AVRIL 2001- A NOUS STRASBOURG !
Carte blanche à la laiterie
Beaucoup d'actions avec la brigade formée sur place à Strasbourg, qui laisse pantois les gens croisés un peu partout.
Samedi 21 avril 2001 la BIT intervient 11 fois
Sur la Place Kleber, notre quartier général est une boutique, on en profite pour proposer quelques images décalées.
Style : Vahid le policier au joint

Les vrais policiers interviennent et nous demandent d'arrêter.

Alors nous testons les limites de ce qui est possible

Espèce de performance où nous nous regardons 40 minutes dans un miroir avec des phrases style
"je me regarde pour voir si je suis en train de vieillir"
"le suicide est il une solution "?
Notre action Othello, Desdémone. 
Performance sur le thème deDanone qui est en train de procéder à des licenciements
beaucoup de réactions et de questions de la part des passants. " C'est quoi ? c'est pourquoi ? Mais les réactions plutôt sympathiques.
Le dimanche, il ne pleut plus, les petits métiers terminent devant la cathédrale. Très joli.
Evidemment la cathédrale est un joli décor.
L'équipe de la laiterie est motivée et impliquée, il faut le signaler. C'est très agréable pour nous de se sentir épaulés.
Suite à l’expérience de la Laiterie de Strasbourg, il faut dire les choses crûment. L’abonnement tue la représentation théâtrale mais rassure les directeurs qui se constituent un fond de public, or ce fond de public est un désastre, car il léthargise les salles, les ramollit, fait du théâtre un produit de consommation commun .
À Strasbourg, le théâtre de l’unité est resté dix jours dans le cadre d’une carte blanche, il n’a pas cessé de bouger dans tous les coins, de rencontrer, d’énerver , de tomber amoureux.
Au final, une représentation du Brecht pour Muguette, pleine à 110% ,
Si nous étions courageux, on cesserait les séances cachetonnées, un soir dans une ville pour 45 000 F, 30 000 F ou 70 000 F, et ne faire que des stationnements prolongés, qui nous permettent de vivre différemment et surtout de générer notre propre public. Malheureusement nous acceptons, nous devons faire rentrer des dates pour nos intermittents, ça le fait tout de même, car nos spectacles sont solides et nos comédiens dotés d’une énergie ravageuse.
Vraiment, si tous les directeurs de théâtre voulaient bien lire ce texte, et nous écouter.
Vous aimez le théâtre, vous lui donnez tout ce que vous avez, vous vivez avec, et pourtant vous le détruisez, sans faire exprès, car maintenant j’en suis sûr.
mais surtout pleine d‘une ferveur incroyable.
C’est comme cela que nous voulons faire du théâtre, en appréhendant la ville avec nos brigades, en faisant des stages, des rencontres, du théâtre hors théâtre puis dans le théâtre, ça change tout.