Une prestation bien agréable à Hendaye
Les Petits métiers 19 mai 2002
Un voyage Montbéliard -Hendaye interminable à cause des embouteillages de la pentecôte.
1200 km en 17 heures de route. Nous arrivons à minuit dans une ambiance surchauffée, les basques chantent à tue –tête dans le restaurant.
Le 18e mai du théâtre accueille pour la première fois du théâtre de rue.
Ce " 18 garren Antzerkiko Maiatza " est organisé par une compagnie de Biarritz, le théâtre des chimères pour le compte de l’association culturelle Hendayaise.
Temps magnifique. On joue dans le vieux port. 200 personnes, ce qui est paraît-il un bon score.
Nous sommes très en forme, la représentation est très enlevée. On s’amuse. Le public aussi.

une image du lieu
Il est toujours agréable d’être reçu par une compagnie. Jean Claude Mailly s’occupe admirablement de nous, tout le monde est sur le pont, très présent.
Nous retrouvons Pierrot, le régisseur du festival européen de Grenoble de Renata Scant.
Le soir, nous allons voir 501 Blues de Bruno Lajarra, une pièce sur la fermeture de l’usine Lewis-Strauss dans le Nord , jouée par les ouvrières elles-mêmes. Grande émotion.
25 mai 2002. "parades à Nanterre".
les chaises longues poétiques
Problème de distribution, puisque trois des personnes inscrites ne connaissaient pas assez de textes. On les remplace la veille !
Donc la distribution :
- Gill Herde
- Isabelle Sosolic
- Gouby
- Marc Buliard
- Jacques Livchine
- Marie Leila Sekri
- Seb Dec
- Sylvie Lalaude
- Catherine Fornal
- Hugues Louagie
La fête est assez bon enfant, le public est mélangé, il fait 16 °C, le temps est ensoleillé, avec quelques nuages de temps en temps.
Il y a une très importante programmation. Le directeur c'est Claude Quemy, assisté par Michel Nowak.
Il y a pas mal de bruits ambiants, sono et cie, mais entre notre bouche et l'oreille de notre otage sur la chaise longue, on ne laisse pas filtrer le bruit de la fête.
Cela se passe bien, les gens sont réceptifs. Nous jouons deux fois une heure, espacée par un pause de 90 minutes et nous touchons environ 100 personnes.

On essaye les poèmes pour enfants. En fait un seul poème ne suffit pas, car il faut tenir compte des tranches d'âge.
Hugues qui est nouveau sur ce coup là a appris des beaux textes de Louis Calaferte.
Nous pensons que cela marche bien, les gens sont très contents et émus.
Donc, nous aussi.
Théâtre dans l'herbe
Les artistes à la campagne. 1er juin 2002. CHAMPLIVE, BOUCLANS, NANCRAY(25)
Ah, pour une fois nous jouons en Franche Comté.
Quel délice .
Là on est sur le terrain
Il fait beau, Florence Cabot, un des piliers de cette aventure nous reçoit à déjeuner chez elle ; seize , nous étions seize
Equipe :
- Sylvie Lalaude
- Goobi
- Nathalie
- Marc Zicho
- Hélène Jouvelot
- Marielle Durupt
- Gill Maurer
- Jack Livchine
- Seb Dec
- Panxo
- Isabelle Sosolic
- Catherine Fornal
- Bernard Goetz
- Vahid Abay
- Marc Buliard
- Marie Leila Sekri
On peut se féliciter de deux baptêmes BIT, Marielle, qui n’est qu’en troisième au collège , mais qui s’accroche, Hélène Jouvelot , une ex A3 qui a bien envie de faire du théâtre.
D’abord une parade des rouges avec la chorégraphie …Toujours plus difficile que ce que l’on croit ,
un porte à porte à 12 , assez drôle, mais en vingt minutes on touche 4 personnes, on sent tout de même la relation qui se crée tout de suite, et la gentillesse qui s’installe .
Discours sur le tracteur de Chrystel Lenglet , la présidente. Une de ces femmes énergiques qui font bouger les choses.
Cent personnes.
Le petit chaperon vert joué par Cath, Seb, Marie, Pancho, dans un pré. C’est très poétique. Ils se servent de l’herbe comme coulisses, très drôle.
Brigade motorisée excellente. Caravane de voitures. Sur 800 mètres
Chaises longues poétiques, Pères Noëls attaqués par les enfants et qui rebroussent chemin.
Bouclans puis Nancray. On fait les cercueils,
Les serveurs fous.
Tout marche , ambiance excellente. Mission accomplie.
Furies. 3 interventions de la BIT
8 juin 2002. Chalons en Champagne
Furies est le festival de théâtre de rue de Chalon en Champagne, dirigé par Jean Marie Songy qui dirige aussi Aurillac, mais qui a longtemps était animateur d’une compagnie de théâtre à Chalon. Un bel espace d’accueil dans les jardins du grand Jard, une équipe de cuisine d’ Hérisson, excellente, et sympathique. Le festival dure au moins cinq jours, et ce ne sont pas les habitués connus des festivals, c’est plutôt un festival " découverte ". Babylone, Brayses, Zic Zazou. Le public est local. On croise quelques professionnels , (Floriane Gaber France Culture (Aude Lavigne) passera un sujet sur la BIT Mercredi 12 juin à 16 H 30.
Une équipe BIT de 16
- * Jacques Livchine
- * Marie Leila Sekri
- * Goobi
- * Marc Buliard
- * Hervée de Lafond
- * Isabelle Sosolic
- * Catherine Fornal
- * Sylvie Lalaude
- * Eliane Geiss
- * Vahid Abay
- * Panxo
- * Patrick Voitot
- * Anaïs Geiss
- * Fabienne Michaud
- * Hélène Jouvelot
- * Sébastien Dec
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Beau temps, pas mal de soleil, température 18 °C , mais au soleil il fait chaud tout de même.
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1 ère intervention : 15 H 30 Musée de la démocratie. Place de la République. Avant même de commencer le cercle se forme. Des gens de Chalon très intrigués. Hervée commence avant l’heure. Au moins 300 personnes.
Hervée explique chaque tableau . Elle improvise, cela fonctionne.Les consciences sont un peu ébranlées de cette attaque en règle de tout ce que le monde défend à longueur de journées, cette célèbre démocratie. Le tourisme sexuel est très photographié , il faut dire que c’est horrible. Une vraie vagabonde de rue se laisse entraîner par l’homme le plus riche du monde : Bill Gates qui avec beaucoup de cynisme lui remet 10 euros. La condamnée se secoue une bonne minute sur la chaise électrique avant de mourir.
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2 ème intervention 16 H 15
Vivez votre propre mort. 300 personnes.
Bel espace. Cela passe bien.
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3 ème intervention
L’école Ste Odile : 17 H 15

En fait il n’y a pas de rendez vous. Nous étions prévus jusqu’à 17 H, c’est nous qui prolongeons le plaisir. Donc cela commence avec les personnes isolées de la place de la République.

Belle montée en puissance, le public grossit au fur et à mesure. Superbe final dans la fontaine,
juillet 2002
L'équipe : Un boxer, notre minibus, donc 9 places : Marie leila, Samuel Bloch, Helène Jouvelot, Samy Guet, Julie Jouvenot Jacques Livchine, Isabelle Sosolic, Catherine Fornal, Hugues Louagie. Les dates : 26 au 29 juillet 2002
Pour une fois, on se voit mardi et mercredi avant de partir , car il s’agit de traiter le thème du mariage pour un festival de Musique dans un des lieux culturels mythiques de Berlin le Tempodrom On achète pour environ 500 € de matériel. Le contrat est de 5000 € voyage compris.
La route, 908 kms, 32 °C ,des bouchons. 12 H. Dur. Nous sommes au moins cinq chauffeurs.
On a embrassé Berlin...
Le musée juif ... Linden strasse. A lui seul cela vaut le voyage. Il faut juste savoir que l’intérêt est son architecture et la façon dont on va vous parler de l’holocauste sans quasiment montrer les photos-rengaines.
L'hôtel Forum, Alexandra platz, est extra, nourriture top, en libre service, mais pas climatisé, les fenêtres ne s'ouvrent pas, plus grand hôtel de l'Est de l'europe. Les petits déj... somptueux., et puis nous cotoyons tous les nageurs et plongeurs des championnats d’Europe de natation.
Bon, ce n'est plus le tempodrom légendaire,
c'est un nouveau tempodrom style Zenith de 3700 places avec terrasses et esplanade.
le public paie l'entrée : 10 euros.
c'est un public assez bobo .
Le premier soir Irène Messenger la directrice, est arrivée très gentille mais ferme :
« Vous ne me refaîtes pas le viol. les gens sont choqués. »
Polémique etc.
Nous nous étions dits , attention Berlin, capitale de tout l’alternatif, Kreuzberg, les squatts, il va falloir faire des images un peu fortes.
Nous avons un nouveau thème généré par les dernières guerres, ce sont les Brigades anti- terroristes, avec leurs lunettes à infra rouge, et leur recherche de Ben Laden, là -dessus un petit coup sur la femme afghane, et toutes les violées du monde.
Mais quand tu mets la violée en mariée, face à des militaires, attention à l’image. Oui, c’était trop violent, et notre viol qui devait être traité esthétiquement tourne au vulgaire et à la secousse du soldat. Alors , on ne crie pas à la censure.
Nous nous étions dits , attention Berlin, capitale de tout l’alternatif, Kreuzberg, les squatts, il va falloir faire des images un peu fortes.
Nous avons un nouveau thème généré par les dernières guerres, ce sont les Brigades anti- terroristes, avec leurs lunettes à infra rouge, et leur recherche de Ben Laden, là -dessus un petit coup sur la femme afghane, et toutes les violées du monde.
Mais quand tu mets la violée en mariée, face à des militaires, attention à l’image. Oui, c’était trop violent, et notre viol qui devait être traité esthétiquement tourne au vulgaire et à la secousse du soldat. Alors , on ne crie pas à la censure.
Nos actions :
-
La mariée à la longue traîne.
Sur sa traîne sont collés toute sa vie future: couches, vaisselle, balais etc. Hugues et Samy collent pendant des heures sur une traîne de douze mètres de long tout ce qui relève de la vie ménagère.
Le marié qui se retrouve à poil.
costume déchiré, mis à nu par ses 4 ex fiancées furieuses. Sur papier, cela paraît bien, mais en pratique, c’était trop brouillon. On ne le fait qu’une fois.
Le viol.
On tague la robe immaculée avec un gros HURE (pute) puis 3 militaires la violent. On en a parlé plus haut.
le mariage posthume.
Cérémonial. La mariée est dans le cercueil. L'époux doit passer la bague au doigt raide. Cela ne rentre pas. Une image superbe, on porte le cercueil avec Marie à l’intérieur. On imagine qu’elle et décédée d’une overdose. Hugues fait le mari. C’est fort.
-
- les dessous.
Cinq mariées comparent leurs dessous.
L'une est naturelle-pas de culotte, l'autre a un parterre de fleurs , la troisième c'est trash etc... On l'a retiré nous -mêmes, cela n'a pas fonctionné.
-
-
la grosse échauffourée.
énorme bagarre à neuf. Image très belle à la fin, cinq mariées étendues, au milieu d'un tas d'ustensiles de cuisine. Une variation autour d’Othello Desdémone.
les mariées à louer.
Promenez vous au bras d'une mariée pendant cinq minutes. les mariées sont livrées sur un diable.Pas mal , mais le public n’est pas trop prêt à jouer.
les mariées pendues.
trois mariées pendues dans le hall d'entrée pendant 30 minutes.
Julie, Marie et Catherine se proposent. Hugues a installé aidé par l’équipe technique du tempodrom.
+une Bit militaire sauvage à 1H du matin dans un quartier chaud. Limite. On a fait peur, on s'est fait virer. On voulait refaire le viol interdit.
Bon, on n'a pas démérité, on était même assez contents, comme on dit vulgairement, mais selon la direction du Tempodrom c'était trop morbide, pas assez funny, mais ils étaient contents tout de même de bousculer leur public conventionnel, qui aurait voulu voir des petites saynètes de théâtre normal.
Le dernier bémol, c'est qu'il y avait très peu de monde. Le festival était gratuit dans le temps, mais à Berlin c'est la banqueroute , la mairie les a forcé de faire une entrée payante, et le public a boudé, surtout le dimanche, il faisait trop beau, les berlinois aiment leurs lacs.
Mais sachant qu'une réussite théâtrale c’est remplir cinq conditions : Ovation du public, bouleverser et émouvoir Présence et compliments de professionnels Avis positifs des experts. Nombre de personnes touchées Avis favorable des élus politiques Innovation et rupture.
- Articles de presse, ou radio ou TV
Eh bien, on dira que c’est succès interne à la brigade, c’est un succès pour nous, puisque nous n’avons eu ni presse, ni professionnels, ni quantité de gens.
Julie, Marie et Catherine se proposent. Hugues a installé aidé par l’équipe technique du tempodrom.
+une Bit militaire sauvage à 1H du matin dans un quartier chaud. Limite. On a fait peur, on s'est fait virer. On voulait refaire le viol interdit.
Eh bien, on dira que c’est succès interne à la brigade, c’est un succès pour nous, puisque nous n’avons eu ni presse, ni professionnels, ni quantité de gens.
La mariée à la longue traîne.
Sur sa traîne sont collés toute sa vie future: couches, vaisselle, balais etc. Hugues et Samy collent pendant des heures sur une traîne de douze mètres de long tout ce qui relève de la vie ménagère.
Le marié qui se retrouve à poil.
costume déchiré, mis à nu par ses 4 ex fiancées furieuses. Sur papier, cela paraît bien, mais en pratique, c’était trop brouillon. On ne le fait qu’une fois.
Le viol.
On tague la robe immaculée avec un gros HURE (pute) puis 3 militaires la violent. On en a parlé plus haut.
le mariage posthume.
Cérémonial. La mariée est dans le cercueil. L'époux doit passer la bague au doigt raide. Cela ne rentre pas. Une image superbe, on porte le cercueil avec Marie à l’intérieur. On imagine qu’elle et décédée d’une overdose. Hugues fait le mari. C’est fort.
Cinq mariées comparent leurs dessous.
L'une est naturelle-pas de culotte, l'autre a un parterre de fleurs , la troisième c'est trash etc... On l'a retiré nous -mêmes, cela n'a pas fonctionné.
la grosse échauffourée.
énorme bagarre à neuf. Image très belle à la fin, cinq mariées étendues, au milieu d'un tas d'ustensiles de cuisine. Une variation autour d’Othello Desdémone.
les mariées à louer.
Promenez vous au bras d'une mariée pendant cinq minutes. les mariées sont livrées sur un diable.Pas mal , mais le public n’est pas trop prêt à jouer.
les mariées pendues.
trois mariées pendues dans le hall d'entrée pendant 30 minutes.
Bon, on n'a pas démérité, on était même assez contents, comme on dit vulgairement, mais selon la direction du Tempodrom c'était trop morbide, pas assez funny, mais ils étaient contents tout de même de bousculer leur public conventionnel, qui aurait voulu voir des petites saynètes de théâtre normal.
Le dernier bémol, c'est qu'il y avait très peu de monde. Le festival était gratuit dans le temps, mais à Berlin c'est la banqueroute , la mairie les a forcé de faire une entrée payante, et le public a boudé, surtout le dimanche, il faisait trop beau, les berlinois aiment leurs lacs.
Mais sachant qu'une réussite théâtrale c’est remplir cinq conditions : Ovation du public, bouleverser et émouvoir Présence et compliments de professionnels Avis positifs des experts. Nombre de personnes touchées Avis favorable des élus politiques Innovation et rupture.
La Brigade et les CRS
C’est Thonon évènements qui nous invite, et c’est Sylvie Boitel qui nous assiste en l’absence du directeur.
Thonon est au bord du lac Léman,ville de sport et de villégiature.
C’est Thonon évènements qui tous les vendredis soir estivaux organise dans le centrev ille une grande animation.
La semaine dernière c’était Zic Zazou et leur kiosque mobile.
Cette semaine, c’est nous + un vide grenier, des boutiques d’artisan, un orchestre, du trampoline. Ce n’est pas du tout une ambiance festival de rue, c’est plutôt la promenade des familles en vacances, ils ne viennent pas nous voir, ils viennent se balader.
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Notre équipe BIT : 17 personnes. Marcel Djondo a eu un accident cardiaque la veille du départ et ne sera malheureusement pas avec nous. Il est à l’hôpital de Montbéliard, ce qui nous inquiète fortement.
Composition de l’équipe : Hervée de Lafond, Jacques Livchine, Fabienne Michaud, Gill Maurer -Herde, Chrystel Pellerin, Emilie Hans, (nouvelle recrue ) , Vahid Abay, Goobie, Pancho , Marie Leila Sekri,, Catherine Fornal, Patrick Voitot, Hugues Louagie , Isabelle Sosolic,Julie Jouvenot , Céline Poulat, Patrick Plaisance
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Nous intervenons de 18 H 30 à 22 H 30 sous forme de 4 actions successives
A – L’école Ste Odile.
Un classique, mais un des piliers est absent, Sylvie Lalaude, en vacances. Elle est remplacée par Emilie Hans, 17 ans, de la classe A 3 du Lycée Cuvier qui est encore très timide, c’est sa première BIT.
Les gens sont circonspects. Certains s’irritent, mais le courant se met à bien passer au tiers du parcours.
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B- Vivez votre propre mort.
Devant la basilique. Là Marcel nous manque pour la cohésion du groupe. Cela fonctionne. Mais nous sentons bien le léger recul des gens devant des prestations qui leur semblent tout de même très bizarroïdes.
Hervée a trouvé cela un peu brouillon. Pourtant la note que nous ajoutons, ce sont trois agents de la police municipale, des faux bien - entendu (Hugues, Chrystel et Julie) qui permettent de mieux assumer la fuite rapide. Environ 80 personnes suivent la prestation de bout en bout.
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C – L’arrestation du Père Noël.
On l’a déjà fait au Puy.
L’idée, trois agents de la police municipale, arrêtent le père Noël et lui passent les menottes pour exercice illicite de la profession hors saison.
Le problème c’est que la fête est grande et que nos faux agents ne retrouvent pas le père Noël (Patrick Voitot).
Ils font appel à l’organisation qui passe l’annonce sur leurs talkies.
Mais l’affaire se complique.
Les CRS qui font de la surveillance sur la fête, entendent l’annonce sur leurs talkies, et se mettent à rechercher eux aussi le père Noël,
Et là, c’est l’imbroglio total, les CRS foncent sur le père Noël délictueux, croient que les agents sont vrais, s’inquiètent de la façon fantaisiste de poser les menottes et de porter la casquette. Le public qui avait indiqué à nos faux flics où se trouvait le père Noël, se sent coupable. Les CRS se mettent en tête de fouiller le père Noël.

Nos faux agents finissent par emmener les CRS et le père Noël dans nos loges pour leur expliquer la situation.
Et nous voilà tous ensemble dans les loges, buvant du Coca Cola avec les CRS très émoustillés par nos deux fliquettes assez mignonnes et par l’ensemble de l’imposture. une photo qui sort de l'ordinaire
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D- Les chaises longues poétiques
Toujours de belles réactions. Les gens ne s'attendent jamais à ce pouvoir incroyable du verbe "close up".
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E - L’armée de reconnaissance
Action très rapide et très comique et très burlesque. Nos dix militaires sont très physiques et très crédibles. avec une jolie fin montée par Hugues qui descend en rappel du toit d’une maison, non sans avoir fait quelques belles acrobaties.

Avec cette nouvelle Bit de militaires, on retrouve un des fleurons du théâtre comique des années 1920, le comique troupier.
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En conclusion une BIT bien consistante, car il est bon de se coltiner le public gavé de télé et qui résiste, puis qui cède.
10 au 12 octobre 2002
A Vitry, à Gare au théâtre dans le cadre de Petit Petit, spectacle de 7 ‘ sur un M2.
nos trois ambassadrices ont assuré comme des bêtes à savoir Hélène Jouvelot, Marjorie Heinrich, Gill Maurer Herde.
Le public, sans doute que des comédiens et leur amis, était abasourdi. C'était à peu près plein (40 places)

Voilà, c'est un petit spectacle tournable de suite, dans les lycées et les collectivités.
Le spectacle montre de façon assez fine comment une personne avec peu de défense peut se laisser envelopper, tyranniser, paralyser, par les grands groupes de consommation.
Proposition avait été faite à chacune et chacun dans une réunion de brigade de construire un 7 minutes sur le thème du « petit putsch ».
Marjorie avait été la seule à relever le défi.
Jacques envoie un mel à Mustapha pour dénoncer quelques incohérences de la soirée, dans ce mel il accusait certains groupes de ne pas respecter les règles.
Le mel redistribué aux compagnies mais ne leur étant pas destiné fait grand bruit au milieu des 8 compagnies présentes.
31 décembre 2002. LE GRAND SOIR . BELFORT
fête de création de machines par les Bains -douches
"Le Grand soir" est une fête pilotée par les Bains Douches de Claude Acquart La brigade y participait, mais ni Jacques Livchine ni Hervée de Lafond, indisponibles à cause de Terezin
D’abord il faut saluer la démarche de ce Grand Soir, on n’est pas dans la situation de l’organisateur qui achète clés en main quinze à quarante spectacles, là c’est un appel lancé à la manne créative de chacun, et l’on se retrouve dans une fondamentale démarche de création.
Tout ce qu’on a vu est créé pour l’occasion, à part le mécanophone de Reboul.
Et donc on peut souligner l’extrême verve créative de l’aire urbaine en n’oubliant pas que, fruit de la journée cantonale du 23 juin 2002 à Expo 02, l’équipe Ecrevis de Porrentruy était de la partie.
Oui c’est une spécificité de ce pays de Montbéliard.
Les Bains- douches ont engendré des vocations et du savoir faire en onze années de présence, c’est un patrimoine vivant et il faudrait que les politiques comprennent que tout ce petit monde, faute d’une politique culturelle bien réfléchie, émigrera doucement vers Marseille, Toulouse ou Nantes.
Or ce devrait une priorité de garder ces jeunes hyper doués et motivés. Il faut absolument aussi faire remarquer que l’on travaille sur un budget de la ville de Belfort correspondant au quart de celui du Réveillon des boulons devenu en 2001 réveillon tout court.
Donc, pas de médiatisation, pas de décoration du lieu de spectacle, pas de véritable cachet pour tous les artistes, beaucoup de bénévolat.
Il y avait une douzaine de machines pétaradantes et fumantes et artificiantes.
L’esthétique Mad Max était présente, of course, ferrailles, soudures, science-fiction, mais aussi le thème des enfers était largement traité.
Toutes ces machines étaient lancées place d’arme dans le plus grand désordre, crachant du feu à qui mieux –mieux.
Une voiture de police, traitait le thème de la « caillera » c’est-à-dire la racaille avec une feuille distribuée style « J’accuse » on reconnaissait le sens politique d’Hassan Afnakar. Les jeunes des quartiers s’y retrouvaient largement et étaient d’ailleurs présents en assez grand nombre.
Pancho et Christophe avaient fabriqué une espèce de cathédrale roulante, absolument baroque qui s’est empêtrée avec la voiture des flics, d’où deux embrayages cassés.
Au milieu de machines lourdes, le vélo surélevé de Moussa à traction manuelle faisait beaucoup d’effet poétique par son calme.
Olivier Rouet d’Audincourt s’exhibait fièrement sur un canasson à tête de dragon porteur de slogans sur l’enfer administratif code APE et Cie…
Alors évidemment au cinquième tour identique de la place d’Armes, qui connaissait l’ambiance des grands jours, on avait tout vu, et l’on se rendait à l’espace du final, sous le lion, dès 23 H, que les machines rejoignaient elles -aussi.
On remarquait, pour faire le pendant aux machines,un groupe d’habitants à pied avec des casques style pompiers et agitant des drapeaux, et la Brigade d’intervention théâtrale de l’Unité avait créé des personnages enroulés de film plastique agitant des bâtons souples surmontés d’une grande plume, et caressaient le public en se tortillant de plaisir.
Marcel Djondo – en blanc, excusez du peu, pilotait le pousse -pousse écureuil revu et corrigé par Goobie.
Alors évidemment, tous ces groupes à pied,-il y avait aussi ATABAK- faisaient du bien car ils rajoutaient un peu de lien humain à des machines dont on ne voyait souvent pas le pilote. Car là était le revers de la médaille, quand il n’y a que des machines pétaradantes et uniquement ce style là, cela finit par provoquer de la monotonie, à moins qu’on ne les voie passer que 3 minutes…
Les commandos Percus tiraient à 23 H 54, un superbe feu d’une intensité pas possible dont le final correspondait aux douze coups de minuit.
5000 personnes environ, petite pluie intermittente.
Tout était fini. Alors que l’atmosphère commençait à être festive.
Dommage, on en aurait encore repris un peu.
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Alors un jour, il faudra aborder la question qui fâche.
: Sans faire de nationalisme, ou de localisme, que la Scène Nationale de Montbéliard rompe avec l’Unité qui avait décidé de partir avec le concept « Boulons » dans la poche, cela peut s’expliquer…
mais que « les Bains Douches » ne puissent s’exprimer qu’à Belfort, puisqu’ils ne sont pas invités à le faire à Montbéliard, alors qu’ils sont subventionnés par Montbéliard, et que rien qu’un réveillon biennal avec des moyens conséquents, leur donnerait une assise et une légitimité totales, voilà une question qu’il faudrait poser à Louis Souvet et à la Scène Nationale de Montbéliard.
Et je rajoute bien : à qualité égale.
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Les 4 réveillons, de 93 à 99, très originaux en France, inventés au pays de Montbéliard, doivent continuer, c’est dans le cahier de charges de la Scène nationale, or tous les savoir-faire sont là, sur le pays de Montbéliard.
La Scène Nationale va t-elle laisser sur le bord de la route, tous ces artistes franc comtois- bidouilleurs et bricoleurs, qui ont fait la force des fêtes passées ? ( bien entendu, mélangés avec des spectacles de rue extérieurs, d’autres artistes, et groupes de musique).Donner des vrais moyens aux artistes d’ici, les associer à la fête, ce serait logique.
C’est une question posée à la politique culturelle de la CAPM.
A Besançon ils ont fait l’événement Hugo avec une direction artistique extérieure, mais avec les artistes franc comtois, et de l’avis de tous, ce fut une réussite.
Une dernière chose, ce genre de fête est unique le 31 décembre. A Paris on descend les champs Elysées, sans la moindre trace de spectacle. C'est triste non ? Donc bravo à tous ces artistes qui abandonnent familles et enfants pour se donner à fond dans la rue. Bravo aux Bains Douches.
la brigade à Lons . 30 et 31 Mai 2003
C’est pour la fête de la MJC qui organise un événement musique plurielle.
Les Rouges et les chaises longues poétiques fonctionnent.Rien à redire. Il fait bien chaud. Agréable fin de soirée au Gringalet chez David Mosset au bord d’un lac.
Samedi
Conditions épouvantables. Spectacle de plus d’une heure sur l’escrime qui nous précède. Il n’y a quasiment personne, on continue notre recherche sur le branle, dans de la renaissance. Espèce de parodie du médiéval. Chanson apprise en direct, puis pas de danse., avec dialogue sur le thème : devenir un bon branleur exige des qualités. Des lignes se dessinent, mais nous sommes encore loin.
Nous revenons par Salins les bains. Feu d’artifice nul, mais bar du Pudding bien sympa.
La brigade à Gérardmer. Congrès CGT Textile.
7 juin 2003
On intervient à la fin de la séance pleinière, puis au repas et juste après. Paraît que les hommes sont tous limite vulgaires avec nos provocantes hôtesses.
Il faut dire que Catherine masse les hommes pendant qu'ils urinent. On reste classique sans déraper.
C'est assez délicat, ils parlent de tous les plans sociaux, pendant que la Brigade déplace les plantes ou sert le café à la tribune. Cela fait de l'effet.
Pascal Fevotte est sympathique. On dégrossit Audrey qui en est à sa troisième brigade. Beaucoup de virages en épingle sur la route à travers les Vosges.
106 km en deux heures. Voitot est un piètre co-pilote.
23 septembre au 2 octobre 2003
Un programme dément.
Une création par jour : les Francophoneries à 18 H 30
La culture est si sage. Rituel si édulcoré. Professionnels qui ne bougent pas. Nous sommes comme du off. Personne ne vient nous voir. Pas de cercle de festivaliers autour de nous qui comprennent tout et vous font croire que tout se passe bien. Le fossé est toujours plus grand qui nous sépare des gens.Cinq Kinois avec nous et Jean Shaka, le chef actuel de l’écurie Maloba.
Tout ce qui est nouveau met du frais et de l’oxygène.Ils sont allés danser au Zanzibar.
Nos acteurs ont fait halluciner la boîte tant ils dansent bien, des danses interdites à Kin.Ados du Congo a fait sa première manifestation, il a vu sa photo dans le journal, la république du centre, il pense que ça y est, il est une Star…
Clément de Kinshasa a été filmé par FR3, et cela va passer sur TV 5, il dit une phrase de 7 secondes, il a appelé le Congo pour que la presse parle de lui…
C’est l’idéologie dominante, être connu, être reconnu, se faire remarquer. Moi, je dis que depuis le mouvement de cet été , il faut oublier la presse, les médias, le système mercantile. Je m’en fous, j’ai encore quelques subsistances de ces réflexes. Mais j’aime ce rejet. C’est le signe que nous sommes sur la bonne voie. `Les gens regardent le cercueil à 50 mètres, ils ont peur, il se rapprochent un peu, ils sont scandalisés. Le Journal refuse les photos, faire rire de la mort après la canicule…

Hervée en bonne soeur dans l'école Ste Odile vole le camion de la mairie. Les filles sont derrière.
C’est un festival avec des vrais spectacles , dans le cadre, et nous jouons totalement à côté de la plaque.
On n’ a pas envie de télé, et pourtant sans arrêt, ça filme. On ne voit rien. Sauf hier je me vois dans une émission abominable. Je ne me reconnais pas.
Quelques notes des griffonneries du premier jour.
On parle de nos problèmes
Ya pas de shit (Roy) Y a pas de prise pour le rasoir (jacques) Y a pas de balai de toilette dans les chambres (cath.) Les gens laissent des assiettes pleines de nourriture au petit déjeuner.(Nicole) J’ai mangé des moules, j’ai des boutons rouges sur le corps , j’ai pris du Sertex (marie) Il n’y a plus de chocolat à l’hôtel (Tschitschi) La chambre me fait du tort, il n’y a pas d’horloge, donc je suis en retard (Toto)On a envahi le lieu d’affiches et de pancartes protestataires On a fait deux manif’s et deux contre assises.
On a la sale sensation que les affaires reprennent. Les acheteurs se pressent autour de Wajdi Mouhad et son spectacle Incendies. Il y a quelque chose d’indécent pour moi qui n’ai pas joué Terezin.
J’ai la haine, mais je ne veux pas jouer l’aigri.
On croise Debauche, toujours fascinant , il nous raconte les grands bonshommes des francophonies : Sony Labou Tansy : « je suis six cents ans de silence ».
Le Mauff , le directeur, me dit qu’il est content de me voir ici, il me le dit deux fois par jour.
Au moins ce qui est bien c’est de rester dans un lieu dix jours, là on sort du théâtre de consommation. Je suis trop fatigué pour dormir…
La manif d’accueil d’Aillagon à la gare !
Le faux communiqué
Agence locale. Limousin actu.
Ce vendredi 26 septembre 2003, la gare de Limoges Bénédictins s’est vue envahir d’une double manifestation, un comité d’accueil du Ministre Aillagon dont l’arrivée était prévue à 16 H 52 s’est retrouvé face à un groupe d’intermittents du Limousin, venus eux- aussi accueillir le Ministre de la culture à l’occasion des Francophonies.
Les slogans des partisans d’Aillagon : « Aillagon, tiens bon- Intermittents fainéants- Afrique paie ta dette, ont provoqué la colère et l’indignation des intermittents, qui étaient prêts à en venir aux mains.
Les deux groupes ont été neutralisés par un cordon de police, qui a donné la parole à tour de rôle à un camp puis à l’autre, pour qu’au moins les voyageurs puissent se faire une idée réelle des enjeux.
Lorsque le comité de soutien à Aillagon a appris que le ministre, vu l’accueil contradictoire qui lui était réservé avait annulé son voyage, les partisans d’Aillagon ont brisé leurs pancartes, et ont rejoint les rangs et les slogans des intermittents puis ils ont quitté main dans la main la gare en hurlant : Aillagon dégonflé !
Selon les membres des partisans d’Aillagon, il est problématique de voir le ministre refuser tout dialogue public avec les ennemis du protocole. Selon les intermittents, le ministre sait très bien que le protocole est intermittenticide, et il serait gêné d’avoir à l’expliquer en face de ses propres victimes.La Police Nationale, les renseignements généraux, le cabinet de la préfecture, la direction de la SNCF ont tenté de faire arrêter les coupables de cette imposture, qui se sont évaporés dans la nature.Des poursuites sont engagées pour port illégal d’uniforme, substitution d’identité, diffusion de fausse rumeur.
sur le point de se quitter.
Brigade très spéciale, le 30/10/03. SELESTAT.
OUVERTURE d'UNE SALLE DE THEATRE DU CONSEIL REGIONAL
30 octobre Sélestat les présents :
Jacques, Clément,Vahid, Julie,P.Voitot, Seb, Pancho, Ph. Coulon, Catherine, Fabienne, Marielle, Gill, Marjorie, Nathalie, Hervée soit 15. Audrey rate le départ, et Françoise n’a pas démarré sa voiture
Public : 150
Durée : 17H –19 H
Pas facile d’évaluer une action de la Brigade, cette fois ci c’était plus construit que d’habitude.
* Accueil en rouge avec image fixe dans un sas à double porte
* Rituel de baptême d’un théâtre : l’os de Dionysos, la guinde, les articulations de bouche, l’exorcisme de la tomate, gober un œuf contre les extinctions de voix.
* Hervée de Lafond, en conférencière nous fait la description d’un théâtre à l’italienne.
Puis présentation aux experts d’une jeune compagnie.
Quelques critères d’évaluation :
a) s’amuser. - Nous sommes nous amusés ? Oui, .Bon, c’est mince comme réussite, mais c’est déjà ça.
b) Est ce que cela a fonctionné ? On analyse la compréhension du public ou comment nous avons été porté. Là il semble que le second degré n’ait pas été saisi, mais au premier degré, oui, ça allait.
c) Compliments et applaudissements Malheureusement, ce n’est plus un très grand critère, car la politesse et les mœurs de bonne conduite aidant, on applaudit même l’exécrable... Les compliments glanés à la fin ne sont pas plus importants que ça. Plus ce que l’on représente correspond aux attentes du public, plus nous sommes couverts de fleurs. Exemple de Beucler, où nous avons été sages et fades. Public absolument ravi. Hier, nous avions des compliments de sociabilité, avec même quelques réserves émis par la Drac- « vous avez énervé les amateurs « ! En filigrane, il y avait son agacement à elle ce qui peut être considéré comme une forme de réussite.
d) Auto- jugement Dans le cadre d’une commande d’un lieu indoor sans siège, d’un public d’élus régionaux, d’une inauguration très officielle, nous nous en sommes très bien sortis. Nous avons glissé insidieusement des sujets importants concernant le fossé qui sépare le goût des experts et celui des élus.
e) dérapage Sur le théâtre contemporain la scène de Lars Noren, nous étions sur la limite. Car le FN occupe le créneau : tout ce qui correspond aux attentes du public est bien, tout le reste, recherche et cie, c’est de l’art dégénéré, c’est ce qu’ils disent. Il est vrai que nous avons tendance à jeter aux orties ce que l’on ne comprend pas, et que nous aurions sans doute refusé le surréalisme en 1930, en hurlant : « le public n’y comprend rien ».
Ce théâtre abscond est peut- être le théâtre de demain. Zone très minée.
Conclusion :
Il s’agit de ne pas ennuyer les gens, mais d’être assez voyou, pour qu’ils ne se sentent pas trop flattés, mal à l’aise, déstabilisés.
Une lettre de Françoise Wyler : responsable du département théâtre de l’agence culturelle d’Alsace.
Merci à vous tous pour votre intervention d'hier soir qui marquera un certain nombre de mémoires. Jamais le président du conseil régional d'Alsace et quelques autres personnalités locales n'avaient connu un tel accueil. Jamais le sous-préfet n'est reparti d'une inauguration avec un aussi beau Dyonis-os pour son chien ! J'ai pour ma part vécu après cette soirée une nuit quelque peu grivoise durant laquelle j'ai rêvé de toises, de verres de cervoise, de vie du côté de l'espace Planoise... Et pour la petite histoire, le cher Paul qui a eu droit lui aussi à une superbe sérénade n'est autre que le président d'une fédération qui regroupe de nombreuses troupes de théâtres alsaciens ! ! !
annexe : Documentation sur la troupe qui était censée présenter sa candidature :
FICHE DE PRESENTATION
- Compagnie : Théâtre du lacet qui se défait
- Siège social : : 4 rue de l’armurerie. 68140 Harmheimverstadt
- Date de fondation : : 1997
- Principales activités :: La compagnie travaille aussi bien en milieu rural qu’urbain, qu’en milieu humain tout court., la compagnie développe un travail sur la voix, et le populaire de recherche
- Représentations :: Le théâtre du lacet qui se défait donne une dizaine de représentations annuellement. Pour les fêtes des écoles, les prologues des matches de division d’honneur, ainsi qu’une soirée de gala à la salle des fêtes d’Harmheimverstadt
- Répertoire :: Dans le showcase préparé pour cette ouverture :
Nous présenterons :
- * a) Branle, branler, Branleur il en restera toujours quelque chose.. Spectacle destiné à tourner en milieu scolaire Zep. Démonstration chantée., patrimonial
- * b) Jeu muséal, jeu masqual. Pertologie. Inspiré de Carlo Boso. Hommage à Jacques Lecoq. Merci infiniment à mario Gonzales
- * c) Dom Juan de Molière à deux personnages. Acte 1 scène 3
- * d) Jeu épéal, et capal. Maître d’armes Gabriel. Extraits de jus.
- * e) Adam de la halle, jeu de la feuillée, théâtre d’image.
- * f) Travail sur le contemporain. Première page de Lars Noren
Moyens : : Le conseil général : 100 €
Cotisations des membres : 50 €
Animateur : C’est Léopold Bellan, retraité, auteur de pièces rurales qui anime ce groupe bénévole, mais qui à l’instar de Baty, Copeau , Dullin qu’il a rencontré en son temps , Léopold affirme que l’ambition du lacet qui se défait est à la mesure de ces intentions. Passage au festival d’automne d’Amance. En Haute Saône, prévu en 2006.
Demande au Conseil régional ainsi qu’à la Drac
Subvention de 1 000 € pour assurer le montage d’un montage de textes de Rodrigo Garcia, de Novarina, de Lagarce, de Sarah Cane, Tournage dans la rétrospective de la 5, sur le rural-urbain patrimonial, mise en valeur des lavoirs en juin 2002.
Devise de la compagnie : Fais le , si ce n’est pas toi -
LES PETITS METIERS A CLAMART (92)
samedi 26 juin 2004
Fête des petits pois avec une assez grosse programmation :: les cousins, l'arbre à nomades, Manu Dibango
La fête a lieu en plein bois, à chaque clairière son spectacle, bon concept.
Clamart vit un renouveau culturel depuis l'arrivée à la mairie d'un maire de gauche : Kaltenbach
Farid Ben Taïeb dirige le centre Culturel Jean Arp, on y a joué 2500 à l'heure. C'est un lieu qui se démène. Ils ont en charge la fête.
Tout est parfaitement fléché, organisé , quadrillé, sécurisé,
le temps n'est pas mauvais, 23°C nuageux.
Nous sommes prévus à 16 H 15 .
Public très" cadre" avec les enfants, promeneurs, ambiance sereine, mais finalement presque trop calme.

notre cercueil oecuménique
De notre côté tout n'a pas été simple.
Petite bourde organisationnelle, on se rend compte que nous avons loué un camion non pas 45 M3 poids lourd , mais un 22 M3.
Mon dieu faut tout réorganiser, il n'y a plus de 45 M3 dispo, on loue donc un second camion.
Nos pauvres chauffeurs, dont JP Gros, le maire d'Alièze dont c'est la première avec nous, va arriver à Clamart à 4 H du matin non sans s'être joyeusement perdu.
La France se fait éliminer de l'Euro, bon, ils ont déjà assez gagné comme ça. Ils rejoignent l'Allemagne, l'Italie, l'Angleterre
On joue bien dit Hervée, pas assez porté par le public pas assez nombreux dit Jacques.
La pièce est horriblement d'actualité.
Les mesures imaginaires que nous inventions il y a 3 ans sont devenues réalité: prolongation de la durée de travail, travailler le plus vieux possible, renforcer les familles, faire venir des immigrés pour certains postes vacants, tout ça n'est même plus imaginaire.
Qui jouait ?
Sylvie Lalaude, Patrick Plaisance, Julie et Samy Guet, Gill Maurer, Max Bouvard, Goobie, Seb Dec, Patrick Voitot, Vahid Abay, Hervée de lafond, Jacques Livchine, Catherine Fornal, Marie Leila Sekri , Patrice Belin.
compte- rendu 27 juin 2004
Foire agricole de Saint Bresson
dimanche 10 octobre 2004
10 H : on trimballe le matos entre les stands pour nous installer dans une salle de la mairie. les gens arrivent en masse
10 H 30 Des anglais très chics partent en patinette chercher Marjorie. assez drôle
11 H : La brigade rouge fait l'accueil parking, classique. sauf que nous sortons les parapluies.
13 H 30 la folie dans la salle du restaurant où plus de 500 personnes dévorent des choucroutes garnies. Danses dionysiaques, chansons polaroïd, poèmes aux tables.

Puis scène de la vaisselle dans les cuisines.
15 H . Nouveau. la Brigade des fées hoooooribles. Franchement on rit de bon coeur.

Nathalie et Eliane
Marjorie à la fin du spectacle.
16 H Le Branle
Il pleuviotte, cela ne prend pas. Seule la fin est à retenir quand tout le groupe charge les responsables.
16 H 30 Action multiple. 7 scènes de ménage simultanées en déambulatoire
Ceux qui ont joué pour mémoire :
J.livchine, V.Abay, A. Sediki, Manu Godat, Seb Dec, Clément Dreyfus, Panxo, C.Fornal, Marjorie Moulet, S. Lalaude , N. Mielle,ML Sekri, E.Geiss, M.Durupt, J.Guet. Soit quinze personnes
VESOUL, REMISE DU PRIX JACQUES BREL.
Dimanche 17 octobre 2004. 18 H
Brigade des rouges
| 1- Jacques | 3- Catherine | 5- Fabienne | 7- Seb | 9- Gill | 11- Ares | |
| 2- Hervée | 4- Panxo | 6- Sylvie | 8- Bernard | 10- Marie |
On doit occuper le public pendant les délibérations. Nous sommes en premier plan, or la Brigade n'est pas un vrai spectacle. Nous devons donc improviser des actions, une cinquantaine de personnes nous regardent.On commence par intégrer dans la Brigade 3 personnes qui sont en rouge, nous sortons tout le répertoire : Chansons polaroïd, poèmes caresse, branle, poèmes hurlés à l'accordéon , berceuse polonaise. Nous essayons de faire partir les gens mais en vain. Catherine chante au micro une chanson déjantée. On se dit qu'un strip tease fera l'affaire, mais ouf, 80 minutes sont passées, le jury nous délivre. Eh bien, ce "rater mieux" a plu, ils étaient contents. Dis donc !
Encore merci pour cette jolie bouffée d'air frais
que vous avez apportée au Concours Jacques Brel,
tout le monde était amusé et enchanté de votre
intervention. Un petit vent de folie et de
rigolade, ça fait du bien quand tout pourrait
tourner au trop sérieux pour être honnête.
Vous avez eu un bel article dans l'Est, Isabelle Sosoloc, directrice
PORRENTRUY (Suisse) 13 ET 14 NOVEMBRE 2004. LA ST MARTIN
Equipe du samedi : 1-Jacques, 2-Hervée.3-Ares. 4 -Manu. 5- Gaetan. 6-Clément. 7- Panxo. 8-Catherine . 9 Goobie. 10-Julie. 11-Philippe. 12-Eliane. 13- Sylvie. 14- Sébastien. 15-Nathalie.
Dimanche: 1-Jacques, 2-Marcel 3-Ares. 4 -Manu. 5- Gaetan. 6-Clément. 7- Panxo. 8-Catherine . 9 Goobie. 10-Julie. 11-Philippe. 12-Eliane. 13- Patrick V. 14- Marc B/
Une belle Bit à 15. Il fait 3 ° C. On s'attendait à un délire de cochonaille pour cette St Martin traditionnellement la fête où l'on tue le cochon... Mais non , il y a à peine une ou deux cabanes dédiées à la saucisse.
Patrick Raval et Jean Marc sont attentifs et nous suivent partout, tout est bien préparé, notre loge dans un atelier de peinture, nos repas, nos horaires.
Le public est vraiment sympathique, rit de bon coeur.

Areski grimpe et nous fait de belles images sur le fronton de la mairie.
Les filles font l'école Ste Odile, puis les fées à patinette, mais paraît que les fées, cela ne marche pas.
Nous on s'amuse bien avec tout ce que l'on rencontre : la déléagation d'Orval, les hockeyeurs, le candidat Laville aux municipales, le centre commercial Migros.

On fait notre endormissement. Notre "Narcolepsie" , tout le monde est pris d'un sommeil subit. Goobie écrase les courses de la dame.
L'après midi on fait nos majorettes, les gens rient c'est cool.
L'énergie de la Brigade est toujours aussi étonnante pour moi, cette énorme envie de jouer, cette joie irradiante.
Dimanche : ça gèle , il fait -1°C.
Passage de la douane un peu délicat. Jacques, Julie, Pancho ont oublié leurs papiers et bien sûr ils sont là, les douaniers. On doit rebrousser chemin pour chercher nos papiers. Gaetan passe avec son passeport togolais, Pancho avec son titre se séjour, mais comme dit gentiment le douanier, c'est pour le "bien plaire" et passage par Fahy obligatoire au retour sinon "la claque".
Ambiance électrique dans les loges.

L'armée de l'Art pendant 75 minutes . Sont censés rechercher une française qui espionne la St Martin pour l'introduire en France. Petit incident avec un Monsieur qui se raidit brusquement , et balance un coup assez violent à Marie Leila qui tentait de le déshabiller.
(Note pour nous , ne pas confondre les hôtesses en rouge , sexy, et l'armée menaçante. Petite faute commise).

Moi qui reste à l'extérieur, je trouve la prestation assez réussie, mais eux de l'intérieur se critiquent pour manque de leader et manque d'écoute.
Fondue pour certains à midi. esclandre avec Marcel pour la fumée de cigarette.
Puis pères Noêls et re-majorettes, avec fin un peu folle sur le balcon du café de la mairie et crash- test de la nouvelle chanson.
Au total, pas de quoi pavoiser, mais pas de quoi déprimer, on a assuré, avec quelques très bons moments.
AUDINCOURT, L'ANNIVERSAIRE DE LA LIBERATION, 18 NOVEMBRE 2004
Brigade à 11. On répond à une commande. La rose et le reséda d'Aragon, la lecture de la lettre d'Henri Fertet, jeune fusillé de seize ans, et une évocation du Comité national de la résistance, et bien sûr le défilé .

Qui fait ?
1- Livchine. 2-Marie Leila Sekri. 3-Areski.4- Gaetan. 5- Eliane. 6-Marjorie. 7-Philippe Coulon. 8- Patrick Voitot. 9- Julie Guet. 10- Pancho. 11-Catherine Fornal. 12- Audrey Donzelot.13- Linda (nouvelle de la BIT recrutée le jour même)
Pas mal de monde pour une commémoration, toutes les fanfares d'Audincourt sont réquisitionnées, les enfants des écoles, les pompiers, le conseil municipal.
Il ya de plus une traction avant FFI, et un véhicule militaire de 1942 de collection.
Petit tour de ville. Personne sur les trottoirs comme d'habitude.
On a cru qu'en un après midi on saurait le chant des partisans et le temps des cerises... passons. Même la poésie, trois vers chacun, on va avoir quelques trous de mémoire.
On nous fait intervenir pendant le pot au foyer municipal. C'est le désastre.
Tout le monde parle et rit pendant la lecture de la lettre du jeune fusillé.
Sans commentaire.
Le lendemain, le Maire nous félicite, il a trouvé ça "très bien".
PARIS, THEATRE DU LIERRE, 4 décembre 2004
IMPROVISATIONS, MYTHES ET REALITES
Une expérience menée par le théâtre du mouvement, Yves Marc, et Claire Heggen, et Anne Marie Reynaud.
Je suis invité tout seul, moi Livchine Jacques, à diriger une session de vingt mintes d'improvisation avec huit comédiens, clowns, danseurs, marionnettistes aux côtés d'Alain Gautré, Jean Louis Eckel, et Nathalie Collantes, après que quelques orateurs dont Laurence Louppe et Geneviève Meley Othoniel de la DMDTS se fussent exprimés sur l'improvisation.
Il y a du public et il y a du risque, cela me plait. Je suis seul, sans ma Brigade, ça va donner quoi ?
C'est un peu le fiasco, parce qu'on ne peut pas tricher avec les codes de l'improvisation. Les acteurs ne me comprennent pas, ils jouent trop personnel, il n'y a pas de connivence, de complicité, d'atmosphère.
J'apprends , par défaut, pourrait -on dire, que le Brigade des Kapouchniks est vraiment exceptionnelle et capable de prodiges. Là, quoique les individualités soient fortes, les univers assez personnels, l'addition des ingrédients ne se fait pas, la mayonnaise ne prend jamais ou presque.
Pour mémoire : Estelle Bordaçarre, déguisé en bouffon, ne sait pas doser ses effets, elle en fait sans arrêt trop, casse les atmosphères. Stéphanie Djoudi a un clown du nom de Monique, bien drôle, bien à l'écoute, un petit peu la révélation de la soirée. Hugues Hollenstein est largué, il fait cependant une belle improvisation à partir des ses deux chaussures. Christine Joly a failli m'impressionner dans sa présentation de Racine aux petits oignons pour la faire pleurer, elle a de la présence. Pascal Quéneau a un comique bien à lui et assez fin mais non miscible aux autres. Sophie Quenon n'a pas osé imposer sa danse. Philippe Rodriguez Garcia avec sa marionnette m'a paru confus. Wu zeng danseur chinois ose mettre sa vie au centre, il éclate en sanglot en jouant avec une valise.
Voilà, eh bien additionnez ces individualités et vous n'obtenez rien.
Je veux les faire jouer : a) les choeurs de la démocratie ukrainienne : Yuschenko scandé avec Ianoukovitch, plus un discours de ce dernier. b) Une contamination toutes les six secondes, trois millions de morts cette année. c) La valse des souteneurs en rapport avec Sarkozy, son ascension et tous les soutiens.
Rien n'est sorti, je suis un peu attéré et en même temps, il est positif de voir que l'on ne peut pas tricher, que même l'improvisation exige de la préparation.
Bon, on montre aux gens la difficulté et le théâtre en train de se rater, et je croise Anne Raulin, pas vu depuis 38 ans, ayant participé aux premiers balbutiements du futur théâtre de l'Unité.
Villeurbanne, le 8 décembre 2004
une brigade de 11 : Jacques Livchine, Pancho, Clément Dreyfus, Goobi, Patrick Voitot, Areski Sediki, Marie Leila Sekri, Samy et Julie Guet, Philippe Coulon, Marjorie Moulet.
On gonfle 2000 ballons.
Le thème c'est "gratte ciels". Gratter les nuages.
Nous sommes en père Noëls .
Le problème c'est que nous nous retrouvons seul point d'attraction pour cinq cents personnes et nous devons tenir une heure sur une avenue de 200 mètres de long.
En dix minutes les adultes percent nos nuages pour s'emparer des ballons. Nous sommes donc désemparés. heureusement un défilé de fanfares va nous sauver.
SOCHAUX-MUSEE PEUGEOT. SORTIE 607. 17 décembre 2004
La Brigade est composée de 11 personnes : Hervée, Jacques, Goobie, Marielle, Eliane, Gaetan, Sébastien, Samy, Areski, Vahid, Areski, Audrey.
Il s'agit de guider les visiteurs du parking à des voitruriers qui les emmènent 250 mètres plus loin en 607 dans la salle où la nouvelle 607 est exposée.
Hélène Brandt, des relations publiques Peugeot nous a prêté des parapluies car la tempête souffle.

A l'intérieur la reine attend ses invités.

Nous faisons quelques images, mais il y a peu de sourires. Ici l'humour n'est pas de mise ;

Jean Charles Lefebvre nous présente au directeur du site PSA Peugeot Citroën

On discute de la Caravane passe en A avec Denis Duchesne, le patron du site. Avec le champagne et un buffet succulent l'ambiance se détend un peu.
Maison d'arrêt de Montbéliard. 19 décembre 2004
Nous sommes invités par l'association qui s'occupe des loisirs et des visites en prison conseillée par Francis Roy, l'instituteur de la prison et membre actif de l'atelier des môles, le lieu Rock de Montbéliard.

Vahid Abay, Julie Jouvenot-Guet, Pancho, Youssri El Jaacobi, juste avant d'entrer.
Le passage du portique détecteur de métaux dure au moins quinze minutes. C'est une petite maison d'arrêt. 50 détenus en tout. 4 par cellule.
Ils sont 22 à s'être inscrits, presque la moitié des effectifs. Nous avons préparé un mélange de 37 minutes, sketches, poésies, chansons.
Vahid et Youssri connaissent au moins 5 détenus, ils s'embrassent joyeusement.
L'écoute est variable. Certains sont marqués par les calmants, pourtant les regards restent beaux, perçants.
L'écoute va être variable. Youssri se laisse déstabiliser par un certain Mousse qui discute, commente etc mais manifeste sans aucun doute un intense intérêt. On les sent beaucoup plus sensibles aux mots et à leur beauté, qu'aux situations d'actualité que nous leur proposons.
La discussion qui suit est riche, ils ont envie de parler. Bien sûr nous sommes trop curieux de savoir pourquoi ils sont là . Certains nous le disent : trafic, braquage etc.
A un moment, un conflit éclate dû à un geste humoristique mal interprété ; ça monte très vite, non seulement les injures, mais l'envie d'en découdre. On sent bien la violence latente.
L'un d'entre eux nous remercie de notre courage d'avoir joué ici et surtout de lui avoir fait oublier qu'il était en prison.
Belle expérience.
BELFORT, NUIT CALINE, NUIT DE CHINE. LE GRAND SOIR 31 décembre 2004
Evènement conduit par la Cie des Bains douches de Montbéliard (Claude Acquart). Nous sommes invités à nous produire sur ce thème pendant 60 minutes sur le kiosque de la place de la Mairie, pardon Place d'armes.
18 personnes se sont inscrites pour participer
Marc Buliard, Yousri El Jaacoobi, Nathalie Mielle, Patrice Belin dit Galette, Catherine Fornal, Eliane Geiss, Vahid Abay, Seb Dec, Laurent Giroux, Gill Maurer Herde, Julie et Samy Guet, Marie Leila Sekri, Areski Sediki, Jacques Livchine, Hervée de Lafond, Gaetan Noussouglo, Patrick Voitot.
Laurent Giroux, malade sera forfait.

On est allés chercher à Paris de vrais costumes chinois. On veut présenter la Chine de la tradition mélangée à la Chine de l'économie de marché, sa main d'oeuvre travailleuse et pas chère, le travail organisé comme au 19 ème siècle ce qui est très tentant pour toutes les entreprises mondiales, sachant que vu la fin d'une réglementation par quota, le 1er janvier 2005, 45% de la confection vendue en France sera chinoise !

31décembre 2004. Température de 4°C . Très humide, petite bruine. RV au briefing à la Poudrière à 17 H pour jouer à 23 H. 2500 personnes.

Claude Acquart a placé la fête sous le signe de Dionysos, dont il s'auto- proclame premier prêtre, et il a donc ingurgité la quantité d'alcool suffisante pour être à la hauteur du Dieu du théâtre chez les Grecs, qui comme on le sait, était aussi le dieu de l'ivresse et des déréglements.
L'attente est longue. Tout le monde se maquille en chinois.

Gaetan Noussoglo après maquillage
Et puis ça y est, 23 H, notre kiosque est comme une île dans une mer de public. On va jouer quatre fois provoquant pas mal de réactions, parce qu'ici à Belfort on sait ce que c'est que les licenciements dûs aux délocalisations. La Brigade est énergique, précise. On a bien -sûr droit aux accidents classiques de larsens divers et de micros coupés.
Tout autour de nous circulent mille pousses-pousses, vers 23 H 50 de tous côtés éclatent de mini- feux d'artifice tirés des pousses-pousses, qui pendant dix minutes vont monter en puissance jusqu'à l'éclatement final soutenu par les commandos Percu. C 'est splendide, festif, odorant, sonore, émouvant.
Et puis je rentre aux loges et croise quantité de monde. Daniel Nowak, Corinne Lanoir, Marianne Seklin, Aziz Sekri, Claude Gouby, Jean Patrick Anselmoz, Bruno Lemerle, Abdel Niam et son nouveau bébé et quantité d'autres dont je ne sais même plus les noms. Et je réfléchis à la richesse humaine de la Franche- Comté, non seulement tous les artistes dont la créativité ne se dément pas, mais aussi ces amis "qui nous entourent comme des garde-fous". On n'est pas dans l'anonymat, il y a une qualité de contact unique et indéniable.
Sylvie Lalaude, l'assistante de Claude Acquart a un visage lumineux, elle a pleuré, avant, pendant, et même après.
C'est beau toute cette émotion. Jim Whiting résume tout et dit "I love that energy"
Le texte que l'on joue
Nous sommes très heureux et fier d ‘accueillir en notre sein, en ce jour chargé de symbole, s’il en est, une délégation chinoise de la ville de Guyang de la province de Guizhou.
(ils se mettent en place et saluent tout le monde en Chinois)
ils m’ont chargé de lire la fiche suivante
« Au nom de l’amitié vénérable qui lie depuis des longues décennies la province de Guizhou et a vieille ville fleurie de Belfort, tel un coucher de soleil dans la brume »
La République Populaire de Chine vous salue avec chaleur et bienveillance, respect et considération.
La République Populaire de Chine, c ’est 17 fois la France en superficie
c'est 1 milliard 2 00 millions d’habitants, nous sommes le plus grand peuple de la terre.
notre monnaie est le yuan
et notre langue officielle le mandarin /
(Catherine prononce quelques mots )
Notre président est Monsieur Hu Jintao
Notre pays est si beau et si magnifique que nous ne pouvons pas ne pas vous présenter notre grande muraille de Chine, du troisième siècle avant Jésus Christ d’une longueur de 6000 Kms et d’une épaisseur de 10 mètres, muraille fabriquée pour résister à l'envahisseur.
Et voici la cité interdite est ses mille palais de l’époque des Ming 1406 à Pekin.
La Chine est une société socialiste industrielle en pleine expansion
Notre croissance est de 9%
Notre main d’oeuvre est abondante, disciplinée, travailleuse, économique.
Chez nous, on peut travailler jusqu’à 14 H par jour sans problème, nous n’avons pas de syndicat , pas de jour férié et les ouvriers sont contents,
Chez nous, on dort dans l’usine dans des lits superposés et les ouvriers sont contents.
Chez nous, la productivité est extraordinaire pour moins de cent euros par mois ,et les ouvriers sont contents.
La République Populaire de Chine ouvre ses deux milliards de bras à vos désirs économiques,

Chœur des drapeaux rouges
Dis moi grand délocalisateur, quand te délocaliseras- tu ?
Je me délocaliserai quand tous les grands délocalisateurs se délocaliseront…
