Neuchâtel 2septembre 02

Font partie de la Brigade « Jean Luc Godard »
Hervée de Lafond, Jacques Livchine, Hugues Louagie, Isabelle Sosolic, Victoria Sosolic, Armand Sosolic, Marie Leila Sekri .

Température de 15 °C, mais il ne pleut pas.

Intervention qui colle comme un gant aux actions de l’AMJ ( Arte plage mobile du Jura ). Dont le sujet du chapitre est la tristesse, la dépression à travers 3 artistes Dieter Roth, jean Luc Godard et j’ai oublié le dernier

Nous jouons 4 fois dix minutes entre 14 H 30 et 17 H 30

On parle du bonheur familial au petit- déjeuner. Hugues et Isabelle jouent une scène de Pierrot le fou :

- Ferdinand : pourquoi t'as l'air triste ?
- Marianne : Parce que tu me parles avec des mots, et moi je te regarde avec des sentiments
-Ferdinand : avec toi on peut pas avoir de conversation . T'as jamais d'idées, toujours des sentiments
-Marianne : mais c'est pas vrai, il y a des idées dans les sentiments
-Ferdinand : Bon, on va essayer d'avoir une conversation sérieuse. Tu vas me dire ce que tu aimes, ce que tu as envie , et la même chose pour moi Alors vas y commence
-Marianne : les fleurs, les animaux, le bleu du ciel, le bruit de la musique, je sais pas moi... Tout ... Et toi ?
-Ferdinand : Euh , l'ambition , l'espoir, le mouvement des choses, les accidents... Je … je …quoi encore ... Je sais pas moi, enfin tout.

Marie Leila joue la servante et strie l’action de phrases bizarres de Godard. Jacques fait référence au Mépris. Caleçon, chapeau, cigares. Il lit des phrases d’Epicure. Hervée envoie des bandes sonores façon Godard et des bruitages.

Comme dit Godard : Je crois que les films que je n’ai pas faits sont bien plus importants que ceux que j’ai faits.

Hugues –Ferdinant se peint en bleu, tue sa famille , puis se tue .

Hervée passe le carton : ce n’est pas une image juste, c’est juste une image.

Donc l’univers y est, le quotidien, la poésie, l’atmosphère. Le public est très intrigué. Mais personne ne vient ni nous parler, ni nous féliciter . Evidemment, tuer deux enfants, cela crée un malaise.

Nous, on pense parler de la Suisse et de notre civilisation occidentale comblée .
A trop chercher le bonheur parfait , on finit par croiser son contraire : le malheur suprême.

C’était bien ou pas bien ?
Ni l’un, ni l’autre, c’était du Godard.


Yverdon.

Illicite, Jeux d'argent, pour Expo 02

Étaient présents

Bernard Goetz, Denis Birlouez, Fabienne Michaux, Gill Maurer Herde, Jacques Livchine, Hélène Jouvenot, Vahid Abay, Marielle Durupt, Marc Buliard, Marc Zicho, Jean Charles Amey, Céline Poulat.
Patrick Voitot a une sciatique, c’est très dommage, une partie lui incombait totalement. Il est remplacé in extremis par Alex Blanchard.
Et Marcel est guéri pour ceux qui s’inquiétaient pour sa santé, ce n’était pas une attaque cardiaque, mais un virus.

Pas de photos, l’appareil s’est cassé le nez. Pas de costume pour Jacques-oublié. Location d’une camionnette pour la lavandière.
Risque maximum.
Yuri Steiner nous fait jouer sur le bateau, qui charge cent personnes à bord et fait un tour sur le lac.
Donc position cabaret, ce qui n’est pas notre spécialité du tout du tout.

La séance s’annonce comme perverse et illicite.

Parade avec les blanchisseurs d’argent : Bernard et Marc, se sont préparés des petits ateliers mobiles et blanchissent les billets, c’est joli.
La lavandière lave l’argent sale qu’elle fait sécher. C’est joli.
Vahid en prince se ballade avec une mallette transparente pleine de billets. Les gens s’interrogent.
Tous les numéros vont avoir pour principal intérêt le vrai/faux.

Jacques fait une introduction sur : trouvez- moi vingt synonymes du mot argent… Et tout le monde les connaît… flouze, blé, pépéttes, grisbi, pognon, monnaie, fric, Et maintenant trouvez- moi vingt synonymes du mot merci. La langue est ainsi faite.
L’argent ne fait pas le bonheur de celui qui n’en a pas.
Jacques a préparé quelques maximes pour placer la philosophie perverse des numéros. L' idiot pauvre, c’est un idiot, un idiot qui est riche, c’est un riche.

Premier jeu : Blind test : l’argent a t-il une odeur , l’homme a t-il un odorat ?
Jacques fait son Léo Bassi (artiste de rue très célèbre et aussi lourd que Jacques) c’est-à-dire le bonimenteur arnaqueur.
C’est le début….
Fabienne et Gill assistent Jacques, et Alex, dont c’est la première brigade et qui est jeté immédiatement sur scène doit s’en sortir- La BIT, c’est ça, tu nages ou tu te noies.
Correct. Marielle est une baronne impeccable. Elle reconnaît tous les billets les yeux bandés, elle gagne 80 Francs suisses, les gens sont sidérés.
Et pendant quarante minutes, on tient la scène, et on passionne les gens ….
Hélène se la joue nature à sa manière avec des grands éclats de rire.
Marc Zicho est un peu trop à l’aise pour être quelqu’un du public, mais il est comme ça. Ensuite on corse les problèmes avec la désintoxication d’un accroc d’argent : Jean-Charles mange près de 300 CHF, la grand mère de devant, est totalement naïve, elle pousse des cris, oh non, les 300 CHF deviennent une boulette infâme, il les passe à une passagère du bateau, mais un homme veut se prendre la boulette dans la bouche,
c’est le désordre le plus complet.

Jean-Charles n’est plus accroc, il jette son argent dans le lac, Jacques incite tout le monde à jeter son argent dans le lac.

Le numéro du prince arabe n’est pas trop crédible, car les gens savent maintenant, sauf certains, que c’est du théâtre, et en fait la mallette transparente, c’était une bonne idée, mais sur papier.

Le bateau regagne Yverdon et son nuage artificiel.
Nous sommes tous ivres de manipuler autant d’argent , car ce sont des millions qui traînent.

Merci la nouvelle photocopieuse couleur et aux faux monnayeurs (Hélène, Fabienne et Gill ) .


NEUCHATEL
BRIGADE SUR LE THEME DE LA MORT
13 octobre 2002

Les équipes

Cinq pour cacahuètes

Alain Bridonneau Josyane Corrieri Stéphane Czopek Bernard Falconnet Pascal Larderet

Onze pour la BIT

Vahid Abay Jacky Treuthard Fabienne Michaud Sylvie Lalaude Gill Maurer Herde Isabelle Sosolic, Céline Poulat Marcel Djondo Jacques Livchine Patrick Plaisance

Le temps est carrément radieux, magique. L’expo est pleine comme jamais. Exceptionnellement le groupe Cacahuètes, les radicaux de la ligne rue la plus dure et ne craignant aucune vulgarité, viennent renforcer notre onze , histoire de terminer l’expo en beauté.
Le thème est la mort. Et nous jouons sur le bateau. Appareillage assez théâtral, croque morts sur le pont, musique de Tristan, tambours.
Comme c’est tout de même un spectacle déjà rôdé plus qu’une performance unique , nous voguons avec aisance. De plus le public étant captif, nous choisissons tranquillement nos morts.
Beaucoup de rires et félicitations chaleureuses de Youri. Cacahuètes enchaîne derrière nous avec vomissures, éclatement de la poche d’urine du grand père, le public tente de fuir, désordre extrême, tout le monde est en forme. Un homme se glisse subrepticement dans notre cercueil où il séjourne quarante minutes et sort ravi de l’expérience.
Très aimablement Cacahuètes offre le champagne , et un jeu de pétanques pour notre maison.