Qu’est ce qui manque à la Franche-Comté sur le plan culturel ?

Très déprimant. Au fil des pages on sent un manque de fierté, un complexe d’infériorité, une absence de dimension. On ne parle pas d’argent, on parle de définition d’une politique culturelle, basée sur le lien, l’ouverture , le réseau. Moins de gros paquebots, plus de barques , plus de fête, et surtout du respect minimum des artistes qui vivent ici. . Et toujours revient la lancinante question du lieu culturel idéal. Les gens en ont marre de la culture à deux vitesses. Ce qui est bizarre, c’est qu’il ne se passe pas rien en franche Comté, mais chacun dans son endroit a un ressenti négatif, parce qu’il ne trouve pas ce dont il a envie, et ce dont il a envie ce ne sont pas des programmations ici ou là, mais une véritable vie artistique collective plus que de la consommation de billets.

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Définir culture, définir Franche Comté, se rendre compte de l’oxymore « culture franc comtoise ». Avec ça , eh bien…Cela manque peut être d’artistes. Et qu’est ce que la culture franc-comtoise ? Un pot de cancoillotte avec la tronche de Victor Hugo en packaging ?

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La Franche-Comté me fait penser aux ex régimes des pays de l’Est, elle investit dans le lourd, dans des bunkers ou des temples. C’est la culture-paquebot, alors que des fois, il faudrait des barques pour traverser les abîmes qui nous séparent les uns des autres, des voiliers pour accoster dans les criques, dans des petits ports oubliés. Non, elle met tout son fric dans des paquebots, avec des fonctionnements tellement lourds que souvent ils restent à quai. Au lieu de la souplesse, elle investit dans le rigide. Il manque des lieux d’échange, il manque des réseaux, des espaces non institutionnels, des pépinières.En Franche-Comté, on ne manque ni d’énergie, ni d’idées. Il y a toujours eu un vrai vivier(Proudhon, Fourier, les coopératives) , ce qui manque c’est une volonté politique. Réfléchir de façon qualitative, c’est difficile. Les politiques s’acharnent à gérer du volume.

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Ce qui manque : Une vraie confiance des politiques envers les compagnies grosses ou petites de leur région. Des décideurs de la politique culturelle sincèrement engagés. Des vrais interlocuteurs (décideurs, donc politiques) pour les compagnies. Des théâtres ou lieux culturels, spécialement pour les enfants, et un réseau pour les coordonner. des bars ouverts et fréquentés où seraient comme avant autorisés les concerts et les spectacles. un lieu phare qui résonne au plan national.

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Il manque : une cohérence des politiques publiques. Des gens responsables à la DRAC, des responsables politiques avec une véritable fibre culturelle. Un centre de ressources indépendant pour l’aire urbaine. Un lieu de confrontation, de formation, de rassemblement des compagnies. Une structure ouverte et souple, susceptible de monter de grands évènements festifs en mobilisant les forces artistiques locales, les associations culturelles et le public, ou pas forcément un lieu, mais plutôt une équipe mobile allant travailler alternativement avec différentes structures de la région en ce qui concerne l’organisation d’évènements.

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Des vraies écoles de danse de qualité à des tarifs abordables. Des évènements culturels et festifs hors les murs, des festivals, des stages, des rencontres tous les 5 km pour pouvoir s’y rendre en vélo. Des lieux ouverts plus nombreux. Des moyens pour apporter la culture dans les écoles. Des moyens pour se rendre sur les lieux. Des représentants de la culture ouverts et disponibles. Des écoles de tous les arts pour tous. Vider un peu la capitale et amener les artistes à vivre dans notre belle région. (C’est beau tout ce vert).

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Il faut combler le fossé trop profond qui sépare les MJC des Scènes nationales. Cela manque de passerelles entre la culture avec un grand C, entre des lieux vivant de grosses subventions et de petits établissements végétant avec de maigres subsides, de municipalités où la culture ne se vit le plus souvent dans le socio culturel. Exemple, si je veux voir Ionesco, Shakespeare, écouter Mozart, ou Stravinsky, je ne peux aller que dans des lieux de la première catégorie, si je veux voir un petit spectacle intelligent, et pas forcément interprété par des stars, je peux peut être le trouver dans des établissements de deuxième catégorie et encore… On manque cruellement de lieux où tout se mélange, où la programmation n’est pas étiquetée, où les publics ne se mesurent pas à l’aune des lieux où ils vont. C’est au plus près des citoyens que l’on doit réfléchir sur leurs attentes en matière culturelle et globaliser ensuite à la région. C’est là où vivent les gens que doit se construire une politique culturelle.

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Un lieu de création, d’expérimentation et d’échange où se côtoieraient créateurs, techniciens, plasticiens, auteurs, un lieu ouvert, sans hiérarchie, une pépinière avec émergence de forme artistique. -Un financement multiplié par 30 pour la réalité budgétaire de la création, temps de recherche, coût des salariés. Des nouveaux lieux de diffusion pour élargir le champ culturel. Une véritable politique culturelle volontaire, ouverte, transparente, et courageuse.

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Ce qui manque, c’est la confiance, tout est là pour la culture, il ne manque que la confiance. Nous sommes des gens responsables, on fait peut-être des grimaces, mais pas pires que celles de Raffarin.

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Ce qui manque à la région, c’est une politique culturelle qui mette en avant une certaine identité.En terme de visibilité, il faudrait organiser un événement phare qui permettrait d’unir tous les acteurs culturels et ainsi proposer-avec la participation du public- mise en place d’ateliers dans les écoles par exemple) une manifestation d’envergure. Les manifestations autour de Victor Hugo ou les instempfestifs sont trop ponctuelles. Il faudrait impliquer les non professionnels du spectacle dans cet événement que l’on préparerait tout au long de l’année.En puisant dans le patrimoine de la région , on pourrait partager et développer une culture pour tous, une culture qui ne concerne pas seulement les professionnels.

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Il manque des lieux de spectacle, il manque des spectacles-phare. Tous les grands spectacles passent à côté de la Franche Comté et ne s’y arrêtent pas. Il manque un petit journal qui donnerait chaque semaine la programmation de la région ce qui inciterait les gens à se déplacer. Rien n’est vraiment mis en valeur, on dirait un désert culturel, alors que cela n’est pas réel. On sent que la culture n’est pa à l’ordre du jour, ni dans les départements, ni à la région. Les acteurs culturels ne prennent pas de risque, donc les créateurs n’en prennent pas non plus. On a l’impression d’être dans une région plan-plan sans ambition et sans surprise.

11 Ce qui manque, ce sont des lieux d’écoute et d’expression, plutôt petits, mais nombreux , où l’on n’aurait pas peur de parler, dans lesquels on n’aurait pas peur de pénétrer. Des lieux de rencontre, pas forcément des lieux énormes, pas forcément des théâtres super équipés, des salles de concert, mais des endroits où on retrouverait la parole, où on reprendrait la parole. A partir de cette parole échangée on pourra faire de nouveau du théâtre, de la musique de la danse, des expositions d’objets pour les gens. Il manque la parole aux gens.

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Il manque un lieu grand, ouvert avec de multiples salles de répétition qui puisse être un lieu de représentation, accueillir des troupes en résidence (avec hébergement aussi) qui puisse accueillir des élèves qui viendraient s’initier au théâtre (plutôt que des pratiques dans des lieux mal chauffés, ou des salles de classe immondes où franchement pour créer la magie du théâtre, il faut être fort) un lieu où on peut chercher, prendre du temps, se tromper, genre friche aménagée, si possible pas trop loin de chez moi.ture Ce lieu ressemblerait au lieu culturel idéal, donc mélange des genres artistiques, alliance du convivial et de l’artistique, mélange des riches et des pauvres. Il manque aussi des sous pour la création et l’action culturelle.

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Je ne parlerai que de Montbéliard. On voit ici la disparition totale des lieux de diffusion de musiques actuelles, destruction du Cube, activité exsangue du Palot Palot. C’est le manque d’inspiration le plus total. Je mets en doute l’efficacité des équipes dirigeantes des scènes nationales et régionales, en particulier, celle de Montbéliard.

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Un million d’habitants, un manque d’ambition et de rayonnement culturel, hormis les Eurockéennes. A t-on vu Royal de Luxe, Pina Baush, le théâtre du soleil ou autres spectacles référentiels ? Il manque aussi l’entretien du vivier culturel. 12 aides au projet, 3 compagnies conventionnées. Or la Franche Comté est douée, berceau de JL lagarce, Myniana, cirque Plume, Xavier Juillot, la Franche Comté est incapable de reconnaître ses propres artistes. Pourquoi la Villette à Paris, pourquoi Beaubourg à Paris ? Pourquoi tout à Paris ? Il y a ici des lieux splendides qui pourraient devenir des sites culturels pilotes. On étouffe. Il nous faut du délire pour la jeunesse, de l’invention, du neuf.

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Ici c’est le tiers- monde de la culture.Cela développe en nous un complexe d’infériorité culturelle. Prendre conscience de son potentiel. Première étape.

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Manque un réseau de soutien à la diffusion comme en Alsace. Manque aussi et bien sûr l’apprentissage de l’art à l’école.


Le pouvoir culturel en région ?

Qui doit le détenir ?

La décentralisation est en route. Mais qui détiendra le pouvoir culturel en région ?

Dans la discussion qui suit cette question ainsi que sur les manques régionaux en matière de culture, est évoquée l’idée d’un parlement des acteurs culturels. Ainsi le pouvoir n’aurait pas à régler uniquement les désirs individuels, mais il pourrait consulter les acteurs dans leur ensemble. Ce serait un parlement consultatif, car l’idée de co-gestion paraîtrait dangereuse.

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Le pouvoir, cela pourrait être nous. Pourquoi pas nous ? Nous les artistes. C’est vrai que pour l’instant ce « Nous » n’existe pas. Mais pourquoi pas nous, dans notre diversité ? Un nous paradoxal, parfois difficilement conciliable. Ce « nous » n’existe pas parce que nous nous heurtons à des problèmes de qualitatif. Parce que nos spectacles n’existent pas suffisamment longtemps pour rencontrer leur public. Nos spectacles avortent par manque d’espace. Ce « nous » n’existe pas, parce que nous n’arrivons pas à définir un cahier des charges, des missions. Ce « nous » pourrait exister s’il y avait mission de démocratisation de la culture. Nous pourrions alors défricher de nouveaux espaces pour l’Art. L’art et la recherche « hors sol » c’est difficile. Notre force, c’est notre mobilité. Ce qui nous rassemblerait ce serait notre désir de partager. En tout cas, si nous n’arrivons pas à faire exister ce « nous », c’est la catastrophe. Il faut remettre à l’ordre du jour « la mission » à la façon des pionniers de la décentralisation.

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Le pouvoir culturel pourrait être tenu par :

  • Les commerçants
  • Le service com de la ville
  • Un homme de pouvoir
  • Une agence de sondage
  • Pierre et Quentin de Chalon dans la rue
  • Mon papa Un décideur professionnel en tube ou en spray La société protectrice des artistes

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    Le pouvoir pourrait être en les mains de (Rayer les mentions inutiles) La Drac, le conseil régional, les élus, les adjoints à la culture, les directeurs de centres culturels, les associations culturelles, les grandes surfaces , les buralistes, Jacques Livchine et Hervée de Lafond, Star Academy.

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    Espérons que celui ou celle qui détiendra ce pouvoir y pensera plus en terme de responsabilité qu’en terme de pouvoir.

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    On se plaint toujours de l’esprit étriqué du ministère de la culture qui privilégie souvent le « formaté » sur le « novateur » mais au moins il sait de quoi il parle. Il a un minimum de culture et de connaissance qui lui permet de juger. Ce qui fait peur avec la décentralisation, c’est que le pouvoir pourra être détenu par des gens ignorants prenant leurs décisions dans un arbitraire total. Si l’on était sûr que les décideurs en région étaient choisis par des gens compétents, informés, cultivés le système nous paraîtrait parfaitement démocratique. Malheureusement l’expérience nous montre le contraire. Je déplorerai le retrait du ministère de la culture, jusqu’à nouigvel ordre les mieux informés. Instituons des cours de rattrapage pour les décideurs régionaux.

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    Comment museler ou contrôler des conseils généraux et régionaux sur lesquels règneront le FN ou d’autres adeptes d’une culture commerciale et aseptisée ?

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    Le pouvoir culturel , ce sera bien évidemment les con seil régional avec les élus. Ils délégueront le pouvoir à des commissions de fonctionnaires. Les acteurs culturels auront –ils droit au chapitre ?

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    Qu’est ce que le pouvoir culturel ? Celui de faire des textes lamentables sur les intermittents, ou ceux qui luttent pour la libre expression de chacun ? A Audincourt, le pouvoir ce sera Martial Bourquin, le maire, il est gentil et s’intéresse au sort des intermittents.

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    Le pouvoir culturel appartiendra aux entreprises, car les collectivités pousseront les compagnies à être mécenées. Cela fait carrément peur. Si c’est les collectivités, région, département ou ville, le clientélisme sera de mise encore plus qu’il ne l’est déjà. Hou la la. Je sens poindre le coup de blues. Devrais je coucher avec le président du conseil général pour continuer à jouer ? Imaginons le roi Lear en train de déguster un pot de cancoillotte Raguin, ou tous les acteurs de la troupe portant des maillots Peugeot.

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    Je sais que le pouvoir culturel ne sera pas entre les mains de ceux qui ont des choses à dire, ceux qui ont envie de créer, de parler, de construire. Nous aurons au niveau régional une caste de pseudo-cultureux qui décrèteront ce qu’est la culture. Les Politiques s’en laveront les mains pourvu qu’on les invite aux premières. Cela dit, ne schématisons pas trop, il y a des hommes politiques qui ont un véritable projet culturel au service de l’épanouissement et du développement de la personne humaine.

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    Cette question pose l’exigence de l’égalité de traitement des citoyens au niveau national. Il faut avec la décentralisation conserver une politique nationale et la vertu des financements croisés qui garantissent une indépendance.L’Etat central doit continuer à définir une politique nationale à évaluer et doit donc conserver une capacité financière. Les régions, les départements et les villes devront acquérir des pouvoirs renforcés sans pour autant s’affranchir de la politique nationale.

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    Le pouvoir culturel appartiendra soit à quelques esthètes qui du haut de leur roc vont diffuser de la création pleine de sens éthique et esthétique, donc d’art. Soit les employés communaux, maires, communautés de communes, Drac avec copinage, consensus mou, ininventifs, prisonniers d’un soi-disant bon goût, et quelques passionnés qui vont s’arc-bouter sur leurs trouvailles au risque d’être marginalisés. 13

    Le pouvoir culturel appartiendra toujours à ceux qui participent à la création et à la diffusion de la culture sous toutes ses formes. La question posée est : quelles politiques publiques pour favoriser la création et la diffusion culturelles en région ? L’État, les collectivités territoriales, notamment la Région, les communes, les CE, doivent décider des objectifs et des moyens financiers pour les atteindre dans le domaine culturel. Evidemment le pouvoir est concentré dans les exécutifs de ces assemblées. Ceux qui ont le pouvoir doivent être en permanence contrôlés par les citoyens et les associations . La décentralisation peut engendrer des potentats locaux régionaux coupés du monde culturel. Il ne faut pas laisser la décentralisation aux seuls élus, à la technostructure sous peine de régression. Une vraie décentralisation peut donner un nouvel élan à la politique culturelle.

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    Pouvoir culturel ? C’est antinomique, n’est ce pas ?

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    La décentralisation n’est pas en route, c’est un leurre. On décentralise le financement, on ne décentralise pas les structures. L’Etat n’y tient pas. Le pouvoir culturel restera essentiellement national. En cas de changement de politique de l’Etat, il pourrait être intéressant de confier le pouvoir culturel au public. Seul le public est suffisamment désintéressé pour définir une politique culturelle.

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    Tout ce qui a existé d’important en matière de culture a toujours été l’oeuvre conjointe d’un politique et d’un artiste. Il nous faut garder un ministère de la culture fort qui donne l’impulsion et les grandes pistes. Celui ci doit garder des masses d’argent conséquentes pour faire en sorte que des projets d’envergure nationale puissent voir le jour en région. Une commission culturelle mixte formée d’élus, d’artistes nominés, d’experts en art, mais aussi de citoyens tirés au sort pourrait générer une politique culturelle forte. Mais bien sûr chaque ville devrait garder sa propre vie culturelle municipale. Mais faut il le répéter, seul l’arbitrage de l’Etat pourra faire en sorte qu’existent encore le risque, le contre courant, l’audace et l’impertinence artistique.

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    Il ne faudrait surtout pas que le pouvoir appartienne au Louis. (Souvet, le maire de Montbéliard ). Après je verrai bien un collectif artistes/spectateurs actif. On leur donne l’argent, le pognon, ils rendent des factures, et voilà, c’est pas plus compliqué que ça.

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    Il faut que les acteurs culturels, avec en première ligne , les artistes se prennent en charge. Ils créent des réseaux , participent à la vie culturelle de leur région, proposent et mettent en place les projets. Ils mettent en place un système et des moyens qui permettent la réflexion sur la création, la diffusion, le rapport au public, l’existence sur un territoire. On se débarrasse de la tutelle de l’Etat central, on se fédère en région. Attention, on ne doit pas devenir des chefs d’entreprise à la merci du marché des collectivités territoriales. La mise en place de réseaux devrait être déterminante et peser son poids, pourvu que les artistes se fédèrent, s’associent et osent parler de politique.

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    La culture doit appartenir à ceux qui la font chaque jour, et non à ceux qui l’exploitent à des fins de vitrine régionale et touristique. Je croyais que la décentralisation était faite depuis 90, mais non c’était la déconcentration. Le Mime Decol ( représentant de la culture à la région) s’est mis à parler. Au secours ! Comment faire co-habiter de la bonne politique culturelle, avec la politique politicienne.


     

    Ce serait comment un établissement artistique rêvé par vous ?

    De ces 3 formes de culture, culture populaire, culture de masse, culture savante, quelle est celle qu’il faut absolument défendre ? ou celle qu’il faudrait impérativement abattre ? `

    La crise du régime de l’assurance- chômage des intermittents a ouvert une brèche dans tout le système culturel actuel. Tout le monde semble d’accord sur l’idée de changer. Mais changer quoi ? Inventez les décisions les plus urgentes à prendre.

    Est ce que les gens qui font le succès de Star Academy se trompent ?

    Quelles seraient selon vous les valeurs fondamentales à mettre en avant lors d'une refondation de la vie culturelle ?