fini alors que c’était  même pas commencé.

Annie

Odile et vous aussi mes   chères amies, je vais vous enseigner une méthode infaillible pour rééduquer vos amants trop rapides.

«  La méthode dite du squeeze ».

Au moment du point de non retour, vous voyez ce que je veux dire, pressez entre le pouce et l’index le pénis à la hauteur de la couronne du gland, et vous faites squeeze pendant quatre secondes, et l’on renouvellera   le squeeze  quatre ou cinq fois jusqu’au moment où l’homme sentira que son réflexe éjaculatoire  peut être contrôlé.

Professeur

Eh bien moi en tant que Braguette d’or, Los Angeles 1982, je ricane, parce que moi j’ai appris à jouir sans éjaculer, ce qui me permet de conduire toutes mes amantes à l’extase, à l’Himalaya du plaisir, au plus haut degré de l’exaltation sexuelle,   ce qui met mes amantes dans un sentiment enthousiastique au moment  précis où Zeus me  regardant  du haut de  l’olympe applaudit des deux mains.

Odile j’applaudis à ça, c’était mortel bon.

Annie donne les recettes de coquille Saint Jacques

Professeur

Et vous …….., Connaissez vous cette méthode californienne, qui consiste à jouir sans éjaculer, c’est très peu connu, très efficace, mais cela demande un peu d’entraînement

Odile

C’est supra intéressant

Professeur

Quand vous arrivez jusqu’au point de non-retour, vous demandez à votre amante d’arrêter tout mouvement,

Annie

Vous respirez à petit coup comme pour un accouchement, puis vous prenez une respiration très profonde, puis vous bloquez tous vos muscles y compris ceux du visage, vous tenez 15 secondes puis vous relâchez tout et c’est l’apothéose sublimissime,

Professeur

 vous sentez une boule de feu qui se propulse de votre bas-ventre pour exploser dans votre tête. Vous entendez alors des voix de soprano susurrer une berceuse sacrée, vous avez la vision de visages angéliques argentés, vous flottez dans un air calme et apaisé, c’est la plénitude et quelques secondes après , vous être prêt à recommencer à  mourir et à renaître encore et encore.

Annie

MEDITATION SEPTIEME DE CONSTATER QUE
LA NATURE EST BIEN FAITE

Annie : Nous allons passer au troisième palier, le canard sutra., :Épluchez- moi cette carotte.

Ah la nature est bien faite, regardez ce que nous enseigne la nature, des blanches des noires des coudées, des  petites des grosses des boursouflées. 

Odile : c’est important d’en avoir une grosse, 

Annie : l’amour c’est du plaisir, pas de la compète, les femmes s’en fichent de la taille.  Qu’importe la taille de la bite, l’important c’est de bien s’en servir

Odile : mais celle de mon doudou, parfois j’avais  du mal à la trouver dans la touffe

Annie : écoutez Odile, une bonne coupe créative de poils pubiens peut donner l’illusion de la taille, et n’oubliez pas que je parle de sexe en érection et non pas au repos.

Professeur

Je me permets de rajouter un ingrédient supplémentaire, la poésie érotique

Connaissez vous Paul Verlaine ?

Odile :  Paul Verlaine

 

Dans ton con à l’odeur cochonne

Que surplombe une motte flave

Et qu’un duvet roux environne

Qui mène au trou miraculeux

Où je farfouille où je bafouille

Où je renifle et où je bave

Avec le soin méticuleux

Et l’âpre ferveur d’un esclave

Affranchi de tout préjugé

La raie adorable que j’ai

 Léchée amoroso depuis

 les reins en passant par le puits

où je m’attarde en un long stage

pour les dévotions d’usage

me conduit tout droit à l’infante

recette du canard

Odile : Je suis désolé de vous déranger, mais ce serait possible d’avoir un peu de pain pour saucer

Annie : ça tombe bien, car j’ai un pain tout à fait spécial

Odile : moi j’aime bien les pains spéciaux

Annie  : En voici la recette :Pétrir de la farine avec de l’eau, du beurre, des éclaboussures d’un mélange de salive et de sel, puis mettre le pain entre les jambes pour le goût et la forme qui représente les parties intimes. Cuire au four et l’offrir à son amant objet de son désir.

Odile :c’est surprenant mais ça a une drôle d’odeur.  

Annie : oui bien sûr c’est la cyprine, la mouillure vaginale C’est la recette  que nous rapporte  Isabelle Allende, une tradition irlandaise, les jeunes vierges fabriquaient ce pain pour leur fiancée.

Annie :

Odile : je crois bien que je m’en passerai

professeur

MEDITATION HUITIEME. DE L’MPORTANCE DU ROLE DE L’HYPOTHALAMUS

A voix basse Odile s’étonne de l’absence de vin dans les verres

Professeur ; j’ai le plaisir de vous proposer cet excellent cru.

Il vous fera plaisir.

Annie : le plaisir, c’est primordial

Professeur ; savez-vous qu’il existe dans le cerveau une glande appelée Hypothalamus, et dès qu’un plaisir apparaît, elle secrète des endomorphines., c’est une molécule miracle, car l’endomorphine, vous offre un état de jouissance, apaise l’anxiété,

stimule la bonne humeur, atténue les effets du stress, et augmente les facultés intellectuelles.

Annie : L’hypothalamus est notre quartier général des émotions et des réactions sexuelles Odile secrétez vous des endomorphines ?

Odile : comment je peux le savoir ?

Professeur : dites nous quand vous prenez du plaisir dans la vie

Odile : quand je mange,  quand je bois du vin quand je  caresse ma  petite chatte, gribouille

Professeur : très bien, et encore ?

Odile : quand je fais le ménage, quand je m’étends au soleil, quand je fume une cigarette en cachette de mon patron.

Professeur : voyez à chaque fois, votre centre hédonique envoie des endomorphines dans le sang. Odile je vous rappelle qu’à chaque fois que vous ferez l’amour, vous gagnerez 21 minutes de vie.

Annie : mais à chaque cigarette vous perdez 11 minutes de vie.

Odile : depuis toujours je sucrète des endomorphines et je ne le savais même pas

Annie :  Odile, on ne peut pas vivre sans plaisir.  . Pas d’endomorphine,  on dépérit, il faut jouir.

Odile et Charles, comment vous sentez vous au troisième palier. Le professeur va prendre quelques mesures.

Le professeur :

Avant de nous attaquer  au quatrième et dernier palier, la mousse divine de chocolat à la cardamome, je vais mesurer les premiers effets, des mets ingérés  sur votre organisme

Température :

Rubescence

Émission de phéromones

Turgescence de Monsieur

Intumescence de madame

Vous êtes partis d’une libido zéro

Et là, ça y est sur une courbe de 1 à 100, vous venez passer l’indice 70 pour Madame,

Et l’indice 54 pour Monsieur.

 MEDITATION NEUVIEME

DES DIVERSES SORTES DE CONGRES

Annie : Dîtes moi …X….., Vous ne semblez pas dégourdi.

Vous étiez à zéro, vous voilà à 54…

Après la mousse divine, vous allez  sans doute exploser le score.

Voici Monsieur, voici Madame,  faîtes nous donc des propositions, vous avez sans doute des positions

Odile :

Moi je me souviens surtout de ça…

(Elle montre le missionnaire)

Professeur :Certains spécialistes affirment qu’il est  très difficile d’obtenir la moindre jouissance dans cette position

Annie : allez-y ….X…..Proposez nous,  place à votre inventivité,

Connaissez vous

(alternativement  prof et Annie)

 Le vase

La jument

Le congrès de l’éléphant

Le bond du tigre

Le lotus

La fente du bambou

La brouette japonaise.

Professeur :  Je vous propose de retenir les ciseaux…

Annie et le professeur s’engueulent sur les ciseaux

MEDITATION DIXIEME
DES CONSIDERATIONS SUR LE MUSCLE DU BONHEUR

Odile : je commence à me sentir en forme, le muscle du bonheur, où c’est

Annie :

C’est le pubo coccygien ; , il faut le  faire travailler tous les jours si vous voulez arriver à la jouissance, c’est le stop pipi.

Oh là là quand je fais la chantilly,

Mon dieu que c’est bon, ça m’excite, ça m’excite

(elle se met à crier)

Professeur : et moi ça m’excite de vous voir excitée,

Odile : et moi aussi ça m’excite ça m’excite

Annie

 

Les femmes qui n’ont pas d’orgasme ne se masturbent pas assez…

Odile : tout de suite

Annie

Non pas ici.

Et vous  ……X…. ce que je vous conseille pour la masturbation c’est la vaginette de voyage

 Et pour vous Odile , un slip à picot

 

Odile : j’ai des sensations curieuses

Professeur :

Mais, bien entendu, votre pulpe est pleine de désirs

Annie

Juteuse comme une mangue

Odile : fendue comme une pêche

Professeur

Ah je vois tous vos festons, vos godrons vos ourlets

Annie : vos pétales érubescents

Odile : et mon divin bourgeon ma perle noire

Professeur

Votre vulve est un lieu vénérable, un lieu de splendeur

Annie : carrefour de la vie, chambre fleurie

Odile : jardin des mystères, cour céleste

Annie : Très bien Odile, et la fellation

Odile : justement je voulais vous demander,  je suis au régime Faut il avaler ?…

Annie  : dans le sexe il faut  faire que des choses qu’on aime…

MEDITATION ONZIEME
DE L’APOTHEOSE PAROXYSTIQUE

Annie explique le sado masochisme

ÉPILOGUE

Annie : je crois que cela se passe de commentaires. La cuisine gourmandisiaque est une passerelle vers le désir amoureux

Professeur : mes chez amis, vous avez pu le constater, le sixième sens, le génésique, existe bel et bien.

Annie : rappelez vous, d’habitude cela se termine par une copulation  générale, mais je constate que le picard  est réservé en société mais il paraît que dans les alcôves il se la donne

Aimons buvons chantons Bacchus

L’avenir n’est point encore

Le présent n’est bientôt plus

Le seul instant de la vie est l’instant de la jouissance

Aimons buvons chantons Bacchus

FIN

 

QQLINAIRE  SETE  22/11/07   17 H 

1 er chapitre

Annie : Ainsi vous vous posez des ribambelles de question

Professeur : Qui sont ils

Annie : que font ils

Professeur : que cuisinent ils

Annie : d’où viennent ils

Professeur : que veulent ils

Annie : que vendent ils

Professeur : que nous demandent ils

Annie :Ainsi je vous le dis, nous vous posez trop de questions

Professeur : vous ne les posez pas à voix haute car vous êtes des gens fort bien élevés

Annie : Mais nous les entendons clairement elles font un boucan d’enfer

Professeur :en vérité je vous le dis, ne parlez pas tous à la fois, laisser nous le temps de vous répondre

Annie : la première réponse est non catégoriquement non

Professeur ; la deuxième réponse est oui, catégoriquement oui

Annie : la troisième réponse est  non, catégoriquement non

2 L’ELIXIR

Professeur :  Mais avant que nous vous révélions le secret de notre présence ici, faisons une première expérience jubilatoire

Annie :  Nous allons vous servir un elexir de vit, qui troublera vos papilles et vos capteurs de volupté.

Professeur : mais attention Annie, l’approche sensorielle  ne serait pas complète sans que nous posions auparavant délicatement sur votre buccalité  un de ces 3 G.

Annie :  3 préparations solides  d’un même ingrédient.

Professeur :   issue d’une plante vivace tropicale herbacée couverte d'écailles. Les fleurs sont blanc jaune ponctuées de rouge sur les lèvres, bractées vert et jaune.   Ici nous n’avons utilisé que la partie souterraine appelée rhizome.

C’est….

Vous sentez actuellement les  quarante molécules anti-oxydantes de notre plante qui attaquent  vos radicaux libres En effet cette plante est en troisième place sur mille aliments en ce qui concerne les anti-oxydants.

Annie : attention vous allez maintenant goûter à l’élixir liquide. Vos muqueuses buccales se dilatent très légèrement et vous commencez à percevoir la raison de notre présence ici.

 Professeur

L’ action vasodilatatrice agit sur les organes de votre  bassin, et ses vertus reconstituantes  vous    apportent  déjà  vigueur et dynamisme . 

Annie : la première réponse est non catégoriquement non , nous ne sommes pas des charlatans, nous ne cherchons pas à vous vendre tout  et n’importe quoi

Professeur : la seconde réponse est oui, catégoriquement oui, nous allons prendre soin de votre libido et si possible la faire évoluer

Annie : La troisième réponse est non, catégoriquement non. Il n’y aura pas de circulation d’argent entre nous, nous ne vendons pas, nous expérimentons

J’épluche j’épluche J’épluche

Je rape je rape je rape

Je mouille je mouille je mouille

Ça macère ça macère ça macère

Je filtre je filtre je filtre

Et je déguste  

Professeur : Cela fait cinq mille ans que l’homme cherche dans les plantes de la nature

De quoi accroître ses performances

Toutes les plantes il les a goûtées

Certaines sont bonnes pour l’endurance

D’autres éveillent le désir

  quatre siècles avant Jésus christ,

Il y avait en Grèce une déesse de l’amour,

Aphrodite on l’appelait, fille de Zeus, les romains l’on appelé Vénus,

Elle était  née de l’ écume…

Elle était belle et séduisante,

Elle   eut beaucoup d’amants,

Hermes et Dionysos notamment

Ses enfants tout le monde les connaît de nos jours , Eros, Hermaphrodite

Priape et Hymen

Annie : En résumé, professeur, je vais traduire pour les mal entendants,

Cinq mille ans que l’homme cherche à avoir une bonne trique,

A bien bander, à avoir un sexe bien raide bien solide,  un braquemard digne de ce  nom

Alors il s’est mis à ingurgiter des potions,   telles que je viens de vous servir  celle qu’on appelle l’élixir du seigneur Casanova.

CHAPITRE 3  CHOIX DES COBAYES

Professeur : Aussi bien qu’une oeuvre picturale n’existe que si un œil la contemple, qu’un livre n’exprime rien sans qu’un lecteur ne s’y penche, les mets raffinés ne pourront exister que s’ils rencontrent des terminaux gustatifs

Annie : Puisque vous parlez de terminaux gustatifs,  nous allons choisir dans le panel de la population ici représentée, deux bouches innocentes  et curieuses qui nous permettront de mener à bien notre expérimentation.

Professeur : oui,Annie, car les allégations de la pensée méritent vérification in corpore sane

Annie :  vous avez bien raison, car il s’agit bien ici de vérifier si une passerelle existe entre ma cuisine gourmandisiaque  et l’état de désir amoureux.  Rien n’est plus proche en effet  de la pulsion orale que   la pulsion  sexuelle. Rien n’est plus semblable à la muqueuse buccale que la muqueuse génitale.

Professeur : nous aimerions que s’avancent  irrésistiblement attirés par  leur appétit sensuel, deux bouches, l’une  de sexe féminin que judicieusement nous appellerons  grand F  , une autre de sexe masculin que  judicieusement nous appellerons  grand M .

  Elle choisit deux personnes qui n’ont pas bu l’elixir

CHAPITRE 4   INTERROGATOIRE

Annie : vous arrive t-il de prendre du plaisir, Odile ?

Odile :  je ne sais pas  , vous savez je travaille

Annie :votre travail vous donne t-il du plaisir

Odile :oui, j’aime que cela soit propre, bien récuré

Annie : vous avez bien un homme dans votre vie ?

Odile :  oui, bien sûr,  un homme très gentil 

Annie : Et l’orgasme ?

Odile : Euh enfin c’est à dire

Annie :  êtes vous prête à découvrir les richesses sensuelles de la femme ?

Odile :je suis quelqu’un de modeste. Je ne pète pas plus haut que mon cul

Annie : le professeur et moi -même allons vous conduire à l’extase…

Odile : ça peut faire  mal ?

5- LES MESURES

Annie : Professeur, il est temps de prendre les mesures de leur libido, avant l’expérience.

 Professeur : température, luminosité de la peau, écartement des pupilles.  Excusez -moi je ne peux étudier que deux personnes à la fois car en tant que spécialiste je dois vérifier scientifiquement la montée du désir  au fur et à mesure des mets ingérés et je ne peux le faire correctement sur toute une assemblée. 

Annie : Toutefois professeur, je mettrai l’excédent des mets préparés à disposition de la population  et ceux qui voudront faire l’expérience par eux- mêmes  sont invités cordialement  à  se servir. Odile et Charles il est temps de goûter l’elixir de Casanova et les 3 G pour que l’expérience puisse commencer.

Professeur : L'homme est naturellement doté d'un indicateur de désir naturel, dont la visibilité est immédiate

CHAPITRE 6 LA COLERE

Annie : si vous voulez parler de l’érection, je trouve que c’est un peu trop facile parce que vous les hommes vous vous croyez supérieur parce que vous en avez dans le slip, mais nous aussi les femmes, nous montons en érection, notre vulve, notre clitoris se gorge de sang, notre vagin s’ouvre et nous mouillons pour vous recevoir.

Messieurs,  cela fait 5000 ans que vous êtes incapables de nous faire jouir, de nous conduire à la jouissance, nous nous emmerdons au lit, nous poussons des cris pour vous faire plaisir, mais il est temps que vous appreniez qu’il y a une dissymétrie fondamentale entre le désir de l’homme et celui de la femme.

Professeur : je m’ élève en faux

Annie : je vous demande bien pardon, mais vous en êtes restés à l’état primitif où l’homme était en danger de mort pendant le coït, risquant d’être attaqués par des ours et des félins au moment le plus délicat, il était donc programmé pour  éjaculer en  21  coulissages, c’est à dire 21 secondes, la femelle d’alors était programmée pour avoir de multiples partenaires avant d’être sûre d’être fécondée, donc elle était programmée pour une durée plus longue.C’est envpore valable de nos jours, l’homme est rapide, la femme est lente.

Professeur : c’est ridicule

Annie :nous ne sommes plus dans la jungle or vous continuez à vous conduire comme des primitifs

Professeur : caricature

Annie : alors comment expliquez vous que lorsque nous nous masturbons, 95% des fois nous atteignons l’orgasme, alors qu ‘avec vous,  c’est une fois sur trois et je suis généreuse.  Et savez -vous que nous sommes multiorgasmiques, oui Odile,  et que nous pouvons enchaîner douze orgasmes à la suite.

Tout va trop vite, et je connais un pays en Europe, dont le président est un homme pressé, il fait tout trop vite, il bâcle tout, il mange des pizzas, il  ne boit pas d’alcool, il ne comprend pas que le plaisir a besoin de temps.

Professeur : excusez moi Annie, moi qui ai un peu d’expérience dans ce domaine j’ai toujours réussi à jouir. 

CHAPITRE 7      LES VULVES

Annie :  Oh ça je n’en doute pas, mais le problème n’est pas là. Encore une fois il faut prendre son temps, ne pas bâcler les préliminaires.

Le cunnilingus par exemple, Charles dîtes moi, prenez vous bien du temps pour faire un cunnilingus à votre partenaire, et vous Odile, savez vous comment est faite votre vulve, l’avez vous déjà regardée.

Odile : mais non je ne peux pas la voir, je ne suis pas assez souple, je ne suis pas une acrobate.

Annie : vous pourriez la regarder dans un miroir, mais pour vous aider, voici une huître qui reproduit assez bien l’aspect de votre vulve, Odile, regardez et n’ayez pas peur de jouer avec, comme vous devriez le faire avec la votre.  C’est tout de même incroyable, vous confiez votre sexe à votre mari comme s’il ne vous appartenait pas. De votre côté Charles, voici une mangue, très semblable elle aussi à une vulve de femme, à la fois douce et ferme, juteuse et parfumée, prenez là à pleine main et montrez  moi ce que vous savez faire.

(il essaye)  c’est n’importe quoi.

embrassez-la très doucement, presqu'imperceptiblement. Les femmes aiment être excitées longuement, beaucoup plus que les hommes...

Caressez la fente avec la pointe de votre langue puis commencez à écarter ses lèvres, toujours du bout de la langue, sans appuyer trop fort.

écartez encore   en passant votre langue à l'intérieur, de haut en bas.

Vous pouvez lécher du bout de la langue 

Certains   hommes   craignent parfois le goût ou l'odeur   Je dirais que la plupart des hommes (du moins ceux que je connais) aiment le goût de la cyprine (la mouillure vaginale), c'est un goût particulier et indescriptible, légèrement variable mais toujours très excitant. Reprenez

 Votre langue doit être tour à tour large pour couvrir toute la zone clitoridienne puis pointue pour ne stimuler que le clitoris.

SURTOUT, N'ARRETEZ PAS DE SUCER ET DE LECHER. Régalez vous

Odile : Excusez moi, mais ça me choque, j’ai été éduquée dans la religion catholique , et je ne peux pas entendre ça, ma mère serait là, elle serait scandalisée, je trouve ça dégoûtant.

8 LA RELIGION

Professeur : vous avez raison Odile. Vous avez sur votre tête le poids   4000 ans, où les 3 religions monotheistes, juives, chrétiennes, islamiques font passer le plaisir de la femme   comme un pêché.

4000 ans de négation de l’orgasme et de  mépris des organes féminins.

Odile : Oui, mais moi,je suis pas habituée. C’est pas convenable. Ça me choque

Professeur :   Mais justement, Odile, vous ne devez plus être un simple réceptacle pour votre mari .Oui Odile vous êtes empéguée dans la culpabilité.

Odile :mais lui il aime ça, il aime prendre son plaisir et je suis heureuse de lui donner.

Professeur : Odile, tout est fait  pour que vous ayez honte et que vous soyez choquée. Les religions patriarcales sont faites pour asseoir la domination de l’homme. Mais Annie et moi nous voulons chanter  votre  fruit gorgé de suc

Annie : Votre pulpe de désirs pleine, fendue comme une pêche

Professeur : plus juteuse que mangue

Annie :Votre bourgeon ardent

Professeur : Votre divin bouton

Annie :Vos pétales érubescents,

Professeur : et tous ces festons,

Annie : ces godrons,

Professeur : ces ourlets

Annie : ces godets,

Professeur : ces froncis,

Annie : ces troussis,

Professeur : ces drapés, plus secrets que l'iris

Annie : plus parfaits qu'orchidées

 Professeur : Nous devons inventer une nouvelle transcendance de l'amour

Odile   : je suis gênée

Professeur : Vous n’avez pas à être gênée.

Votre vulve, est un lieu vénérable

un lieu de splendeur

un Carrefour de vie

une chambre fleurie

 un jardin des mystères

 une cour céleste

Vous savez en Inde la vulve est considérée comme divine, elle fait l’objet d’un culte

Odile : si ça se trouve ma vulve pourrait être exposée au Louvre ?

Annie :   Odile, il existe encore des pays où on ôte tout plaisir aux femmes,  l’excision vous en avez entendu parler, mais même dans nos pays chrétiens civilisés, tout est fait pour nier, et écraser notre plaisir, on nous apprend que les épouses doivent être passives, prudes, pudiques, gauches presque indifférentes. Tout est fait pour  que vous passiez pour frigide, alors que votre sensualité est deux fois et demi plus importante que celle de l’homme . Nous ne sommes jamais frigides, nous sommes   insatisfaites.

9- LA NATURE EST BIEN FAITE

Professeur :  Annie, je dois éplucher quelque chose pour votre recette de canard sutra ?

Annie :  épluchez moi cette carotte.

Ah la nature est bien faite,regardez ce que nous enseigne la nature, des blanches des noires des coudées, des  petites des grosses des boursouflées. 

Odile : c’est important d’en avoir une grosse, mon doudou ça le tracasse

Annie : l’amour c’est du plaisir, pas de la compète, les femmes s’en fichent de la taille.  Qu’importe la taille de la bite , l’important c’est de bien s’en servir

Odile : mais celle de mon doudou, parfois j’ai du mal à la trouver dans la touffe

Annie : écoutez Odile, une bonne coupe créative de poils pubiens peut donner l’illusion de la taille, et n’oubliez pas que je parle de sexe en érection et non pas au repos.

10  LE POEME d’ODILE

Odile :  Paul Verlaine

O ton con ! qu’il sent bon ! j’y fouille

Tant de la gueule que du blair

Ey j’y fais le diable et j’y flaire

Et j’y farfouille et j’y bafouille

Et j’y renifle et oh j’y bave

Dans ton con à l’odeur cochonne

Que surplombe une motte flave

Et qu’un duvet roux environne

Qui mène au trou miraculeux

Où je farfouille où je bafouille

Où je renifle et où je bave

Avec le soin méticuleux

Et l’âpre ferveur d’un esclave

Affranchi de tout préjugé

La raie adorable que j’ai

 Léchée amoroso depuis

 les reins en passant par le puits

où je m’attarde en un long stage

pour les dévotions d’usage

me conduit tout droit à la fente

triomphante de mon infante.

Et je m’endors entre tes cuisses

Qu’à travers tout cet émoi tendre

La fatigue t’a fait défendre.

11-PAIN DE VIERGE

Odile : Je suis désolé de vous déranger, mais ce serait possible d’avoir un peu de pain

Annie : ça tombe bien, car j’ai un pain tout à fait spécial

Odile : moi j’aime bien les pains spéciaux

Annie :  celui ci vient de grande Bretagne. C’est la recette d’ Isabelle Allende. En voici la recette :Pétrir de la farine avec de ‘l’eau, du beurre, des éclaboussures d’un mélange de salive et de sel, puis mettre le pain entre les jambes pour le goût et la forme qui représente les parties intimes. Cuir au four et l’offrir à son amant objet de son désir.

Odile : c’ est surprenant mais ça a une drôle d’odeur

Annie : oui bien sûr c’est la cyprine, la mouillure vaginale

12 –LES ENDOMORPHINES

Odile : je crois  bien que je m’en passerai

Mais Charles , s’il y a des verres c’est sans doute pour le vin.

Professeur ; j’ai le plaisir de vous proposer cet excellent cru.

Il vous fera plaisir.

Annie : le plaisir c’est primordial

Professeur ; savez vous qu’il existe dans le cerveau une glande appelée Hypothalamus, et dès qu’un plaisir apparaît, elle secrète des endomorphines., c’est une molécule miracle, car l’endomorphine, vous offre un état de jouissance, apaise l’anxiété,

Stimule la bonne humeur, atténue les effets du stress, et augmente les facultés intellectuelles.

Annie :Odile secrétez vous des endomorphines ?

Odile : comment je peux le savoir ?

Professeur : dites nous quand vous prenez du plaisir dans la vie

Odile : quand je mange,  quand je bois du vin quand je  caresse ma  petit chatte, gribouille

Professeur : très bien, et encore

Odile : quand je fais le ménage, quand je m’étends au soleil, quand je fume une cigarette en cachette de mon mari.

Professeur : voyez à chaque fois, votre centre hédonique envoie des endomorphines dans le sang. Odile je vous rappelle qu’à chaque fois que vous faîtes congrès avec votre Doudou, vous gagnez 21 jours de vie.

Odile : depuis toujours je secrète des endomoprhines et je ne le savais même pas

Annie :  Odile, on ne peut pas vivre sans plaisir.  . Pas d’endomorphione ,  on dépérit, il faut jouir.

Odile et Charles, comment vous sentez vous, le professeur va prendre quelques mesures.

Professeur : Je suis en train d’écrire un ouvrage  avec Annie, un précis de cuisine gourmandisiaque  qui va être édité à Acte Sud,  vous comprendrez bien que je dois peser mes termes et vérifier scientifiquement  si le Canardsutra a des implications sur l’érogène.

 

13- MESURES DE LA LIBIDO

le reste est à écrire

Il prend les mesures

Emission de féronomes

Midriase

Turgescence

Intumescence

La chantilly et le pubbo coxygien