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le texte de l'étranger  Les réactions Texte Mathiot,le passeur statistiques

Sur le sentier des contrebandiers, les 4 et 5 septembre 2004

temps superbe. 300 personnes environ le samedi, et 800 personnes le dimanche. Magique malgré quelques défauts minimes.. Mais cela fonctionne. Premiers aperçus.

9 embûches théâtrales sur le sentier.

Prévoir plus d'eau pour Dimanche.

Deux marcheurs parmi les contrebandiers.

Le Ministre du Jura, Jean François Roth, et Raymond Forni, notre nouveau président de région.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Contrôle de la douane Suisse, en pleine forêt. Le président de région est alpagué. Le douanier a perdu la clef des menottes. Cliquez sur la photo ci-dessus et pénétrez dans le monde des douanes.

 

Jean Hurstel en philosophe de montagne analyse au pied d'une borne la notion de frontière.

Dans une pâture, dix minutes de théâtre sur le thème de la peur de l'étranger qui vient chez nous.

Le dimanche, c'est cinq heures de jeu sans arrêt en plein soleil. les phrases proférées contre les étrangers sont stridentes. le texte est inspiré de Robert Schneider (saletés). La couleur blanche et les costumes (Nadia Genez) sont un clin d'oeil à Ingmar Bergman (cris et chuchotements). La valse est de Georges Delerue.

 

Sebastien Dec joue le passeur de Pierrefontaine les Blamont-Jacques Mathiot- qu'il a rencontré et dont il emprunte voix et gestes. le texte

La doyenne du chemin, 84 ans, soumise au contrôle musclé de la douane

 

La ligne rouge de la frontière passe au milieu des tables

Sur Suisse, on va jusqu'à briquer les arbres avec un soin méticuleux

 

Sur France, le service est pour le moins monstrueusement vulgaire. Céline Chatelain pousse son personnage aux frontières de l'illicite. Le repas va bien sûr délirer.

expérimentation en cas de pluie.

 

Borne 470. Deux masseuses dont Blanche Neige allègent la fatigue

 

No comment

 

Dossier spécial DOUANIERS si vous l'avez manqué

 

 

Et voilà comment se terminent deux jours "hors du temps et de l'espace" comme me l'a dit un apprenti contrebandier .

Extraits de quelques lettres

Merci à tous pour la magnifique journée vécue dans les bois de
Damvant. J'ai apprécié le côté déjanté de vos prestations, les idées
originales et les artistes décapants...
Bravo pour le dîner et ses élucubrations transfrontalières, j'étais à
côté du président Forni qui a aussi beaucoup ri de vos facéties.
Vous avez fait preuve d'originalité et le monde cruel de la haine de
l'étranger était un moment hors du temps quand ces 8 acteurs ont
surgis de la forêt en dansant..leurs propos pertinents nous laissaient bien
interrogatifs sur notre relation avec l'autre...l'étranger.
J'ai passé 5 heures de pur bonheur en votre compagnie, Merci +++ pour
ces moments MAGIQUES

Marianne Guillaume-Gentil-Henry
députée du canton de Neuchâtel
présidente de la commission des affaires extérieures
membre de la commission CTJ

Bonjour !

Comme c'était bon pour nous de mettre nos pieds dans cette bonne vieille Europe...et en France.
Merci de votre prestation, c'était vraiment super et vous vous êtes vraiment bien donnés pour ce chemin du 25/30. Vive le théâtre de l'UNITE.
En annexe quelques photos souvenirs

Janine et Philippe Kau f f mann
15, route de Belfort
2900 Porrentruy / Jura / Suisse
tél. 032 / 466.42.31

merci à Jacques et Hervée pour cette magnifique journée pleine de surprises enchanteuses et bravo à toute la troupe! un régal!

à bientôt.

Marc Le Nalio


photo de marc le Nalio

Images fortes, éblouissements, fulgurances poétiques. Vous sortez du chemin, secoué et ravi dans un grand soleil de septembre, et le lendemain vous restez dans l'entre-deux avec Rimbaud.

"j'irai loin , bien loin, comme un bohémien".

Jeanne Marie Bourdet de Paris

Je ne saurais jamais vous dire comme ce que vous faîtes m'émeut, je ne saurai jamais vous dire toute la beauté que vous suscitez avec votre théâtre. (C.L.) Mulhouse.

Merci pour la magnifique journée. J'ai rarement vécu un repas en commun aussi sympathique et chaleureux alors que je ne connaissais pas mes voisins de table. Nos félicitations aux organisateurs jurassiens et à toute l'équipe du théâtre de l'Unité.

Christine et Jean-Jacques a Marca. (Courgenay)

en vérité les vrais contrebandiers sont suisses car ils étaient vraiment très en nombre sur ce sentier ce dimanche de septembre et malgré leur discrétion et ,disons le, leur bonne humeur, leur accent les trahit.Le déjeuner champetre était sinon un régal un vraiment moment de plaisir et de gaiété et le reste une pure merveille d'insolite, d'inattendu , de drolerie et de ....lyrisme.Merci pour cette journée de bonheur et de bonne humeur,continuez vous etes sur la bonne route,non pardon sur le bon sentier. (je ne sais pas ou sont les accents circonflexes sur le clavier de l'ordinateur)

Jean Michel Haget


D'abord, je voulais encore vous dire combien le dimanche que nous avons passé à "contrebander" avec Thierry, mon mari, fut mémorable... Votre sentier était beau, grave, drôle, dur, haletant, poétique, périlleux, gaulois, écorché, joyeux... J'ai eu un plaisir fou et mal aux guiboles pendant deux jours ! J'ai adoré le moment des propos racistes ordinaires bien blancs dans le pré vert, avec le ciel bleu et leurs circonvolutions proprettes, j'ai été touchée par le récit du jeune-vieux passeur, j'ai beaucoup aimé les insectes nichés dans les taillis... et puis tout le reste. Sauf quand le douanier m'a traitée d'institutrice (ce que je dois être au fond car les douaniers ne sont pas des imbéciles et sont doués d'un 6e sens infaillible, c'est bien connu !). Merci à vous et à votre équipe, on en redemande !

Marie-Jeanne Liegme

La Chaux de fonds


Merci encore pour la balade, vous êtes décidément les trompettes de la vie des sous- bois du spectacle vivant.

Grosses bises au bolet Satan, et à l'amanite tue mouches.

Pascal Rome


Ce fut une belle expérience philosophique et humaine, je suis tout à fait disposé à recommencer.Cordialement.

Jean Hurstel. (Banlieues d'Europe)


Superbe itinéraire, on oublie la distance et la notion de temps, tant il y a à découvrir au cours de la balade.

L'humour et les gags permettent de dédramatiser les siècles d'histoire du lieu. Réflexion et pédagogie sur le non- sens de la guerre, sur la sauvagerie des combats.

Un point d'excellence pour les multiples prestations des douaniers sachant improviser au quart de tour, j'en maintiens le mot "réstagnation".

Tronçon 4 : le repas transfrontalier. Carrément une pièce de théâtre. Les enfants usant à l'excès dès quatre ans les "nique ta mère" et "je t'encule" ont eu droit à une leçon d'insultes moins banales.

Les idées reçues franco -suisses sont pointées à merveille. Il manque un écriteau avertissant que tout ceci est à prendre au second degré. Ce restaurant transfrontalier est en porte-à-faux avec le thème général de la randonnée : l'horreur de la guerre, la recherche de fraternité.

Une autre approche aurait pu être ce qui rapproche les peuples et non ce qui les oppose, une mise en scène plus délicate sur la connerie universelle.

Tronçon 7 : J'ai beaucoup apprécié les préjugés sur les étrangers, c'est tout ce qu'on entend dans les conversations d'aujourd'hui. Un exemple : à Peugeot-Sochaux, Rachid s'est fait déchiqueter dans la broyeuse à carton. Commentaire à chaud d'un collègue :ça fait un arabe de moins.

Bravo à toute l'équipe du théâtre de l'Unité pour ce boulot formidable. Si toutes les marches populaires pouvaient s'en inspirer plutôt que ces éternels troupeaux suivant les fléchages.

Bien cordialement

 

Hubert Truxler

50 rue Oehmichen. 25200 Montbéliard

 

 


 

Qu'est ce que tu veux que je rajoute ?

Hormis Dominique Trichet de la FAIAR (Formation arts de la rue) et Pascal Rome de la cie Opus, aucun professionnel français ne s'est déplacé.

Aucun journaliste français, même local, ne s'est déplacé.

Très peu de Français se sont déplacés. (900 suisses, cent français )

J'ai aimé notre mélange, des passages grotesques et la poésie la plus pure, et puis des renvois forts à l'actualité du jour : la haine de l'étranger, les clandestins etc.

le lundi matin , l'équipe des 50 acteurs et techniciens qui s'est engagée à fond ressentait une belle et bonne fatigue.

 


 

Annexe 1 : la distribution

Mise en scène sentier : Théâtre de l’Unité (Audincourt-France)- Hervée de Lafond et Jacques Livchine avec la collaboration Claude Acquart (Cie des Bains Douches), Olivier Rouet, Sam et Julie Guet (Cie En effeuillant la marguerite) et Alexandra Fontaine. Remerciements aux communes de Damvant, Réclère, Villars les Blamont et leurs habitants, ateliers de formation de Bassecourt
Les douanes : 1er contrôle Bernard Goetz, Eric Prévost / Philosophie : Jean Hurstel / Record Guiness : Marc Buliard Les 2 douaniers de la borne 449 : Philippe Coulon, Hugues Louagie/ la famille française Christophe Chatelain, Céline Chatelain, Valérie Moureaux, Marie Leïla Sekri, Zita Guet et Scarlet, Le service sur Suisse Samuel et Julie Guet, Sylvie Lalaude, Marielle Durupt, Gill Herde et Audrey Donzelot / Le médiateur : Jacques Livchine Jacques Mathiot : Sébastien Dec et Max Bouvard /L'étranger: Alexandre Jazédé, Mathias Bensa, Marine Dusehu, Delphine Branger, Hélène Jouvelot, Marjorie Heinrich, Clément Dreyfus et Nathalie Mielle / Bureau de l’immigration : Areski Sediki, Vahid Abay, Youssri El Yaakoubi, Nathalie Conio, Marcel Djondo et Patrick Voitot / Masseuses : Nadine Dahmane et Isabelle / A l’envers : Catherine Fornal, Patrice Belin et Magali Jacquot / Douaniers Arrivée : Laurent Giroux et Goobi Patois
Technique : Hervée de Lafond, Denis Midey, Claudine Gutierrez, Claudine Schwarzentruber, Lionel Bosserdet et Manu Godard. Régie costumes : Frédérique Weber
Le repas est préparé par Geneviève Malapert côté France et par le restaurant des grottes de Réclère côté Suisse


Annexe 2

 

DIPLÔME DE CONTREBANDIER

Nous avons l’honneur de décerner à M ___________________________________

le titre de contrebandier catégorie dilettante. A contrevenu aux lois de la confédération hélvétique et à la loi de la république française. A fait passer avec succès de façon illicite de la marchandise de Suisse en France et de France en Suisse. Cet acte illégal est récompensé par le ministère des Affaires étrangères de ce diplôme référencé au code des douanes sous le Numéro XXXL6543988.

 


Annexe 3

LA FEUILLE DE ROUTE

« Hors des sentiers battus »

Anniversaire 25/30 du canton du Jura

SENTIER DES CONTREBANDIERS

4 ou 5 septembre. Départ toutes les heures de 10 H 15 à 16 H 15, si vous voulez avoir droit aux irruptions théâtrales perturbatoires.

Avertissement liminaire

Un contrebandier a de bonnes chaussures, une petite provision d’eau, un petit remontant sucré ou salé pour retrouver ses forces, ses papiers d’identité en cas d’arrestation. 

Vous partez de l’église de Damvant direction France, première à gauche, petite route goudronnée.

Si vous avez réservé votre  repas, départ impératif à 12 H 15.

Tronçon 1 :  20 minutes. Jusqu’à la frontière. Borne 436. À la frontière, ne soyez pas craintif, on ne doit pas lire sur votre visage que vous allez passer de la marchandise.

Ne vous attardez pas trop auprès du record Guinness de passage de frontière. Un montbéliardais va tenter de battre son record :  22453 passages en 5 heures.

Tronçon 2 : 9 minutes. C’est l’hôtel Bellevue, ancien repère des contrebandiers, aujourd’hui en ruine.

Tronçon 3 :  11 minutes.   Point culminant du sentier.  Faites halte. Vous aurez droit à un petit en-cas philosophique sur la notion de frontière. Borne 443.

Tronçon 4 : 14 minutes.  Vous descendez par une pente assez glissante, à travers un champ de bataille, jusqu’à la borne 449. C’est là qu’a lieu le repas transfrontalier (on paye son vin !). La frontière passe exactement au milieu des tables.  Check point. Les garde- frontières suisses et français sont en faction. 

Tronçon 5 : 13 minutes. Chemin de crête. Vous parvenez à la Combe Semont. Borne 454.

Tronçon 6 :  28 minutes. On descend et l’on remonte. Si vous êtes une tête brûlée tentez la piste directe, très abrupte, ou si vous êtes du style prudent, prenez le détour. Un vieux résistant franc -comtois vous attend.   Écoutez son récit ; borne 456.

Vous apprécierez les poèmes à trous, les petites boîtes, entrerez dans une belle pâture au-dessus de Vaufrey et dégusterez la restauration de la famille Bobillier : sandwich, cervelas, boissons et café seront vendus à partir de midi. Borne 462.

Tronçon 7 :  5 minutes. Au grand air de la pâture, juste à la lisière de la forêt, 8 acteurs vous entraîneront dans le monde  cruel de la haine de l’étranger.  Durée 10 minutes. Borne 462D.

Tronçon 8 :  La partie rouge du sentier. Les 38 minutes les plus délicates,  et quasiment acrobatiques. Vous pénétrez dans des sous- bois hallucinants et escarpés.  Ne ratez pas le regard froid du commandeur niché entre deux rochers à une cinquantaine de mètres au niveau de la borne 464. Ne tentez pas de l’approcher. C’est lui qui a foudroyé Dom Juan.  Au haut des 75 marches, si vous souffrez trop, des masseuses calmeront vos douleurs, et des chaises longues seront disposées face au panorama, 50 mètres après les marches. Borne 470.

Tronçon 9 :  25 minutes  tranquilles sur le plat, jusqu’aux grottes de Reclère. Au restaurant des grottes, vous pourrez manger chaud jusqu’à 14 H 30. Denis Gigandet vous attend.

Tronçon 10 :  35 minutes. La descente sur Damvant.  Allez donc prendre une friture de carpes chez Bobillier à l’épicerie pour vous retaper ou alors devant l’écurie des Aiges les femmes paysannes de Grandfontaine vous proposent des striflates (beignets) et des boissons.

Donc environ 3H 30 de marche sans compter les arrêts.  Faites tamponner à l’arrivée votre diplôme de contrebandier afin qu’il soit valable.

Vos impressions par mail info@theatredelunite.com ou par courrier Théâtre de l’Unité – BP 95168 – 25405 Audincourt cedex – France. Site : www.theatredelunite.com

 

Annexe 4

Texte sur l'Etranger

inspiré par Robert Schneider ( Saleté) et réécrit par Jacques Livchine

Marine :

Cela ressemble à une grande invasion. Ils débarquent de partout. Par milliers, les frontières ne les arrêtent pas. Accueillir quelques étrangers venus de loin, on ne  peut pas être contre, mais des centaines de milliers… Vous croyez que nous, si nous avions  des problèmes , ils nous accueilleraient chez eux. Pensez vous , jamais, jamais.

Clément

Chaque matin, demandez vous à combien ils vont rentrer chez nous, en situation irrégulière.

Dix , vingt cent , mille, des turcs, des algériens, des maliens, des sénégalais, des bosniaques, des roumains , des polonais. Pensez y en vous réveillant. Le nombre augmente sans cesse ; sans papier, clandestins, réfugiés, on n’entend plus parler que de ça.

Marjorie

Demandez vous pour qui vous payez des impôts ou de la sécurité sociale. Vous ne travaillez plus que pour eux. Promenez vous dans n’importe quelle ville, tournez votre regard, qu’est ce que vous voyez ?  Des arabes, des noirs, des asiatiques, des gens venus de l’Est. C’est pour eux que vous travaillez, uniquement pour eux.

Mathias

J’aime mon pays, je l’aime vraiment. Mais je suis inquiet. Vous croyez qu’ils  aiment notre pays, vous croyez qu’ils viennent parce qu’ils  aiment notre pays.  Il faut dire les choses comme elles sont, ils veulent notre argent, nos emplois, ils n’ont pas envie de s’intégrer, ou de coopérer, ils ne sont intéressés que par notre argent.

Nathalie

Je ne suis pas raciste, je ne suis pas xénophobe, je ne suis pas fasciste, mais j’ai peur. Est ce qu’on est fasciste parce qu’on a peur ? Quand  vous croisez une paire d’yeux noirs  le soir, des yeux qui vous dévorent et que vous êtes seule, ne me dîtes pas que vous n’avez pas peur.  

Alexandre

Je ne dis pas qu’ils sont inférieurs, je dis qu’ils ne sont pas comme nous. On me dit qu’ils viennent de pays pauvres, mais  ce n’est pas moi qui ai démoli leur pays, je ne suis pas responsable , s’ils étaient courageux, ils resteraient  dans leur pays pour reconstruire leur économie, mais ça évidemment c’est du travail, et le mot travail ne fait pas partie de leur culture.

Hélène

Nous sommes bons avec eux, alors ils nous méprisent, ils se moquent de nous, ils ne veulent pas nous ressembler. Moi je ne suis pas raciste, mais eux ils le sont, alors je le deviens, par réciprocité.

Delphine

Est ce que vous mettriez votre enfant dans une des classes multi culturelles, remplies de primo arrivants où à peine trois élèves parlent le français. Regardez moi dans les yeux, vous ne le feriez pas, car tout l’avenir de votre enfant  va se jouer là.  Alors vous allez déménager  pour mettre votre enfant dans une école normale. Est ce un crime de vouloir une scolarité normale pour votre enfant ?

Musique

Marine

Vous ouvrez le journal à la page des faits divers. Toutes ces agressions, tous ces vols, c’est eux, c’est toujours eux. On appelle ça l’insécurité… Trouvez moi une seule personne  qui n’ a pas été victime d’un vol ces dernières années… Je n’aurai même pas le droit e dire ça alors que c’est la vérité.

Clément

Ils circulent en cabriolet, en Mercedes, en BM,  en voiture sport en coupé, des véhicules chers que je ne pourrai jamais me payer, mais eux ils se les offrent, avec quel argent, je vous le demande avec quel argent ?

Marjorie

Ils envahissent même certains quartiers de s centre villes.  Regardez les noms sur les boîtes à lettres : Ben Kadder, Abbas, Kilimadjan, Vorutevski. Vous n’arrivez même pas à déchiffrer les noms. Eh bien , le fait d’occuper des quartiers, l’immobilier se dévalue, et on laisse faire. Le laxisme  de nos gouvernements nous coûte cher.

Mathias

On nous demande d’aimer notre prochain. Mais quand votre prochain fait tout pour vous démontrer qu’il n’est pas comme vous, il ne veut pas manger comme vous, pas prier comme vous, pas parler comme vous, et il ne cherche qu’à vous dépouiller. Non merci, j’aimerai  que mon prochain que s’il me ressemble.

Nathalie

Je veux bien faire des efforts, mais qu’ils en fassent aussi. Je ne sens que leur haine et rien d’autre. On dit que dans le temps les italiens et les portugais, c’était la même chose, mais je n’ai qu’une vie et je ne veux pas la voir gâchée, je n’ai pas le temps d’attendre.

Alexandre

J’ai un passeport, avec le nom de mon pays dessus. Pourquoi est ce que j’aurai l’idée de prendre le passeport d’un autre pays. Ici, on est chez nous, bientôt ici on sera chez eux.

Hélène

Pourquoi ce serait à nous d’être solidaires ?  Nous ne sommes pas aussi riches que l’Arabie , ou que le Quatar . Pourquoi ils ne s’installent pas en Arabie ou au Quatar ?  Evidemment ces pays ont des frontières fermées à double tour, alors que nous, n’importe qui obtient un visa de tourisme, et s’installe illégalement chez nous.

Delphine

Ce n’est pas de ma faute, c’est physique, je n’aime pas les jaunes, les noirs, les arabes,

Même si je fais un effort, quand ils sont trop nombreux , j’étouffe, j’ai envie de fuir.

musique

Marine

Il n’y en a que pour eux, je ne suis pas raciste quand je dis ça.

Clément

Si ça continue je vais m’acheter une arme, pourtant je ne suis pas fasciste.

Marjorie

Il faut fermer les frontières, ce n’est pas du racisme, c’est économique

Mathias

Je deviens violent, je ne suis pas raciste, c’est humain.

Nathalie

J’ai peur, mais c’est   du racisme  d’avoir peur ?

Alexandre

Le monde devient fou, l’humanitaire bien sûr ! Excusez moi penser à préserver l’espèce, ce n’est pas être raciste.

Hélène

Je voudrais partir, mais c’est partout pareil. Je serais fasciste ? pas plus que vous,  car vous pensez la même chose, c’est du bon sens.

Delphine

Non je ne suis pas raciste,  Dieu sait si je ne le suis pas.

Musique, fin

Annexe 5

Jacques Mathiot.

 

Habitant Pierrefontaine les Blamont. Rencontré chez lui le 28 mars 2004. Entretien joué par Sébastien Dec et Max Bouvard .

 

J’ai pas envie de raconter

Ça a servi à rien cette guerre contre les boches,

A rien

Ils ont rien compris les gens,

Je ne veux plus raconter

Regardez comme ils votent

A quoi ça sert hein , tous ces morts , tout ce qu’on a fait

Pour qu’il votent Le Pen,

Comme s’ils avaient envie d’être hitlériens.

J’ai fait ça pour rien, parce qu’il le fallait,

On laisse pas les gens comme ça

Ils dormaient dans la grange,

On les nourrissait comme on pouvait ;

Aucune question, on ne posait aucune question.

Ils  connaissaient  pas mon nom, jamais

J’avais vingt ans , je suis né en 21

on faisait  ça la nuit, pas de chemin, pas de lampe, rien

à travers bois , deux kilomètres 

quand on voyait les lumières de Damvant on y était ,

je m’en fous des bornes, moi

fallait les lumières, la France était dans le noir complet

voyez Damvant, on voit Damvant

Vous croyez qu’il y a un seul Français  qui nous ait remercié… pas un

Ma mère elle en a nourri, et c’était pas rien à cette époque.

Y en a un trois ans elle l’a nourri, Zindelil s’appelle, plus jamais de nouvelles,pas un merci

La maison,  elle devrait avoir une  médaille grosse comme ça… grosse comme elle

Rien , pas un merci…

Josyane combien , 400 je dirai 400,   à peu près

Pas à la fois , trois maximum entre 40 et 45

On les emmenait à Porrentruy,  bien sûr à pied, là ils prenaient le train pour Berne pour leurs papiers…L’accès au train était libre.

Ah si les anglais, oui, ils nous ont invité une semaine, hein Josiane,

Oui oui la reine d’angleterre ,c’est à dire la Royal Air Force

Des aviateurs tombés, mais on ne savait pas trop, des juifs peut être pas trop,  passaient plus haut, on  a eu des indiens des russes,

La filière nous les envoyait

On partait vers les 10 H du soir, à cette époque on avait du courage,

On a rien fait de ce qui est normal,

Des décorations j’en veux pas, j’en demanderai pas, ils m’en proposeraient , je n’en voudrais pas

Et le hollandais,  il était tellement grand il passait pas la porte,il avait des grands bras il disait « je reviens , je reviens toujours , en passant la porte.».

Jamais par temps de neige, la pluie oui, la pluie c’était bien,  on n’ entendait pas les pas

Les boches ils venaient  pas trop dans la forêt , z’étaient sur les chemins, ils étaient installés à villars les blamont. La Kommandantur,  était à Villars, c’était une zone interdite, mais les Suisses, attention   c’étaient d es suisses allemands

On m’a dénoncé une fois , j’ai été  pris à Montbéliard.Au Bristol qu’elle était la gestapo

Ils m’ont torturé comme il faut

Des français qui m’ont dénoncé, non je veux rien raconter

Voilà, il ne reste plus qu’un seul ancien combattant sur le plateau, c’est moi, et je ne veux plus rien raconter ça sert à rien. ``

 

STATISTIQUES

 

JURA 25-30   HORS DES SENTIERS BATTUS 

STATISTIQUES

Nom du Chemin:  Sentier des contrebandiers

Distance

7,5 KMS

Subvention

50 000,00 CHF

Budget total (hors valorisation du bénévolat)

50 000,00 CHF

Nombre de marcheurs (journées d'animation)

1100

Nombre de marcheurs (hors journées d’animation)

300

Nombre d'installations fixes

24 + 80 cadres

Nombre d'animations

9

Nombre d'animations spéciales (par exemple: spectacle de l'aube)

2 repas transfrontaliers

Nombre de manifestations "externes" en lien avec le chemin

(par ex. Expo photos)

0

Nombre de personnes formant le noyau dur

7

Nombre de personnes impliquées dans les animations

50

Nombre de personnes impliquées dans les animations spéciales

Inclus dans les 50

Nombre de personnes impliquées dans l'accueil et l'encadrement

Coopération

Nombre total de personnes impliquées dans le chemin

76

Autres statistiques intéressantes

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10% de marc heurs français.

 

 

 

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