LES GROOMS

leur site : les grooms.com

 

Voici l'énorme aventure d'une mise en scène avec les Grooms

 

JOURNAL DE LA CREATION DE LA TETRALOGIE DE QUAT'SOUS (2002)


La fanfare des "Grooms" naît en 1983, dans le giron du Théâtre de l'Unité à Saint- Quentin-en-Yvelines. Les Grooms sont alors des surligneurs d'événements, c'est une brigade d'intervention de huit musiciens alliant théâtre et musique : Haies d'honneur, aubades aquatiques, musique horizontale, chœurs de proximité, tapis-rouge vivant...Au départ destinée à n’exister qu’une saison, cette fanfare se produira dans 20 pays sur 4 continents entre 1985 et 2001 !

Les Grooms interprètent dans la rue des musiques destinées à être jouées en concert. Musique de la Renaissance (Jannequin, chansons traditionnelles...) Musique Classique (Stravinsky, Poulenc...) Airs du monde entier (chanson japonaise, Opéra chinois, musiques yiddishs). Musique moderne (Rock, Jazz, salsa, musiques de films)

En 1998, ils créent - toujours avec l’aide du Théâtre de l’Unité - " La Flûte en chantier ", opéra de rue déambulatoire pour fanfare et soprano. Ce spectacle dont l’histoire commence à l’occasion du Festival Chalon dans la rue, a été présenté en France, Angleterre, Belgique, Hollande, Corée du Sud, Afrique du Sud, Ile de la Réunion, Algérie et Canada.

Antoine Rosset

* Pianiste, arrangeur de formation classique.
* Chef de file musical des Grooms. Il compose et arrange tous les morceaux des Grooms.
* Il a composé des musiques pour des spectacles de Wladislaw Znorko (Un grand Meaulnes), Eugène Durif (Filons vers les îles Marquises) et le Théâtre de l'Unité (Térézin).

L'aventure de la tétralogie. 2001-2002.

la tétralogie de 4 sous, prémices.

Le repas du 23 septembre à Malakoff, où l'on voit les grooms rencontrer les directeurs de Chalon dans la rue pour mettre au point quelques activités créatives à l'abattoir. de gauche à droite : Serge, Christophe, Bruno, Diégo, Pierre, Antoine, Quentin, Hervée.
La suite, début des répétitions

Le projet et les débuts des répétitions à Noisy le Sec

" A chaque fois que j'écoute du Wagner, j'ai comme une grosse envie d'envahir la pologne ". W. Allen

" Il est possible que les Nibelungen soient une grande oeuvre mais assurément on n'a jamais rien produit de plus assommant et interminable. L'accumulation d'harmonies les plus compliquées et les plus recherchées, le manque de coloris de tout ce qui est chanté sur scène, les dialogues d'une longueur harassante, l'obscurité complète du théâtre, l'absence totale d'intérêt et de poésie dans le sujet lui-même, tout cela fatigue les nerfs à l'extrême. Bien sûr il y a des détails magnifiques, mais l'ensemble est mortellement ennuyeux. " Tchaikovski

Le projet naît en juin 2000 quand Les Grooms présentent leur Flûte en chantier au Barbican Center de Londres dans le cadre du festival Paris sur Seine. Le théâtre nous fait alors une proposition : le English National Opera implanté au Barbican Center donnera à l’automne 2002 le Ring Cycle de Wagner (4 opéras représentant 18 heures de musique). Pourquoi Les Grooms ne créeraient-ils pas quelque chose de drôle autour de Wagner ?

Il s’agit de faire du Wagner tout public ; l’idée nous impressionne et nous séduit. Autour de nous, les réactions sont plutôt mitigées : que de soupirs, de désolation, des "vous êtes sûrs ? ", des " Wagner, c’est trop long et puis c’est toujours pareil! ". Wagner jouit d’une certaine réputation : flatteuse pour les initiés, affreuse pour les non-initiés.

Comment se situer… Comment vulgariser Wagner ? et la politique ? et le Nazisme ? fallait-il les ignorer ?

Après débats et lectures contradictoires, dans le cadre d’un spectacle destiné à tous les publics, nous avons estimé :

* 1) Qu’il est nécessaire d’habituer les oreilles néophytes à la musique wagnérienne.
* 2) Qu’il est impensable d’ignorer le climat régnant autour de l’œuvre de Wagner. C’est pourquoi, nous avons cherché un point de vue approprié. Un point de vue ludique et engagé.

Les Grooms proposent donc d’effectuer un rapprochement entre la musique de Wagner et la musique Yiddish (rappelons que la musique wagnérienne a longtemps été interdite en Israël). C’est ainsi que Les Grooms veulent défier Wagner, vaincre les à priori pour et contre Wagner… C’est le grand défi du spectacle.

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Du point de vue de l’arrangeur " La musique de Wagner est bien meilleure que ce qu’on pourrait croire à l’entendre " Mark Twain

Si on écoutait la Tétralogie d’une autre façon ? Arrachons-la à Bayreuth et à sa famille. Cette musique d’il y a deux siècles fait partie du domaine public. Elle est à tout le monde. Amusons-nous avec.

4 opéras pour raconter l’histoire d’un anneau. Accélérons le mouvement : tout le Ring en moins d’1 heure 30. Et plus vite que ça ! Du concentré de Wagner pimenté de gammes orientales, de rythmes klezmers, comme un " pied de nez " à l’antisémitisme avéré du génial Richard.

Du point de vue du Théâtre de l’Unité

Au milieu des minutes d'ennui, on ne sait plus à quoi s'en prendre : est-ce à la musique ? est-ce au drame ? Tout à coup surgissent des choses inoubliablement belles qui suppriment toute critique...C'est aussi irrésistible que la mer... Claude Debussy,1903.

Chaque artiste agit selon ses goûts, ses instincts, ce qu’il sent ou pressent. Dans le cas du projet Wagner, tout est conçu à l’envers de tous les schémas, et de ce qu’il serait bon de faire :
* 1) Les Grooms viennent tout juste de découvrir Wagner, c’est trop frais. :
* 2) Les Grooms ont une appréhension assez négative de Wagner. :
* 3) Les Grooms n’auraient jamais fait du Wagner si on ne le leur avait commandé (merci le Barbican Center). :
* 4) Les Grooms savent qu’on ne réédite jamais deux fois le même spectacle. :
* 5) Les Grooms savent que Wagner, ce n’est pas pour eux. :
* 6) Les Grooms n’éveillent avec ce projet que reproches, désapprobation et suspicions.

Mais que diable comptent-ils donc faire avec ce Wagner ?

Les Grooms, lors de leur symposium du 29 mars 2001 ont décidé de répondre aux 4 grandes questions fondamentales de toute dramaturgie : Qui ? Où ? Quoi ? comment ?

a) QUI ? Chaque Groom s’attribuera un personnage de la dynastie Wagner,

b) OU ? La scène se situera à Bayreuth,

c) QUOI ? On y répétera et jouera le Ring et seulement le Ring,

d) COMMENT ? Avec le public, le public figurera les figurants, donc ce sera une super production wagnérienne, avec casques, dieux, machine à brouillard.

De deux chemins en art, c’est souvent le moins évident qui se trouve être le plus intéressant…

En attendant, on est prié de ne pas déranger Les Grooms , ils sont en train d’écouter le Ring .
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VIRAGE EN EPINGLE CHEZ LES GROOMS, DERAPAGE ET RETABLISSEMENT

Le récit de la résidence N° 1.

12 octobre 2001. Au Moulin fondu, à Noisy-le-sec, il est 15 H 14 Les Grooms jouent les partitions toutes fraîches d’Antoine Rosset d’après le Ring.

L’équipe de mise en scène est assise tout ouï.

C’est un grand moment, une grande première.

. L’alchimie secrète d’Antoine Rosset, telle une flèche empoisonnée atteint les 2 auditeurs en plein cœur. Le résultat est saisissant.

La réduction des épaisses partitions wagnériennes fait jaillir toute la quintessence théâtrale de ce musicien pourtant si contesté. La voix des chanteurs engendre frissons et hérissements de plaisir. Le pire des ennemis de Wagner s’incline.

" C’est théâtral, sans même que vous ayez à bouger " s’exclame Hervée de Lafond.

" La musique change l’air, l’électrise, le rend dense, chargé, riche, déclencheur d’imaginaire " ajoute jacques Livchine

L’état de crise est décrété. Il faut absolument réviser les premiers axes.

Une réunion d’urgence a lieu sur le champ.

" Antoine Rosset vient de commettre la faute maximale, il vient d’entrouvrir la porte qu’il ne fallait absolument pas ouvrir. Tout le projet critique- Wagner Nazi, Wagner anti-sémite, tombe en lambeaux, il a écrit une musique ample, épique, grandiose. Il faut avoir le courage de jeter la première esquisse du projet et de repartir à zéro ".

Les metteurs en scène sont catégoriques.

C’est la désolation dans le groupe. Les administrateurs sont blêmes. Que vont dire les co-producteurs ?

Ils connaissent pourtant la loi : l’artistique doit primer sur l’administratif.

" Avant de prendre des décisions irrévocables, nous attendrons demain, histoire de faire expertiser la situation par le décorateur ".

Samedi 13 octobre

15H 08

Claude Acquart arrive. On ne lui a rien dit... Il prend place. Dès la quatrième mesure, son regard est éloquent.

Le dilemme pourrait s’intituler : " dehors ou dedans ". ?

On a pu constater la force inimaginable de cette musique dans un espace exigu.

On décide de faire le test immédiatement

- Dans le square voisin - Dans une cour.

L’évidence est là, indiscutable. La tétralogie de 4 sous, doit se dérouler dans un espace clos. À l’extérieur, le rendu est moindre, les nuances ne passent pas, l’enveloppement est faible.

Alors où jouer ?

Il faut tout de même garder un extérieur. Car que sont les Grooms sinon des serviteurs qui vous font passer les portes ? Si les grooms ne sont que dedans, ce ne sont plus des grooms.

On définit un peu le programme de ce qu’on demande à Claude Acquart :

- Un dispositif léger, style cabane, accueillant deux cents personnes et pouvant être rangé dans une camionnette. - À l’intérieur de cet espace, on doit sentir Bayreuth et jouer sur la poésie de la vétusté de tous les accessoires et photos. Le tout pour un coût dérisoire.

On évoque la cabane de l’Odéon- 6 M F et trois semaines de montage.

Les grooms joueraient d’abord une partie devant la cabane avant de faire rentrer les privilégiés de l’opéra, peut être avec un prix d’entrée dérisoire, style stand forain.

30 octobre : 14 H 03

Claude Acquart est en train de trouver la solution , il parle d’une espèce de grotte, grenier mystérieux, rempli d’objets, de vieilles photos et de vieux costumes. Une ambiance, une atmosphère. Il a le montage dans la tête, système auto porteur, toile réfléchissant le son

8 novembre

Claude Acquart attend le matériau

24 novembre 01

le rendez-vous est pris, pour que le projet de la " Grotte Wagner" puisse être présenté.

Ce que l’on sait d’ores et déjà, c’est que cet antre ne peut être posé qu’exceptionnellement en pleine rue, et uniquement dans des pays à météo sûre. Problème non pas de la pluie, mais de la prise au vent.

Sa taille : 15X 15M , avec possibilité de varier. Hauteur : 4 mètres modulable

Cela ressemblerait un petit peu à l’atelier de Giacometti, en très romantique et en décor d’époque.

Au sol, peut être des tapis. ? Public assis …ou debout.

La création, c’est répondre à environ 1842 questions. Le problème c’est que l’on ne répond jamais à toutes les questions.

Bien sûr, celui qui va recevoir la " tétralogie " voudrait avoir toutes les 1842 réponses avant la première.

Actuellement nous avons répondu à 442 questions Plus que 1400

Mais pas d’inquiétude. Avec des soubresauts, certes, mais la machine à créer avance.

suite: la résidence de Chalon en décembre 2001 9/11/01 -

Deuxième Résidence Wagner. Chalon
Résidence de Chalon du 17 au 22 décembre 01

L’équipe de création au complet : 14 personnes

* Antoine Rosset : compositeur, saxophone baryton
* Serge Sérafini : tuba
* Christophe Rappoport : trompette
* Jacques Auffray : chant et trombone
* Bruno Travert : saxophone alto
* Laurent Searle : trombone
* Diego Asensio : trompette
* Danièle Cabasso : saxophone soprano
* Christine Oehlkern : chant soprano
* Jean François Chiama: chant ténor
* Guy Franck Pellerin : saxophone
* Jean Marie Gerintes : Percussion
* Marc Pueyo : Régie

Et pour la mise en scène Hervée de Lafond et Jacques Livchine

Décor et casques de Claude Acquart

Pantins de Gilbert Meyer.

Stéphane est aux fourneaux, et Marius et Laurent, de l’Abattoir accompagnent l’équipe.
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Bonne ambiance générale . certains dorment au Carmel, d’autres aux abattoirs. La température est en dessous de zéro. La salle de répétition n’est pas assez chauffée.

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On doit montrer où nous en sommes de l’évolution le 20 décembre à 20 H 30 dans la salle des fêtes des Charreaux, un quartier de Chalon.

On prépare un filage musique de 20 minutes entrecoupées d’intermèdes. Les grooms sont très concentrés sur la musique, les partitions, les bémols, les contretemps, les nuances.

Hervée et Jacques eux cherchent ce qu’ils appellent une porte d’entrée du spectacle :
*
* Philosophique : Schopenhauer et Nietzsche
*
* Religieuse : le rite
*
* Anecdotique : les femmes
*
* Politique : la révolution
*
* Sociale : le théâtre pour happy few.
*
* Narrative : la fable de la tétralogie
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Suite à l’écoute du filage musical du 19 décembre, l’équipe est convoquée dans la mezzanine de la salle à manger à 14 H pour discuter du " fil rouge " " Finalement aucune des portes d’accès précédemment énoncées ne fait l’affaire , prétendent Hervée et Jacques, la musique semble plus festive que sacrée, pourquoi donc ne pas tenter de reproduire le rituel Wagnérien de l’anniversaire de Cosima, fille de Liszt, femme de Wagner, réunion de famille où les enfants et d’autres jouaient du Wagner dans les salons de la villa Wahnfried, rituel encore existant de nos jours. On se servirait des décorations de Noël pour des mises en images rudimentaires etc ". Ce serait le premier crash test.

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Le filage de la salle des fêtes va durer 56 minutes.

Plus de cent personnes.

Les grooms jouent d’après partition. Hervée fait les transitions. Jacques éclaire à la lampe de poche.

Le public est assis par terre sur moquettes et tapis.

Personne ne sort, il y a des enfants du quartier, pas du tout du public de Wagner, ni même de Chalon dans la rue. Public à 90% quartier, familles etc.
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Débriefing du 21 à 10 H Premier tour de table : chacun doit dire ce qu’il a trouvé de

positif.

Réponses en vrac : le positif
* La convivialité de la soirée
* Une bonne évolution de la musique qui est tout de même sortie assez claire.
* La baronnade de Siegfried. (On cherche un Siegfried, dans le public, beau, mais pas trop malin, bien sûr on trouve notre ténor ).
* Le public assis par terre
* La chevauchée de la walkyrie au portable Les gamins qui ne se sont pas ennuyés. L’étonnement du public quand il a vu la photo d’Hitler au bras de Cosima, la femme de RW.
* Le placement du public considéré comme de la famille
* Le fait de l’avoir fait

Deuxième tour de table,

le négatif
* Côté brouillon et patronage
* Le saucissonnage : dix morceaux, dix intermèdes
* L’absence de poésie et de mystère
* L’obturation de la musique par les interventions
* Le côté Wagner au chocolat
* L’introduction de la famille Wagner trop plaquée.
* L’accueil du public, du déjà vu On a fait ce qu’on sait faire
* Le public ne semble pas à avoir bien reçu la musique.
* Le public n’a rien compris à cette famille.
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S’ensuit une discussion générale assez animée

Puis un troisième tour … Quelles propositions ? Quelle suite à donner ?

a)Priorité au par cœur pour que l’on puisse commencer une mise en espace.

b) Laisser de côté le festif qui a été réussi, et que l’on saura faire, mais réintroduire le côté mystérieux et sacré de Wagner.

c) S’arranger pour raconter la fable de la tétralogie qui doit en même temps raconter la famille. Lire le livre de Nike Wagner, très intéressant sur cette question.

d) Ne pas laisser tomber l’antisémitisme , introduire l’oncle Gotfried , l’arrière petit fils qui a mis le feu au poudre sur cette question en extirpant des archives la collusion Bayreuth/ Hitler.

La suite, le second module de Noisy le Sec

Les répétitions du 3, 4, et 5 février à Noisy

On commence à inventer des petits bouts de mise en scène. Gilbert Meyer de la compagnie Tohu Bohu de Strasbourg nous aide pour des images inspirées par les objets.
On maîtrise mieux la fable. On tente des inserts d’ordre historique, on cherche le visuel. On tâche de mieux définir la fiche technique pour les co-producteurs.
Bien sûr ce n’est pas du théâtre de rue habituel, puisque nous ne souhaitons pas qu’il se joue dans la rue… Nous craignons d’avoir bientôt trop de musique.
La formule spectacle en deux volets différents de 45 minutes ne nous paraît pas bonne, alors que certains nous la réclament.
Ce qui est fou c'est comment Wagner devient enivrant à partir du moment où on comprend la fable, la famille, les implications historiques, et puis quand les chanteurs entament les airs, on est dedans.
Aujourd'hui, Livchine propose les inserts Hitler, et mise au rebut des musiciens juifs de l'orchestre en 1933. La suite, le module N°4 à Neerpelt

 

Premiers essais concluants sous la tente préparée par Claude Acquart.  
 

Répétitions en Belgique, Neerpelt, 18 au 25 mars

21 mars . Neerpelt

journée de coupes.
Tensions.
Tout le monde est d’accord pour dire qu’il y a trop de matière, et qu’il faut sélectionner, mais pourquoi telle partie plutôt qu’une autre ?

Parfois la discussion est âpre. On ôte 6 minutes à l’or du rhin, et 14 minutes à la Walkyrie. Hervée est déléguée principale de la coupe

Petit essai, sans mise en scène :
aïe , Wagner n’aime pas qu’on le réduise.
C’est sûr, parfois cela fait un peu Pierre et le Loup ou Offenbach.
N’empêche que la musique reste. Et puis attention là , c’est à plat, technique etc.
Quel défi tout de même.
On ne peut pas être prétentieux avec Wagner parce que du souffle il en a.

L’après midi

Visite au groomspielhaus, j’appelle comme ça le lieu où les grooms vont jouer.
Ça y est la tente est montée par Claude Acquart, Patrice et Marc.
Essai de son probant, rien à voir avec le plein air.
L’espace est beau, les irrégularités de la toile blanche font qu’on se croirait dans un monde imaginaire.
Les grooms jouent ce qu’ils savent par cœur.
On sent que ça vient.
Mais il reste beaucoup à faire.

22 mars 02

Travail de coupe sur Siegfried, et puis on décide de voir une peu ce que cela donne : on fait Walkyrie, Siegfried… On tourne en 45 Minutes.
Jacques dit que finalement on se rapproche plus de l’univers Rosset que celui de Wagner mais que c’est bien comme çà.
De la même manière que Wagner a emprunté aux vieilles légendes danoises, de la même manière Rosset se fait un habit avec Wagner .

23 mars 02

Pas facile.
Raconter le crépuscule…
On ne sait plus si on fabrique une réduction de quelque chose qui existe, ou si on n’est pas sur une recherche de nouvelle liqueur.
Essai avec les petits pantins de Gilbert Meyer .
Chaque nouvelle idée apporte sa cohorte de questions pas prévues.
On éclaire comment ?
Qui achète la machine à fumée. ?
Il faut gardienner tout autour …

A 16 H . première filée assise de l’ensemble des musiques choisies et des bouts de texte écrits.
Durée 1 H 23 .
Les interventions verbales font en trop, trop explicatives, trop élément étranger, mais il faut dire qu'elles ne sont pas du tout jouées et intégrées pour l'instant.
Cercle vicieux : L’œuvre n’est intéressante que si on comprend, que si l’escalier a une rampe.
Discussion sur le fond. On veut dire quoi ?
Soit on explique , et ça ne passe pas,
Soit on abandonne le spectateur à la musique et ça ne va pas non plus.
Recherche de la troisième solution …

24 mars 02

Le matin est assez éparpillé, il faut ranger, manger, partir, les problèmes pratiques prennent le dessus.
On a juste le temps de voir la partie théâtrale d’un duo et des essais pantins assez positifs.
A Gand , une belle prestation pour la réouverture de l’ Opéra après travaux..

Ce que les grooms appellent baronnade- Les chanteurs sont cachés dans le public.
C’est forain, drôle, bien fait, rythmé.
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. Le module lieux publics, en avril 2002

 

Un essai avec la grotte pour le final. Abaissée comme ça, on croirait le Rhin. Non?  
Lieux Publics. Aubagne  

Le Wagner, avant dernière ligne droite
9 avril. Marseille, Aubagne

La tente est montée dans la salle du bras d’or à Aubagne, juste à côté de Marseille.

La salle est sous le Macdo à côté du bowling.
On ne profite pas de la ville, d’ailleurs il fait gris.
Certains logent à Lieux Publics, petite maison rue Condorcet, avec 3 studios, d’autres au Village Hôtel, dans le quartier St André de Marseille, d’où la nécessité de traverser tout le port etc. Problème politique sans doute : Lieux publics invite, l’espace Coemédia d’Aubagne accueille avec son sympathique directeur de " chaud dehors " Jean Marie Tedesco.

On mange à la pizzeria d’en face,la Ruissatel, avec Béatrice au service, et des repas un peu trop conséquents pour les lignes de chacun.

Les grooms sont en forme.
Dès le premier jour, discussion assez intense sur la fin.

Antoine trouvait intéressant de faire le final dehors.
Jacques et Hervée le suivent en disant que ce serait beau l’incendie du Walalah dehors, mais que la musique devrait alors être amplifiée ;
Discussion quelle musique jouerait on au final : l’adaptation ou Wagner Karajan. ?
Une partie des grooms avec pour tête de file Jean-Marie pense que tous les ingrédients peuvent être rassemblés pour le final à l’intérieur que sortir n’est que gadgétisation.

Et finalement toujours le même système : de deux solutions, il faut choisir la troisième.
Jacques Auffray propose pour l’effondrement du Walalah, l’affaissement de la tente Wagner.
Essai très inattendu, puisque la tente mise bas accouche de l’image des flots du Rhin là où doit retourner l’or.
Image splendide.
Pour le reste, on met en espace, on retaille le texte, on cherche, Jacques et Hervée sont très optimistes, ils trouvent que cela avance bien.

Christine est en retard pour son par cœur, les autres aussi d’ailleurs.
Les grooms travaillent d’arrache de pied sur la musique, discutent parfois d’un 9/8 pendant une demi-heure.
Antoine est toujours d’un calme olympique et d’une humeur invariable.

Quelques problèmes de lumière… comment éclairer ? < hr> Jeudi 11 avril : France 3 , fait un petit sujet.
C’est la Walkyrie, of course.
On doit normalement préparer une filée de tout ce qui a été esquissé.
Il manque des pages du texte,
Il faut répéter la musique.
A 17 H 30, on cherche la scène de Wotan et de la Walkyrie, les adieux.
Scène la plus longue de la pièce . 7 minutes.
Pierre Sauvageot directeur de lieux publics, vient dîner avec nous, dit qu’il veut assister au premier filage.

On sait que cela va être catastrophique.
Mais tout de même on croit tous au miracle.

C’est la débandade totale.

Des errements , des erreurs , des fautes ,

Une catastrophe.
Jacques Livchine se bouche les yeux.
On s’étripe tous un peu la fin , sur l’absence de méthode.

67 minutes où on se demande ce qu’on fait là

Faut se ressaisir. La suite, le crash test

Un crash test de 45 minutes à Aubagne
11 avril 02

On met au point charnières et transitions, déplacements, places dans l’espace. On décide de ne présenter que 45 minutes.

Enorme charrette de " par cœur ".
Mise au point du texte . 9 pages pour l’instant.

Présentation crash test du 12 avril 19 H

11O personnes
Bon indice de satisfaction avec un regret tout de même, que Wagner n’ait pas été assez cassé et que nous sommes en mal de grotesque font remarquer certains connaisseurs des grooms.

Evidemment on ne peut se contenter de la première cime escaladée, nous avons rendu Wagner sensible aux enfants .
D’ailleurs ils ont toutes les références eux.
Ils croient assister à Astérix.
Mais pas d’histoire , quelque chose passait.
Mais bien sûr, de nombreuses choses manquaient.

Sur le marché d’Aubagne , samedi matin, belle baronnade , (terme grooms) . Jacques Auffray déguisé en charcutier, attend le client dans sa petite boutique. Arrivent les grooms il veut d’abord les chasser puis chante avec eux.
Les gens sont sidérés.

 

Répétition. L'orage. (la Walkyrie)  
 

Tétralogie, répétitions Haguenau, 1er mai au 9 mai 02

Alsace. Pluie continue. Pour l’humour des notes : direction Daniel Chapelle.
Résidence de la dernière ligne droite ;
La tente est montée dans une grande halle qui ne manque pas de charme.
On loge à Batzendorf, au confortable hôtel de l’étoile d’or.
Vie monacale comme d’habitude.

* Un groom ne fume pas de tabac, pas de joint.
* Un groom se couche trente minutes après la fin de la répétition.
* Un groom est toujours à l’heure.
* Un groom boit un verre de vin par repas.
* Un groom ne connaît pas de dimanche.
* Un groom a une automobile style mégane scénic ou espace.
* Un groom vit maritalement avec un, deux ou trois enfants.
* Un groom est propriétaire de son logement (sauf Bruno)
* La conversation d'un groom est principalement axée sur l'avantage de la mesure 6/8 par rapport à la 7/8.

On travaille beaucoup, comme d’habitude, mais Hervée conseille quelques temps de repos. Christine la soprano commence à avoir quelques baisses de tension.

Les partitions sont maintenant sues.

Le jeu commence.

Claude Acquart livre des casques wagnériens, Gilbert Meyer arrange des pantins, Marc installe des lumières, des gyrophares etc.

On défriche la dernière demie heure.

Filage du samedi 4 mai :

Durée 1 H 31.
Très brouillon, beaucoup de désordre, de pertes d’accessoires, de transitions ratées.

Et pourtant, la trame apparaît, celle du Monde qui va à sa chute, pour avoir tout basé sur l’unique recherche de l’or.

Le spectacle se déglingue peu à peu jusqu’au final.
Je ne pense pas que cela sera trop sage.
Mais bien sûr on privilégie quelques instants d’émotion.
Les nouveaux grooms, Jean Marie et Jean François sont très drôles et très vivants.
Pour Hervée et pour Jacques une œuvre est en train de naître, la musique est envoûtante, et surtout la manière de la recevoir, on est immergé dedans on baigne dedans, il y a de la sensualité.
Il reste une scène à trouver…

Reste à savoir si les metteurs en scène sont clairvoyants.

6 mai

Trouver la fin, c'est fondamental.La scène de la mort de Siegfried nous donne du fil à retordre. On reste dessus de 14 H à 19 H.
Le soir, on fait un filage technique afin de s'assurer de la traçabilité de tous les accessoires, et de la rapidité des charnières.
Hervée durçit le ton.
L'ambiance se dégrade.
La fatigue monte
Faut tenir...
La suite, répétition générale

 

Une des scènes où les pantins de Gilbert Meyer, jouent un rôle important. Hagen, et les gibiches.  
 

Répétition générale de la tétralogie à Haguenau
8 mai 2002

Répétition générale.
Environ 60 personnes.
C’est un peu un parcours de reconnaissance, un bon filage technique.
Mais on reste figé au sol.
Cela ne décolle quasiment jamais.
Chaque groom en est juste à l’assimilation de sa partition personnelle, et on a un rendu assez scolaire.
La présence du public est un peu envahissante, depuis un mois , la tente est notre palais, Et la voir envahie est un peu bizarre.
Il y a un écart entre les attentes du public et les objectifs des grooms. Le public attend la mise en boîte de Wagner, façon guignol, alors que les grooms cherchent la quintessence de Wagner d’où un léger divorce.

Tout est en place pour que le miracle ait lieu le soir de la première. suite, la première mondiale

 

Antoine Rosset-Wagner. Il a réalisé cet exploit de sortir la quintessence de la partition de la tétralogie sous forme de réduction pour 11 instrumentistes avec quelques dérapages dans le yddisch, un travail titanesque, qu'il faut saluer.  
 

9 mai 2002,la première de la tétralogie à Haguenau

Débriefing assez long à 11 H.
On sait que maintenant, c’est un problème d’intériorisation de toutes les commandes de chacun, un problème de ludisme et de prise de liberté, à part quelques menus détails d’entrées et de sortie et d’accessoires.
Aussi un problème d’énergie. Cette tétralogie est genre exploit sportif.
On présage un rodage de dix représentations environ.

17 H 30. 9 mai 2002 . Première mondiale de la tétralogie de quat’sous sous la halle du petit manège d’Haguenau.

Premier test de la tente remplie de monde.
On met 210 personnes dedans, et 40 à l’extérieur.
Public familial. Au moins une trentaine d’enfants d’où un garage à poussettes et à trottinettes. Je préviens les gens à l’entrée : 1 H 25, assis par terre, du Wagner, personne ne renonce. On doit tout de même prévoir une dizaine de chaises pour les septuagénaires.

Dès le début, on entend quelques sourires.
Ça augure bien.
Et de mieux mieux, , l’énergie est là, les grooms jouent, se donnent, s’arrachent. jean François avoue même que pendant un combat avec le dragon, il commençait à perdre connaissance.

La voix de Christine chatouille le ciel.

Je suis placé à l’entrée de la grotte , debout,

mais je sens tout de suite le miracle.

Hier " théâtralité zéro ". Et aujourd’hui , cela roule à fond.
C’est comme une machine à emporter les hommes dans un autre univers.
Les applaudissements s’ensuivent.

1 H 25

Il reste quelques retouches à faire.
Le cercle des wagnériens de Strasbourg est ravi.

Madame Tony du Barbican Center me glisse un " c’est magnifique " , la veille elle m’avait simplement dit froidement : " c’est ambitieux ".

Ouf, nous respirons.

 

la seconde représentation à Noisy

l'écroulement.  
 
Noisy le sec. Rencontres d’ici et d’ailleurs. 24 mai. Tétralogie.

22 H. Billetterie gratuite. A vue de nez, 300 personnes.
On se serre sous la tente.
C’est bourré, bourré, bourré.
Je n’y croyais plus à cet engouement, les gens sont là pour ça, et des pros, pas mal, des pros et des gens, des gens et des amis, des conjoints, des cousins, des papas.
Température : 14 ° C. Il a plu. L’après midi, les paquets d’eau s’écroulaient à l’intérieur, apocalyptique.
Les grooms sont bien prêts. Répétition musicale la veille, puis le jour même à 11 H, Tout le monde est confiant.

L’installation du public prend plus de vingt minutes. Quarante-cinq premières minutes très enlevées, drôles, légères,
mais les accidents arrivent les uns après les autres. Bruno se trompe encore dans son texte d’intronisation , la Walkyrie dérape musicalement, la chevauchée dans le chemin n’est pas folle du tout.
Or ce palier de folie " Walkyrie " si on ne le passe pas, tout le reste va en pâtir.
La machine se ralentit, Siegfried ne fait pas décoller, les gens commencent à avoir mal aux jambes, le temps est comme arrêté.
Pourtant chacun joue tout ce qu’il peut, mais l’intensité n’est plus là.
On n’entend pas ou à peine le " Siegfried court à sa perte" qui devrait être une phrase monstrueusement importante.
Diego, un des piliers du comique " grooms, n’est pas en super forme, or ce monument de burlesque et d’absurde qu’est la scène Gunther, Gutrune est un fiasco ce soir.
Même Antoine butte sur la description de l’action du crépuscule.
La machine s’enfonce.
Quant à la chute de la tente, censé figurer l’écroulement du Walalah, c’est carrément du démontage technique, chacun vaque à ses occupations, doucement et sans se presser, ils ont tous oublié que c’est l’écroulement de la maison des Dieux qui se joue là.

C’est la mise en folie de la machine , le dérèglement de la pièce, la chute dans l’abîme qui ne sont pas au rendez-vous.
Le public pardonne les fausses notes, mais pas l’ennui.

Le dicton " comme une deuxième" a encore frappé.

Soyons clairs : rien de grave.
Tous les spectacles sans exception connaissent cette phase de rodage.
Comparez la flûte d’Arcueil, et la flûte d’Aubagne. ( ça c’est pour les spécialistes des grooms). Entre les deux, c’est toute l’acquisition de la liberté et de la légèreté du jeu, qui implique une parfaite maîtrise de la partition.

La pire des injures que vous puissiez faire aux grooms, c’est de leur dire : " vous êtes bien trop sages ".

Pas d’inquiétude, les grooms auront à cœur de venger cet affront, et sans doute plus tôt que prévu.


Vu par Christophe Rappoport, deuxième trompette.

Les 12 premières tétralogies

Festival L’humour des notes (Haguenau, 67) : Bonne représentation avec une grosse énergie. Nous sommes morts de fatigue après 8 jours de répétitions harassantes (travail de 9h à 23h). Toni Racklin du Barbican Centre de Londres fait le voyage exprès pour nous voir. Nous sommes touchés. Très bon accueil de Daniel Chapelle du Relais Culturel de Haguenau.

Les rencontres d’ici et d’ailleurs (Noisy le sec, 93) : On a prévu un long raccord mais la pluie ne cesse de tomber toute la journée si bien qu’aucune répétition n’est possible dans le décor placé à l’extérieur. Le spectacle est encore très frais et beaucoup de professionnels sont là pour assister au spectacle (ce qui n’est pas pour nous décontracter). L’acoustique est très difficile. Très mauvaise représentation (la pire) : les gens sont trop serrés, la musique est mal interprétée et il n’y a pas d’énergie.
Nous n’osons plus sortir des loges à la fin du spectacle !

Festival 11 Paris(75) : public familial et décontracté, beau temps. Nous avons la possibilité de répéter la veille dans le décor. On reprend le moral et tout se passe assez bien malgré 2 accidents : une spectatrice se casse la clavicule et un autre fait un malaise…

Vlissingen Street Theatre Festival (Hollande) : représentation en anglais. A la fin du spectacle, des Hollandais viennent nous trouver et ne comprennent pas qu’on ne parle pas français car ils ne comprennent rien à notre anglais. On se dit que c’est la dernière fois. Notre anglais est décidément trop approximatif. Gros stress car un des chanteurs arrive 20 minutes avant le début du spectacle.

Les chemins de l’imaginaire (Terrasson la Villedieu, 24) : public très nombreux : 500 au lieu de 300 prévu sur la fiche technique. Beaucoup de gens ne voient rien et entendent peu. Nous sommes tout de même heureux car la musique progresse et les erreurs diminuent. Notre percussionniste se blesse au pied. Ce spectacle est décidément dangereux !

Festival Chalon dans la rue (71) : Très grande angoisse car tout va se jouer ici : si le spectacle ne démarre pas, il ne se vendra pas car toute la profession est là. Les journées sont longues : répétitions le matin puis parade l’après-midi et spectacle le soir. C’est beaucoup trop et on décide de ne plus faire de parade l’après-midi dans le futur car c’est bien trop fatigant. Cette parade constituera un nouveau spectacle que l’on nomme : " La baronnade " (les chanteurs cachés dans le public font office de " barons " et surprennent le public). Le spectacle commence à trouver son rythme malgré des représentations inégales : seule la dernière des 4 représentations nous satisfait pleinement. Les programmateurs commencent à s’intéresser à nous : tournées prévues en Australie, Nouvelle Zélande, Hong-Kong. On sent le bouche à oreille fonctionner, on se dit que ce spectacle a peut-être un avenir même si beaucoup disent préférer La Flûte en chantier (mais Mozart, c’est de la " pop-music " comparé au ténébreux Richard) à ce nouveau spectacle. La période de rodage n’est pas encore terminée. Public de rêve et super organisation.

Theater op de Markt (Belgique) : spectacle joué en français avec des phrases en flamand apprises par chacun d’entre nous. On distribue un programme résumant l’œuvre en flamand. Accueil formidable de l’équipe du festival. Comme à Chalon, nous avons du mal à trouver une régularité : certaines représentations sont moins bonnes que d’autres. Le public participe peu mais applaudit longuement pendant les saluts. Très bon contact avec le directeur de l’Opéra Royal de Wallonie qui veut acheter le spectacle à Liège pour au moins 15 représentations (ils montent La Tétralogie en entier). Un acheteur Coréen est lui aussi séduit. Nous garderons un excellent souvenir de Hasselt et de ses fêtes nocturnes.

 

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